Archives de Tag: Jean-Marc Ayrault

Installation du Conseil national Education Economie : consolider la confiance entre l’école et l’entreprise

Par défaut

Jean-Marc Ayrault, Premier ministre, et Vincent Peillon, ministre de l’Education nationale, ont installé ce matin le Conseil national Education Economie.

Présidé par Jean-Cyril Spinetta, le Conseil comprend 26 membres et a pour objectif d’être une instance de dialogue et de prospective pour mieux articuler les enjeux éducatifs et les enjeux économiques.

Nous n’atteindrons pas les objectifs que nous nous sommes fixés sans donner à l’enseignement professionnel toute la place qui lui revient

Par défaut

Extraits du discours de Jean-Marc Ayrault, Premier ministre, au Lycée professionnel Gaudier Brzeska Saint-Jean-de-Braye dans le Loiret, lundi 2 septembre 2013

(…) Dans cet établissement, qu’on peut qualifier de pionnier, j’ai choisi de faire la pré-rentrée avec les professeurs. C’est vrai que l’on aurait pu imaginer que je me rende dans une école primaire qui est la priorité du grand chantier de la refondation de l’école. J’aurai pu aussi visiter un collège, un lycée, mais j’ai choisi avec mes collègues du gouvernement, ce lycée. Ce lycée Gaudier-Brzeska. Chacun le sait, c’est là qu’on forme aux métiers. Et cette question est pourtant essentielle pour notre pays, mais on n’est pas toujours suffisamment conscients de l’importance de ce que vous faites pour la jeunesse de notre pays.

Et en venant vous voir c’est l’occasion pour moi d’adresser un message d’abord aux enseignants des établissements de formation aux métiers. Un message, comme nous le disions ensemble avec Vincent Peillon, un message de confiance.

(…) Nous n’atteindrons pas les objectifs que nous nous sommes fixés sans donner à l’enseignement professionnel toute la place qui lui revient. Trop longtemps dans notre pays de longues cultures, seul l’enseignement général a eu droit de cité, et trop longtemps l’enseignement professionnel a été perçu voire pratiqué comme un choix par défaut. D’ailleurs les familles vivaient mal l’orientation de leurs enfants. Ils disaient : « ah bon mais c’est un échec ». Eh bien non ce n’est pas un échec et c’est une chance, et ce que j’ai vu ce matin n’a fait que me convaincre encore davantage. Parce que cette image négative, parfois péjorative, il faut la renvoyer définitivement au passé. Elle ne correspond plus du tout à la réalité. Et il est important de faire passer ce message à ceux qui en doutent encore, que l’enseignement professionnel est de tous nos enseignements celui qui a connu ces vingt-cinq dernières années la mutation la plus profonde. Le lycée d’enseignement professionnel des années 60-70 ce n’est plus qu’un souvenir, lui qui accueillait des classes conduisant au mieux au CAP, voire au BEP. Aujourd’hui devenu un véritable lycée professionnel ouvrant sur de véritables parcours de réussite, c’est lui qu’il faut promouvoir et saluer.

Je pense par exemple à la formidable contribution au baccalauréat professionnel. Cette formation qui est une invention, il y a maintenant vingt-cinq ans voulue par un autre gouvernement de gauche, et qui a permis à la France de se rapprocher de l’objectif de 80 % d’une classe d’âge au niveau du bac, ce sont les lycées professionnels qui l’ont permis et le bac professionnel a été un acquis essentiel. Mais en visitant votre établissement trop brièvement, malgré tout je me suis fait cette impression que vous, vous allez encore plus loin. Vous vous êtes approprié la notion de lycée des métiers, vous préfigurez déjà le campus des métiers des qualifications que Vincent Peillon veut promouvoir et labéliser prochainement qui ouvre au-delà du bac – puisque vous allez jusqu’au BTS – et à la licence professionnelle. C’est dans cette direction que nous voulons avancer. Et le ministre de l’Education nationale et moi-même avons été impressionnés par ce que vous avez pu faire de cet établissement.(…)

La force de vos métiers, c’est de conjuguer une longue tradition de savoir-faire, et en même temps un profond besoin de renouvellement de technologies. (…)

Ici, vous avez su instiller de la souplesse dans votre organisation, grâce aux passerelles possibles vers le CAP, mais aussi du CAP au BAC Pro, du BAC Pro au BTS, du BTS à la Licence professionnelle. Là encore notre ambition est bien d’offrir à l’enseignement professionnel des parcours comparables, en durée et en excellence à ceux des autres voies.  C’est un enjeu considérable. Je l’ai dit il y a quelques jours devant les recteurs, et les rectrices, mais aussi les inspecteurs d’Académie, les secrétaires généraux des Académies, que je recevais à Matignon. (…)

Mais il y a aussi ce dialogue que j’évoquais avec les branches professionnelles, les entreprises, et c’est essentiel. J’ai posé la question tout à l’heure aux enseignants, comment ça se passe ? Il y a sûrement des progrès à faire, que l’offre de stage, l’offre en alternance soit plus importante, et donc ça passe par le dialogue : dialogue auquel les régions apportent un concours particulier. Mais à l’échelle nationale, j’installerai prochainement le Conseil national « éducation-économie » qui consistera en une sphère d’échange particulièrement utile, permettant aux entreprises, à leurs organisations professionnelles de mieux comprendre les enjeux du système éducatif, de contribuer positivement à son amélioration et d’en bénéficier elle-même.

