Archives de Tag: formation professionnelle

En plein contexte de réforme, la formation professionnelle est de nouveau la grande absente du gouvernement

Par défaut

Tribune de Godefroy Picart publiée le 11 avril 2014 dans Le cercle des Echos

LE CERCLE. François Rebsamen remplace Michel Sapin au ministère du Travail, de l’Emploi… et du Dialogue social. La formation professionnelle n’a donc plus sa place dans le gouvernement Valls, alors que démarre le chantier d’élaboration des 34 décrets d’application de la réforme du 5 mars et que s’éloigne l’objectif de 500 000 apprentis en 2017. Quelles sont les ambitions réelles de l’exécutif sur ces sujets ?
Pour lire l’article…

Publicités

Les parcours des élèves de la voie professionnelle, évolutions depuis la mise en œuvre de la rénovation et nouveaux enjeux

Par défaut

Rapport de décembre 2013
Jean-François CUISINIER, Martine CARAGLIO, Bénédicte DURAND, Annie GALICHER, Martine SAGUET, Inspecteurs généraux de l’administration de l’éducation nationale et de la recherche
La voie professionnelle s’affirme incontestablement comme une voie de la réussite pour beaucoup de ses élèves. La génération de la rénovation de la voie professionnelle accède en plus grand nombre au baccalauréat professionnel ainsi qu’au CAP, dont le rôle est particulièrement important pour les élèves les plus fragiles. Les sorties précoces sans diplôme au cours du nouveau cycle du bac professionnel tendent à diminuer. L’augmentation de la demande de poursuite d’étude vers l’enseignement supérieur elle-même témoigne d’un relèvement des ambitions qui doit être porté au crédit des équipes pédagogiques. La logique de parcours plus personnalisés, plus réversibles, se met en place progressivement au sein de la voie pro (cycle CAP / bac pro en quatre ans), plus difficilement entre les voies de formation (passage de la seconde GT en première pro).

Mais, malgré ces indéniables réussites, les sorties en cours de formation restent importantes au sein du cycle du bac professionnel (avec au mieux une sortie avec une certification intermédiaire en première). Et surtout l’augmentation du nombre de bacheliers ne doit pas masquer la baisse importante du taux de réussite à l’examen par rapport à la période antérieure à la réforme.

De plus le parcours des élèves engagés en CAP reste très fragile. La « somme » des élèves sortant chaque année sans diplôme de la voie professionnelle en cours de formation ou susceptibles de le faire après un échec à l’examen du CAP ou du bac professionnel demeure très élevée (de l’ordre de 100 000). Même s’il faut prendre les données sur les sorties avec beaucoup de prudence, l’ordre de grandeur reste très préoccupant, surtout si on le croise avec les données disponibles par ailleurs sur les sorties du système éducatif sans diplôme.
De ce fait, un fossé encore plus grand risque de se creuser entre les élèves qui plus nombreux accèdent désormais au bac professionnel (voire à un BTS) et les élèves qui continuent de sortir sans aucun diplôme. Ces questions se posent en outre avec une acuité encore plus grande dans certains territoires, les écarts de parcours des élèves sont en effet considérables entre les académies observées.(…)

Le rapport préconise de fixer au niveau national et académique quelques objectifs prioritaires centrés sur l’amélioration de la réussite des élèves et la réduction des sorties en cours de formation tout au long de leur parcours :

  • rapprocher le taux de réussite au baccalauréat professionnel de son niveau antérieur à la réforme ;
  • lutter contre l’érosion en cours de formation au CAP ;
  • réguler et accompagner l’accueil des bacheliers professionnels pour réduire l’échec en STS ;
  • réduire les écarts entre les académies ;

Il recommande d’impulser et accompagner au niveau académique la construction de parcours plus personnalisés et plus diversifiés :

  • poursuivre le développement du parcours CAP / baccalauréat professionnel ;
  • concevoir les passages entre voie professionnelle et voie technologique selon une véritable logique de parcours ;
  • favoriser la complémentarité et les parcours mixtes avec l’apprentissage ;
  • accompagner et sécuriser les parcours des bacheliers professionnels accueillis dans des formations autres que les STS ;

Il propose enfin de conduire au niveau national une réflexion avec les branches professionnelles sur l’articulation entre les nouveaux parcours de formation et les évolutions de l’insertion professionnelle.

Pour accéder au rapport…

Projet de loi relatif à la formation professionnelle, exposé des motifs concernant l’apprentissage

Par défaut

Projet de loi relatif à la formation professionnelle, à l’emploi et à la démocratie sociale

Exposé des motifs concernant l’apprentissage

Le deuxième chapitre du titre I comprend également cinq articles, relatifs à l’emploi et notamment à la réforme de l’apprentissage.

