Archives de Tag: enseignement supérieur

200.000 étudiants en alternance dans le supérieur d’ici dix ans

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Interview de Geneviève Fioraso, secrétaire d’État à l’Enseignement Supérieur par « 20 minutes », le 23 septembre 2014

INTERVIEW La secrétaire d’État chargée de l’Enseignement supérieur dévoile à «20 Minutes» ses pistes pour développer l’apprentissage dans les établissements du supérieur…

Donner un coup d’accélérateur à l’alternance dans l’enseignement supérieur. C’est l’une des priorités que s’est fixée pour l’année 2014-2015 la secrétaire d’Etat chargée de l’Enseignement supérieur, Geneviève Fioraso. Elle insistera sur cette ambition lors de sa conférence de presse de rentrée ce mercredi. En avant-première pour 20 Minutes, elle annonce ses objectifs chiffrés.
Quelle est votre ambition pour développer l’alternance dans le supérieur ?

Je me suis fixé un objectif réaliste : parvenir à 150.000 étudiants en alternance d’ici à la fin du quinquennat et 200.000 d’ici dix ans, contre 135.000 aujourd’hui. Cela s’inscrit dans le cadre de l’objectif de 500.000 apprentis en 2017 fixé par le Président de la République. C’est tout à fait réalisable puisque le nombre d’apprentis dans le supérieur a bondi de 75% en dix ans. Les étudiants ont compris que l’alternance n’était pas l’apanage des filières professionnelles, mais qu’elle leur était aussi destinée. Ils savent aussi que c’est un excellent moyen de financer leurs études et de favoriser leur insertion professionnelle. D’ailleurs en 2013, sept mois après la fin de leur formation dans le supérieur, 77% des ex-apprentis avaient un emploi.

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L’alternance en droit, une opportunité d’insertion professionnelle

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Article publié le lundi 28 avril 2014 sur le site http://www. village-justice.com
Longtemps, la notion de professionnalisation a été étrangère aux universités françaises et plus particulièrement aux facultés de droit.
Mais, à l’ instar de ce qui se fait depuis de nombreuses années dans la formation privée, les facultés de droit réagissent et favorisent la professionnalisation de leur cursus en proposant de plus en plus de formations en alternance. Elles souhaitent apporter aux étudiants bien plus

La professionnalisation des cursus universitaires a notamment débuté en 2002 avec la réforme dite LMD ( pour Licence- Master- Doctorat) qui a harmonisé les cursus universitaires au niveau européen.
Dès la licence, les étudiants quelque soit leur domaine d’apprentissage, peuvent intégrer des licences professionnelles, puis à partir du Master II, ils ont le choix entre le « master professionnel » durant lequel ils auront à effectuer un stage en entreprise et rédiger un rapport d’entreprise et le « master recherche » à l’issu duquel les étudiants produiront un mémoire.

Et l’alternance dans tout ça ? C’ est un autre outil de la professionnalisation des diplômes d’étude supérieure.

L’alternance favorise l’employabilité des jeunes diplômés.

L’alternance a le vent en poupe et la loi relative à la formation professionnelle, à l’emploi et la démocratie sociale adoptée en mars 2014, ayant pour objet d’inciter le plus grand nombre d’entre eux à suivre une formation dans un contexte professionnel, favorise son développement.
Des facultés de droit comme la FLD de Lille ont la volonté de favoriser le niveau d’employabilité de leurs étudiants.
Bien mieux que les stages de fin d’études proposés lorsque les étudiants choisissent un master professionnel, l’alternance permet une immersion de longue durée dans le monde de l’entreprise.
L’alternance répond au besoin de l’étudiant d’acquérir de l’expérience professionnelle tout en se formant et répond également aux entreprises qui souvent se plaignent de l’inadéquation entre les savoirs (trop théoriques ) des jeunes diplômés et les besoins réels de l’entreprise.

De façon générale, l’alternance favorise l’employabilité des jeunes diplômés. Leur insertion professionnelle est facilitée et plus rapide. Finie l’idée (fausse) que l’université est une usine à chômeurs ! (…)

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25 ans d’évolution de l’apprentissage : le rôle de l’enseignement supérieur

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Une tribune de Jean Saavedra, consultant de projets en éducation, publiée le 13/03/2014 sur le site http://www.letudiant.fr/educpros/opinions

Ancien directeur du CFA de Poissy qu’il a contribué à créer, Jean Saavedra a par la suite travaillé en tant que consultant sur la conception et le développement du le CFA de l’Essec ainsi que sur le dispositif d’apprentissage de l’Edhec. Poursuivant aujourd’hui son activité de conseil dans le domaine de l’enseignement supérieur, il revient sur l’évolution de l’apprentissage depuis un quart de siècle, dans une tribune pour EducPros, dont le premier volet est dédié au rôle de l’enseignement supérieur.