C’est donc dans ce dialogue rénové et en lien avec les professionnels du secteur que nous saurons dépasser les oppositions stériles et trouver les moyens d’aller en avant au service de la jeunesse.

(…) Je vous souhaite une bonne rentrée et une bonne année scolaire.

Article complet consultable sur le site de Matignon.

Nous voulons développer l’apprentissage

Par défaut

Extraits du discours de Jean-Marc Ayrault, Premier ministre, lors de la réunion du Conseil national des missions locales, le 26 avril 2013.

 » Le Président de la République s’était fixé comme objectif de diviser par deux le nombre des 140 000 décrocheurs, qui quittent chaque année le système scolaire sans qualification. Plus de 40% d’entre eux se retrouvent à brève échéance au chômage. Je me félicite qu’en l’espace de trois mois, nous ayons « raccroché » et ramené dans le système scolaire près de 9 000 jeunes, soit autant que sur la totalité de l’année 2012.

J’installerai en juin un conseil national éducation-entreprise qui nous permettra de mieux travailler sur l’offre de formation, notamment l’apprentissage, que nous voulons développer. »

47 mesures prises suite au Comité interministériel de la Jeunesse

Par défaut

Le Comité Interministériel de la Jeunesse (CIJ) s’est réuni le jeudi 21 février sous la présidence du Premier ministre Jean-Marc Ayrault. Il a conduit à l’adoption de 47 mesures concrètes en faveur des jeunes.

Extraits relatifs à l’alternance :

Mesure  20 : Réduire le taux de rupture des contrats d’apprentissage pour les jeunes les plus fragiles. Le taux de rupture des contrats d’apprentissage est d’autant plus élevé que le niveau de formation initiale du jeune est faible et que la taille de l’entreprise est petite. À cet égard, le risque d’un faible niveau de formation initiale est plus prégnant pour les jeunes qui cumulent certaines caractéristiques comme un handicap ou une résidence en quartier couvert par la politique de la ville. Il convient donc d’agir pour limiter les taux de rupture en s’attachant prioritairement aux jeunes les moins formés qui se trouvent être majoritairement embauchés en contrat d’apprentissage dans des entreprises de petite taille. Dans le cadre du compte d’affectation spéciale du Fonds national de développement et de modernisation de l’apprentissage, un montant de 2 M€ a été alloué en loi de finances initiale 2013 pour mener des expérimentations centrées sur le principe de l’accompagnement et du soutien du jeune mais aussi de son employeur, cet accompagnement étant assuré par une personne externe à l’entreprise et au centre de formation des apprentis. Les DIRECCTE (Directions régionales des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi) ont été sollicitées pour présenter, en lien avec les conseils régionaux, des projets éligibles dans ce cadre. En particulier, des projets faisant participer des entreprises adaptées et des jeunes en situation de handicap seront proposés.

Mesure 21. Encadrer le recours excessif aux stages et améliorer le statut des stagiaires. Le ministère du Travail, de l’Emploi, de la Formation professionnelle et du Dialogue social travaillera, en concertation avec le ministère chargé de l’Enseignement supérieur et les partenaires sociaux, à la préparation d’un texte dans le courant de l’année 2013, visant à mieux encadrer le recours aux stages et à améliorer le statut des stagiaires.

Pour lire le rapport…

 

Jean-Marc Ayrault, Premier ministre, veut favoriser l’accès à l’enseignement supérieur des bacs techno et pro

Par défaut

« Si l’on veut encourager les jeunes à entrer dans une filière de formation technologique ou professionnelle autrement que par défaut, il est temps de donner un sens concret à nos discours sur l’égale dignité des bacheliers. »
Ouverture des Assises de l’Enseignement supérieur au Collège de France lundi 26 novembre 2012

Renforcer les liens entre les universités, les grandes écoles, les laboratoires de recherche et les entreprises

Par défaut

Déclaration de politique générale, Jean-Marc Ayrault, Premier ministre, Assemblée nationale, 3 juillet 2012
« Il nous faudra renforcer les liens entre les universités, les grandes écoles, les laboratoires de recherche et les entreprises pour que les études supérieures débouchent sur une insertion professionnelle. »