Le Pacte national pour la croissance, la compétitivité et l’emploi a fixé l’objectif de faire progresser le nombre d’apprentis de 435 000 aujourd’hui à 500 000 en 2017.
Le Gouvernement a lancé une large concertation relative à l’apprentissage sur la base d’une feuille de route construite à partir des conclusions de la dernière grande conférence sociale. Elle a permis de recueillir les points de vue de plus de 30 organisations (partenaires sociaux, régions, chambres consulaires, branches professionnelles, réseaux de l’enseignement supérieur…) sur la base d’un document de cadrage.
Il en est résulté une réforme de la taxe d’apprentissage, votée en loi de finances rectificative pour 2013, destinée à orienter une part croissante de cette taxe vers l’apprentissage lui-même, et à accompagner financièrement le développement quantitatif et qualitatif de l’apprentissage. Après la décision du Conseil constitutionnel sur la loi de finances rectificative pour 2013, une partie de cette réforme de la taxe d’apprentissage sera reprise et précisée pour permettre son entrée en vigueur au 1er janvier 2015.

Le présent projet de loi comporte en complément les dispositions législatives suivantes.

L’article 6 vise à dynamiser les politiques d’apprentissage en élargissant les compétences de la région, en cohérence avec son rôle renforcé dans les circuits financiers de l’apprentissage. La région doit disposer d’outils de pilotage plus nombreux afin de pouvoir mettre en place une politique de l’apprentissage correspondant aux besoins du territoire régional. Lire la suite

La négociation de la formation professionnelle, une occasion de reconnaissance des coopérations écoles-entreprises pour l’emploi des jeunes

Par défaut

Je viens de recevoir un article de Bruno Racine que je trouve très intéressant et que vous trouverez ci-dessous…

Article de Bruno RACINE, consultant, animateur de réseaux de développement territorial, membre du réseau CohesioNet (Sciences Po – DATAR), intervenant auprès de l’INSET de Nancy et du CNFPT

Le Président de la République a mis l’accent dans la lutte prioritaire pour faire reculer le chômage sur la négociation de la réforme de la formation professionnelle. Dans ce contexte de négociations pour l’emploi entre partenaires sociaux, il a récemment souligné l’intérêt des coopérations Écoles Entreprises pour favoriser l’accès à l’emploi des jeunes. C’est en effet un moyen supplémentaire de découverte de la vie active, d’alterner des formes de connaissances théoriques et d’autres plus pratiques, de découvrir des métiers… Au travers du développement des relations écoles entreprises, se construit la continuité du parcours du jeune depuis l’école et les études vers le monde économique et l’emploi. Ce qui peut aussi faciliter l’amélioration de l’orientation professionnelle. En développant la voie de l’alternance sous statut scolaire, et en la reconnaissant comme une voie contribuant à la pré-qualification et préparant à l’entrée dans l’emploi, cette négociation nationale interprofessionnelle est une occasion d’ouvrir de nouvelles voies d’accès à l’emploi pour les jeunes encore en voie de scolarisation ou en cours d’études dans l’enseignement professionnel et technologique. Une opportunité à ne pas manquer dans la crise qui touche en particulier les jeunes. Nous souhaitons ici apporter des éléments d’argumentation, à destination des partenaires de cette négociation nationale, afin de permettre la reconnaissance, par l’accord et/ou par la loi, de ces démarches Écoles Entreprises. Puis de renvoyer le développement  des dispositifs de coopérations à différents niveaux à des accords ultérieurs entre les partenaires du monde de l’entreprise et de l’Éducation nationale, au niveau national et régional.

1- Pour une école inclusive, qui prépare les jeunes, selon leur niveau, à la vie active

Une école inclusive, c’est une école qui lutte contre l’exclusion, et donc notamment une école qui prépare au mieux, selon le niveau scolaire et de leurs études, les jeunes à aborder le monde de la vie active, au-delà de l’école, le monde professionnel. Les coopérations Écoles Entreprises sont un des moyens qui favorise auprès des jeunes, avec l’aide de leurs professeurs, leur connaissance de l’entreprise et des métiers, qui facilite ainsi leur orientation, éventuellement leur choix de l’alternance professionnelle, et en définitive leur recherche d’emploi et leur emploi, grâce à une plus grande employabilité.