Pour lire la tribune…

Stages étudiants : ce qui va changer

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Information du 25 février publiée sur le site du Premier ministre

Remarque du blogueur : Ce texte est produit dans le cadre de l’enseignement supérieur et ne concerne théoriquement pas les élèves de l’enseignement professionnel (CAP, Bac pro).

La proposition de loi sur le développement et l’encadrement des stages contre les abus a été votée à l’Assemblée nationale. Le Gouvernement souhaite que ce texte puisse être mis en application dès la rentrée prochaine. Le texte, examiné au Parlement en procédure accélérée (une seule lecture par chambre), doit désormais passer au Sénat. Le point sur les principales propositions :

Renforcer la dimension pédagogique du stage

Le Gouvernement souhaite articuler la généralisation des stages dans les cursus et l’amélioration de leur encadrement. La proposition de loi renforce la dimension pédagogique du stage déjà prévue par la loi du 22 juillet 2013, en précisant les missions des établissements d’enseignement pour accompagner le jeune en formation dans sa recherche de stages.
Le texte prévoit que le stage soit pensé en amont et évalué en aval en fonction d’objectifs pédagogiques clairement définis. Il doit également bénéficier d’un double suivi, par un enseignant et par un tuteur au sein de l’organisme d’accueil, afin d’accompagner l’acquisition de véritables compétences.
La proposition de loi souhaite également encourager les stages à l’international dans toutes les filières, en particulier professionnelles et technologiques, et prévoir que les conventions de stage à l’international soient systématiquement accompagnées d’une information sur le droit des stagiaires dans le pays d’accueil.

Encadrer le recours excessif aux stages
 
La proposition de loi pose le principe d’une limitation du nombre de stagiaires en fonction des effectifs des entreprises, avec une amende en cas d’infraction. Cette limite serait fixée par décret en Conseil d’Etat. Ce plafond, qui pourrait être de l’ordre de 10% de la masse salariale, sera modulé selon la taille de l’entreprise.

Protéger les stagiaires des abus

Le texte veut enfin protéger les jeunes contre les abus qui conduisent les stages à se substituer à l’emploi. En ce sens, il prévoit aussi de renforcer les contrôles de l’inspection du travail et de rendre obligatoire l’inscription des stagiaires dans le registre unique du personnel. La durée des stages sera limitée à 6 mois.
La proposition entend améliorer les conditions d’accueil et les droits des stagiaires en prévoyant des autorisations d’absence et en étendant aux stagiaires les protections relatives aux durées maximales de présence et aux périodes de repos. Le temps de présence des stagiaires ne pourra plus être supérieur à celui des salariés. Ils ne pourront se voir confier des tâches dangereuses.
Les stagiaires auront également droit aux tickets restaurants et à une prise en charge partielle des frais de transports. Le texte prévoit également la possibilité pour l’établissement d’enseignement de valider le stage qui aurait été interrompu avant son terme, afin de ne pas pénaliser le jeune dans son parcours.

Améliorer le statut des stagiaires

Un amendement à la proposition de loi précise que la gratification obligatoire pour les stages dépassant deux mois sera due dès le premier jour. Depuis une loi du 22 juillet 2013, les collectivités territoriales, hôpitaux et établissements médico-sociaux doivent gratifier leurs stagiaires de plus de deux mois, à hauteur de 436 euros mensuels, comme le font déjà les entreprises, les associations et l’Etat. À la rentrée 2014, les stages des étudiants travailleurs sociaux dans les collectivités et les établissements publics de santé ou médico-sociaux seront gratifiés de la même manière. Les organismes publics accueillant en stage des étudiants travailleurs sociaux pourront demander une aide de l’Etat pour les payer à partir de la rentrée prochaine.

Notre objectif, c’est de doubler les effectifs d’étudiants en alternance (G. Fioraso)

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Extraits du discours de Geneviève Fioraso à l’occasion du coup d’envoi de la rentrée étudiante à l’I.U.T. d’Angers-Cholet le 9 septembre dernier.

