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Etude sur les ruptures de contrat…

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Pour ceux qui veulent en savoir plus sur les causes de ruptures des contrats d’apprentissage, je vous invite à découvrir (en cliquant sur le lien) l’étude régionale réalisée en Franche-Comté par EFIGIP sur l’analyse des ruptures des contrats d’apprentissage et de professionnalisation. Ces travaux permettent de détecter les facteurs influençant ces fameuses ruptures. Très très intéressant !

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Je ne suis fort heureusement pas le seul : les ruptures de contrats d’apprentissage ne sont pas une fatalité

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Lu sur le blog de Catherine Belotti

La semaine dernière,  Nadine Morano, Ministre chargée de l’apprentissage et de la formation professionnelle, se rendait dans une PME de Normandie pour saluer le succès des « développeurs de l’apprentissage». Contribution des chambres de commerce et d’industrie au « Plan d’urgence pour l’emploi des jeunes » mis en place en 2009, la grosse centaine de ces développeurs agissant sur le territoire national ont la mission de valoriser l’apprentissage auprès des entreprises, d’expliquer le dispositif et de les accompagner. Au moment où le gouvernement réaffirme son objectif de 800 000 contrats  d’alternance en 2015  et fait de l’alternance la priorité numéro un pour agir sur l’emploi des jeunes, l’analyse que nous livre l’ACFCI sur les ruptures de contrats d’apprentissage est digne d’attention.

Sur 300.000 contrats d’apprentissage signés nationalement chaque année, 25% sont rompus, aussi bien à l’initiative des jeunes que des entreprises. L’analyse de l’AFCCI  se base sur une enquête menée auprès d’un échantillon de 809 entreprises et de 800 jeunes ayant signé un contrat d’apprentissage à la rentrée 2008/2009, représentatif du panorama national en matière de niveaux et de filières. Elle montre que  l’hôtellerie-restauration et le commerce sont les deux secteurs les plus touchés (avec respectivement 37% et 23% de rupture), alors que l’industrie (10%) et le bâtiment (7%) le sont beaucoup moins. Ces différences suggèrent que les horaires, les contextes de travail ou encore l’obligation faite aux apprentis  d’être rapidement opérationnels sont des facteurs d’explication à la rupture. 

Mais l’analyse souligne surtout les manques dans le dispositif d’orientation, de recrutement et de sélection des apprentis, la rencontre jeune-entreprise apparaissant,  dans l’étude,   « en bonne partie aléatoire » : La moitié des entreprises interrogées disent avoir recruté leur apprenti sur candidature spontanée et n’avoir  rencontré qu’un seul candidat.  Une grande majorité des jeunes (71%) « n’ont pas été informés et orientés pour choisir le voie de l’apprentissage comme une filière de formation à part entière ». S’agissant des causes de ruptures, 45% des entreprises nomment l’erreur d’orientation et seulement 20% des problèmes personnels de l’apprenti. 37% des jeunes désignent de leur côté   les problèmes relationnels et d’adaptation et 25% une erreur d’orientation.

Une étude qui arrive à point nommé donc,  si l’on considère qu’après un échec, 62% des entreprises renoncent définitivement (23%) ou provisoirement (39%) à embaucher un apprenti. Car si l’alternance, et l’apprentissage en particulier, représentent  aux yeux de beaucoup et certainement à juste titre,  la bonne solution pour résoudre à la fois nos problèmes d’éducation, de formation et d’emploi, il n’en faudra pas moins beaucoup d’inventivité, de travail  et de compétences collaboratives  sur les territoires pour transformer l’injonction en réalité.

Pour réussir ce challenge de  l’apprentissage, il faut agir en amont des parcours – au niveau de l’orientation et par la mise en place de dispositifs de (pré)recrutement –  et sur l’accompagnement des jeunes et des entreprises.  Pour sécuriser  les parcours mais aussi … pour préserver l’égalité des chances de tous les jeunes et le rôle de tremplin à l’insertion des jeunes les moins favorisés que l’alternance a longtemps eu.  Les acteurs locaux qui agissent aujourd’hui auprès des jeunes et des entreprises – missions locales, CCI, CMA, etc… – sont conscients de ces enjeux et ont commencé à se mobiliser ensemble pour penser et réfléchir à de tels dispositifs. J’aurai l’occasion de vous en reparler.