2- Des démarches Écoles Entreprises à tous les niveaux

Dans une approche pédagogique d’une école ouverte sur le monde et la société, source de savoirs, la démarche école-entreprise existe déjà en de multiples endroits : découverte de métiers dans les petites classes  par des visites par exemple d’un artisan boulanger ou de leur environnement ; puis au collège avec les stages découvertes, avec des limites que l’on connaît, mais qui offre, avec l’aide d’enseignants et de personnes de l’entreprise, la capacité d’aider à l’orientation professionnelle en fin de collège. Au lycée professionnel, avec le statut d’alternance sous statut scolaire, ou dans un CFA, avec les contrats d’apprentissage, la possibilité de stages professionnels en entreprise s’étend, y compris en lycée technologique. Dans les classes de BTS, et dans les IUT, de véritables coopérations écoles entreprises sur des projets industriels ou tertiaires, font partie dans nombre de cas des cursus étudiants. Au-delà, dans les écoles d’ingénieurs ou de commerce, les stages en alternance professionnelle s’allongent et sont inscrits dans les cursus pour l’acquisition du diplôme. La voie de l’apprentissage se développe d’ailleurs pour l’acquisition des diplômes d’ingénieurs, sans oublier les études doctorales avec les possibilités de CIFRE par exemple.

3- Une démarche qui demande à être organisée entre partenaires éducatifs et professionnels

Nombre d’Universités ou de Grandes écoles disposent maintenant de services affectés à ces coopérations Écoles Entreprises. L’organisation de l’apprentissage dans les CFA existe avec l’appui des Régions, et est réglée par des textes. Par contre, la voie de l’alternance sous statut scolaire nécessite des formes d’organisation partenariale nouvelles pour être plus efficace en termes de formation et de préparation à la qualification. Formes d’organisation partenariale qui demandent à être encadrées, aux termes d’accords entre les représentants de l’Éducation nationale et les représentants des employeurs, avec l’appui des Régions et des académies. A titre d’exemple, l’Inspection académique du Val d’Oise avait mis en place une structure paritaire, sous forme associative Écoles Entreprises 95, pour organiser ces relations Écoles Entreprises depuis le collège jusqu’au lycée et aux BTS. Cette association était pilotée par 6 à 8 représentants des fonctions concernées de l’inspection académique et autant de représentants des fédérations professionnelles du département, avec un appui du Conseil général. Une plate-forme Écoles Entreprises, utilisant un outil Internet réalisé par l’EISTI – une école d’ingénieurs du 95 – à partir d’un appel à projet de la DRIRE- avait été conçue en 2000 pour faciliter l’organisation des stages, et mis en œuvre avec les établissements EPLE et les fédérations professionnelles. Cette plate-forme avait été reprise par l’académie de Versailles et pilotée avec les IPE, Ingénieurs pour l’école, mis à disposition par des grandes entreprises.

4- Une démarche de qualification qui a sa place dans la négociation de la réforme de la formation professionnelle

Le Président de la République a souligné, en lançant la négociation de la réforme de la formation professionnelle, l’intérêt de telles démarches de coopérations Écoles Entreprises pour renforcer l’accès à l’emploi des jeunes. Ces démarches dans les lycées professionnels et technologiques sont en effet une voie de préparation à la qualification pour les jeunes en cours de scolarisation, une voie de construction de l’employabilité, et donc une voie à privilégier pour l’accès à l’emploi. Cet accès se fait déjà par la voie de l’apprentissage, dont il s’agit d’assurer un développement quantitatif et qualitatif en recherchant une plus grande efficience des dispositifs juridiques actuels. Le contrat de professionnalisation est également une autre voie d’accès à l’emploi pour les jeunes hors scolarité, dont il faut d’ailleurs enrichir les dispositifs de formation y conduisant, en les rapprochant des branches professionnelles pour construire l’employabilité préalable de ces jeunes. Ainsi, comme l’a noté Jean-Marie Luttringer dans sa chronique  du 15 juillet 2013, l’alternance sous statut scolaire constitue la troisième voie d’accès à la qualification pour les jeunes encore en scolarisation. Les démarches de coopérations Écoles Entreprises dans l’enseignement professionnel et technologique constituent bien ainsi une troisième voie d’accès à la qualification, par l’alternance  sous statut scolaire, que la négociation de la réforme de la formation professionnelle doit prendre en compte, reconnaître et développer, sous forme de préparation à la qualification, dans ses différentes acceptions.