(…) L’alternance est non seulement un excellent tremplin pour l’emploi pour son insertion dans l’entreprise, mais aussi parce qu’elle transforme la pédagogie en modifiant la relation entre l’étudiant, l’enseignant et le tuteur. C’est enfin un moyen de permettre la poursuite d’études longues à des jeunes qui ont besoin d’une rémunération. C’est donc non seulement une voie d’excellence vers l’emploi, mais aussi un levier de démocratisation dont nous ne pouvons pas nous priver.

La loi du 22 juillet reconnaît enfin l’alternance comme une voie de formation à part entière à l’université. Notre objectif, c’est de doubler les effectifs d’étudiants en alternance, en la généralisant à tous les types de formation.(…)

Pour lire le discours en entier…

L’avenir de l’alternance dans le supérieur dépendra des choix du gouvernement

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L’avenir de l’alternance dans le supérieur dépendra des choix du gouvernement en matière de formation professionnelle, article publié sur le site http://www.afij.org du 22 août 2013 par Aurélie TRICOT

Gilles Roussel, président de l’université Paris-Est Marne-la-Vallée, et président de la commission de la formation et de l’insertion professionnelle de la CPU déclare : « Nous nous inquiétons tous d’une possible baisse des financements de l’apprentissage dans le supérieur, car cela risque de freiner le développement de l’alternance et va à l’encontre de l’objectif fixé par la ministre de l’Enseignement supérieur, Geneviève FIORASO, de doubler le nombre d’alternants d’ici à 2017. » (Entretien avec l’AEF).

L’objectif de doubler le nombre d’alternants dans le supérieur d’ici à 2017 se heurte semble-t-il à la volonté du Ministère en charge de l’emploi de recentrer les contrats d’alternance sur les seuls jeunes infra bac.

Par ailleurs, le financement de l’alternance fait l’objet de plusieurs débats en amont de la future loi consacrée à la formation professionnelle. La place de l’alternance dans les formations universitaires est l’objet de l’un de ces débats. Les universités ne sont pas collecteurs de la taxe d’apprentissage mais seulement formateur. Elles pourraient envisager de devenir des organismes collecteurs de la taxe d’apprentissage.

L’engagement actuel en faveur du développement des formations en alternance varie beaucoup selon les universités. Son évolution va dépendre des choix nationaux qui vont être fait.

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Il s’agit au fond d’encourager les parcours de vie mixtes entre le monde du travail et l’université, il s’agit de décloisonner le travail et l’enseignement supérieur

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Rapport au Président de la République, 17 décembre 2012, « Assises de l’enseignement supérieur et de la recherche »

Extraits : La validation des acquis professionnels ou des acquis de l’expérience en général doit être facilitée. Il s’agit au fond d’encourager les parcours de vie mixtes entre le monde du travail et l’université, il s’agit de décloisonner le travail et l’enseignement supérieur, qui correspondent pour l’essentiel dans notre imaginaire à deux phases séparées, alors qu’elles peuvent être mélangées sous différentes formes, telles que l’alternance. Les formations par apprentissage ou en alternance en général dans le supérieur n’ont cessé de progresser régulièrement ces dernières années (passant de 20 000 en 1995 à 120 000 aujourd’hui). L’alternance n’est pas une formation au rabais,c’est une autre manière d’apprendre qui renforce le lien entre le monde professionnel et l’université, qui répond aux aspirations de certains étudiants et à une attente des entreprises. Il faut poursuivre son développement. Les universités et les écoles devraient être encouragées à développer les formations tout au long de la vie, par exemple à travers la contractualisation. Pour cela, l’autorisation donnée aux universités de collecter directement la taxe d’apprentissage devrait donner un véritable coup de pouce. (…) Dans d’autres pays l’alternance, les reprises d’études ou la formation continue sont beaucoup plus répandues.

  • 16ème proposition : encourager la reprise d’études après une expérience professionnelle notamment pour les bacheliers professionnels ou technologiques.
  • 17ème proposition : faciliter la validation des acquis de l’expérience, simplifier et accélérer les procédures, diminuer les coûts selon les certifications visées.
  • 18ème proposition : encourager les établissements à développer le nombre des formations en alternance et par apprentissage, en formation initiale ou tout au long de la vie.
  • 19ème proposition : renforcer les financements pour la formation tout au long de la vie en général et adapter les rythmes et les méthodes d’enseignement aux salariés. 20ème proposition : autoriser les universités à collecter la taxe d’apprentissage.