Un sujet capital : les ruptures de contrat

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Lu sur le blog de Michel Abherve

Michel Abherve, sur son blog, fait état d’une enquête très intéressante réalisée en Franche-Comté sur les causes des ruptures des contrats d’apprentissage et de professionnalisation.

Combien de fois faudra-t-il répéter, combien de générations de jeunes faudra-t-il sacrifier pour que les décideurs (tant au niveau de l’Etat que des Régions !) comprennent la nécessité de préparer la signature d’un contrat d’apprentissage durant une période suffisamment longue !

Il n’est pas possible de continuer à envoyer des jeunes (surtout pour les 15/18 ans) dans les entreprises sans un accompagnement et une préparation de qualité. Ce n’est ni bon pour les jeunes, ni bon pour les entreprises, ni bon pour les statistiques concernant l’apprentissage. Des propositions existent. Voir ci-dessous la position des Maisons familiales rurales…

Lire la position des Maisons familiales rurales sur ce sujet

L’alternance : un processus de rupture

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Pour construire sur des bases solides, il faut souvent déconstruire. En éducation, il faut surprendre, déstabiliser, plonger l’apprenant dans des situations inédites. A part l’interrogation surprise -qui est rarement une surprise d’ailleurs- l’enfant, l’adolescent ou l’étudiant ne vit aucune nouveauté dans l’univers scolaire ? Aucune.

La salle de classe permet peu de rupture. Il y a trop de régularité dans le système d’éducation classique. Pour les élèves, rien ne vient déranger l’ordonnance bien huilée des rythmes scolaires. Il n’y a pas de rythmes au pluriel. Il y a un rythme scolaire, toujours le même : le cours, le cours, toujours le cours. Quelquefois, pour les plus chanceux, une classe verte ou un voyage d’étude vient rompre la monotonie du système.

A l’école, la situation de l’élève est particulière : il est en permanence dans un processus d’obligation, obligé à se soumettre à un cadre matériel différent de son lieu de vie et à des règles « strictes » (s’asseoir toute une journée au même endroit, rester immobile, se taire…). Il est, du matin au soir, dans un état d’écolier totalement différent de sa situation d’enfant ou adolescent, sans la possibilité d’en sortir. Il est en situation de dépendance.

La classe n’est pas la vraie vie.

La situation d’un alternant est tout autre. Sa vie extra-scolaire est d’une grande richesse.La rupture provoquée par l’alternance permet de sortir du monde protégé de la famille et de l’école pour plonger dans le monde du travail, permet de se confronter à des adultes, d’ être considéré comme un acteur qui apporte sa pierre à la construction d’une tâche et plus globalement du monde, apprend à se lever le matin pour s’intégrer dans la société… On est à mille lieux de l’école.  Est-ce suffisant pour que l’alternance soit un réel processus éducatif ? Bien évidemment non ! Pour être pleinement efficace, rupture doit se conjuguer avec continuité, immersion doit se conjuguer avec distanciation.

 Mais ceci est une autre histoire !

Les 6 principaux paradoxes de la formation par alternance

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A mon sens, il existe six paradoxes principaux qui sont à gérer dans une formation alternée de qualité :

1. Le paradoxe de la production et de la formation. 

2. Le paradoxe de la rupture et de la continuité.

3. Le paradoxe du travail manuel et du travail intellectuel.

 4. Le paradoxe de la formation professionnelle, de la formation générale et de l’éducation culturelle.

 5. Le paradoxe du projet personnel et de l’engagement citoyen.

 6. Le paradoxe du conservatisme et de la transformation.

J’y reviendrai dans un prochain billet car ces paradoxes demandent des explications.