5- Le contexte de la réforme de la formation professionnelle (Rappel du contexte du point de vue de cette troisième voie d’accès à la qualification)

Le document d’orientation de la négociation  indique (c’est nous qui soulignons) : « Trois domaines auront à être abordés dans le cadre de la négociation (l’amélioration de l’orientation professionnelle et un meilleur accès à la formation professionnelle, notamment pour celles et ceux qui sont les plus exposés – dont les jeunes sans qualification ; l’investissement dans la formation professionnelle comme un levier de compétitivité au sein de l’entreprise ; une gouvernance des politiques de formation professionnelle plus simple et plus efficace, garante d’un véritable accès pour tous à la formation tout au long de la vie et de la continuité des parcours). Ces trois domaines auront à être abordés dans le cadre de la négociation – les partenaires sociaux ayant naturellement la liberté d’élargir ces domaines ».

Notre proposition relative aux coopérations Écoles Entreprises comme troisième voie d’accès à la qualification pourrait s’inscrire selon les deux titres suivants (2 et 3) du document d’orientation de la négociation :

« 2. Faire de la formation professionnelle un investissement de compétitivité au sein de l’entreprise.  La négociation qui s’engage devrait permettre :

• plus généralement de préciser comment le dialogue social, à ses différents niveaux, peut contribuer à une meilleure mobilisation des différents dispositifs concourant à la formation des salariés » Le dialogue social dont il est question ici devrait être étendu et entendu au sens du dialogue social territorial, et les dispositifs en question devraient être étendus à ceux mis en place par et avec d’autres partenaires sur les territoires. (Cf. le point 3 du présent texte, et le point 3 suivant du document d’orientation de la négociation).

De même la proposition devrait aussi trouver sa place en rapport avec le point 3 du document d’orientation :

« 3. Contribuer à une gouvernance des politiques de formation professionnelle plus simple et plus efficace. Dans cette optique la négociation qui s’engage devrait permettre :

• de conforter la gouvernance nationale et régionale des organisations syndicales et patronales représentatives au niveau national et interprofessionnel sur le champ de l’emploi, de l’orientation et de la formation professionnelles, de l’alternance ;

• de définir les voies et moyens pour ces organisations de contribuer, dans le respect de l’autonomie propre à chacune, à la construction et à la mise en œuvre d’une stratégie régionale et concertée en matière d’orientation professionnelle, de développement de l’alternance et de formation professionnelle des salariés comme des demandeurs d’emploi ; »

Il apparaît ainsi clairement que cette troisième forme d’accès à la qualification et de préparation à l’emploi, que représentent les coopérations Écoles Entreprises, doivent trouver leur place dans les champs de la négociation (soulignés par nos soins) d’une part ; mais aussi dans les stratégies régionales et concertées en matière d’orientation et de formation professionnelle, de développement de l’alternance, pour les jeunes encore en voie de scolarisation.

6- L’objectif dans la négociation de faire reconnaître la démarche de pré-qualification Écoles Entreprises : le contexte et les interlocuteurs à rechercher pour cela

Il  s’agit d’essayer d’introduire dans le texte d’un éventuel accord, ou dans le projet de loi qui sortira de la négociation, la reconnaissance des coopérations Écoles Entreprises comme un dispositif facilitateur d’orientation et de formation, mais aussi d’alternance professionnelles pour les jeunes en cours de scolarité, notamment dans les voies professionnelle et technologique Cet aspect de la négociation pourrait être placé lorsque les partenaires aborderont spécifiquement la question de favoriser l’accès à l’emploi des jeunes. Dans ce cadre la question des coopérations Écoles Entreprises aura tout à fait sa place, concernant un moyen de l’ouverture des jeunes à la vie active, un moyen de la découverte du monde professionnel et de la préparation des jeunes scolarisés à l’accès à des métiers et à l’emploi, y compris celui de favoriser l’esprit d’entreprendre (quel qu’en soit l’objet), voire celui de la création d’entreprise. Bien que la réforme vise à s’ouvrir sur la gouvernance nationale et régionale du champ de l’emploi, de l’orientation et de la formation professionnelles, de l’alternance, la négociation de la formation professionnelle, menée par les partenaires sociaux est principalement centrée sur les acteurs de l’entreprise. La prise en compte de ces démarches Écoles Entreprises nécessite de rechercher des interlocuteurs à même d’ouvrir les champs de la négociation auprès des partenaires sociaux (côtés employeurs et salariés) participants à cette négociation nationale interprofessionnelle. Ce sont à ces interlocuteurs et aux acteurs de la négociation que nous nous adressons ici. Notons parmi ceux-ci, les représentants :

• côté Premier Ministre

• côté Ministère de l’Éducation nationale et côté employeurs

• côté Ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche et côté employeurs •

côté Ministère du Travail, de l’Emploi, de la Formation professionnelle et du Dialogue social

• côté Partenaires sociaux (salariés et patronaux) et OPCA

• côté Régions

• côté Académies

• côté Chambres consulaires

Les acteurs moteurs de ces démarches écoles entreprises, aux différents niveaux de la scolarité et des études, sont également directement concernés, depuis le collège, les CFA, les lycées professionnels et technologiques, les classes post bac d’enseignement supérieur des lycées (BTS) et des universités (IUT), les formations d’enseignement supérieur (écoles d’ingénieur, de commerce, et universités), les formations doctorales.

7- Les points spécifiques à considérer dans la négociation

L’objectif souhaité est d’obtenir une reconnaissance, dans un éventuel accord et/ou par la loi, de l’utilité sociale des coopérations Écoles Entreprises comme un moyen pour faciliter l’orientation, la formation, ainsi que l’alternance et la pré-qualification professionnelles pour les jeunes en cours de scolarité, notamment dans les voies professionnelle et technologique. C’est d’ouvrir une nouvelle porte d’accès à la pré-qualification et à l’emploi en France. Il importe dès lors de concrétiser l’objectif visé aux différents stades des études des jeunes.  La participation des régions et territoires dans ces démarches est aussi à solliciter  dans ces négociations. De même, la question du financement de ces démarches partenariales et territoriales devrait être évoquée à ce stade. Néanmoins, si un tel acquis était obtenu, il conviendrait alors, d’en renvoyer l’application par la loi, et l’extension de ce qui existe déjà qui repose encore pour beaucoup sur la bonne volonté des acteurs, à des accords ultérieurs entre partenaires du monde éducatif et du monde professionnel, au niveau national, régional et académique.

Lire l’article sur http://www.educavox.fr/actualite/article/negociation-de-la-formation

L’avenir de l’alternance dans le supérieur dépendra des choix du gouvernement

Par défaut

L’avenir de l’alternance dans le supérieur dépendra des choix du gouvernement en matière de formation professionnelle, article publié sur le site http://www.afij.org du 22 août 2013 par Aurélie TRICOT

Gilles Roussel, président de l’université Paris-Est Marne-la-Vallée, et président de la commission de la formation et de l’insertion professionnelle de la CPU déclare : « Nous nous inquiétons tous d’une possible baisse des financements de l’apprentissage dans le supérieur, car cela risque de freiner le développement de l’alternance et va à l’encontre de l’objectif fixé par la ministre de l’Enseignement supérieur, Geneviève FIORASO, de doubler le nombre d’alternants d’ici à 2017. » (Entretien avec l’AEF).

L’objectif de doubler le nombre d’alternants dans le supérieur d’ici à 2017 se heurte semble-t-il à la volonté du Ministère en charge de l’emploi de recentrer les contrats d’alternance sur les seuls jeunes infra bac.

Par ailleurs, le financement de l’alternance fait l’objet de plusieurs débats en amont de la future loi consacrée à la formation professionnelle. La place de l’alternance dans les formations universitaires est l’objet de l’un de ces débats. Les universités ne sont pas collecteurs de la taxe d’apprentissage mais seulement formateur. Elles pourraient envisager de devenir des organismes collecteurs de la taxe d’apprentissage.

L’engagement actuel en faveur du développement des formations en alternance varie beaucoup selon les universités. Son évolution va dépendre des choix nationaux qui vont être fait.

Pour accéder à l’article…

La formation professionnelle en France : et si on en parlait ?

Par défaut

Article d’Eric Charbonnier du 2 mai 2013 sur le blog du Monde

(…) Certes, ces objectifs sont louables et surement la clé du succès de la refondation de l’école mais il est tout de même inquiétant que l’on en ait quasiment oublié que la réussite de certains pays passait également par une formation professionnelle de qualité qui prépare les jeunes au monde du travail et permette également aux adultes d’améliorer leurs compétences en cours d’emploi.(…)

Pour lire l’article…

 

Moins d’argent pour l’alternance ?

Par défaut

Dans une lettre en date du 4 mars, les ministres des Finances et de l’Emploi ont chargé l’Inspection générale des finances et l’Inspection générale des affaires sociales d’évaluer le système des aides versées en faveur de l’apprentissage et des contrats de professionnalisation.

On peut y lire, extraits :

« Les travaux d’évaluation doivent contribuer au respect de la trajectoire de redressement de nos finances publiques prévue dans la loi de programmation du 31 décembre 2012. A ce titre, l’évaluation devra identifier des scénarios permettant la réalisation d’économies au moins au niveau prévu dans le budget triennal 2013-2015 sur le champ de la formation professionnelle et de l’alternance. »