Archives de Tag: éducation

Comment favoriser le partage des questions éducatives ?

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Réflexion :

L’école a besoin de s’appuyer sur un dialogue élargi, sur une mobilisation sociétale d’envergure. Comment peut-elle faire pour faire interagir différentes personnes aux statuts multiples dans les processus d’apprentissage et éducatifs ? Comment peut-elle mettre l’apprenant dans différents statuts qui le sortent de son rôle permanent et passif d’élève ? Comment le rendre citoyen, salarié, étudiant à la fois ? Comment l’impliquer dans des démarches collectives ?

Telles sont quelques questions qui méritent d’être posées car l’éducation des jeunes ne se joue pas uniquement dans la salle de classe. Comment donc articuler la diversité des temps d’éducabilité de l’enfant et des adultes qui l’entourent ? N’est-ce pas cette approche globale que doit avoir l’école ?
La coéducation – même si le mot n’est pas extraordinaire – est à la base du processus. Il faut un aller-retour permanent entre l’éducation formelle et l’éducation informelle. Chaque personne doit être considérée non comme un individu dans un groupe social mais comme un membre d’un groupe social, d’une famille, d’une communauté, en interactions réciproques.

PLF 2013 : 10 011 créations de postes dans l’enseignement en 2013

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Extraits projet loi de finances 2013.

10 011 créations de postes dans l’enseignement en 2013 :

8 781 au sein du ministère de l’Education nationale
1 000 dans les universités
230 pour l’enseignement agricole

Ces créations ajoutent aux 6 778 postes créés dès la rentrée 2012 dans le cadre de la loi de finances rectificative du 16 août 2012.
Les emplois crées à la rentrée 2012 ont permis de répondre aux besoins les plus
urgents en confortant dans le 1er degré le potentiel de remplacement et les dispositifs d’aide aux élèves handicapés. Ils ont également permis de renforcer la présence des adultes des établissements scolaires avec la création de 2 600 personnels d’accompagnement (conseillers d’éducation, assistants d’éducation et assistants chargés de prévention et de sécurité).
A la rentrée 2013, la mission enseignement scolaire bénéficiera de 9 011 créations de postes dont l’objectif sera principalement de reconstruire une formation initiale de qualité pour les étudiants – futurs enseignants qui bénéficieront d’une entrée progressive dans le métier d’enseignant dans le cadre d’une formation alliant connaissances disciplinaires et didactiques mais aussi présence dans les établissements. L’intégralité des départs à la retraite des enseignants titulaires du premier et second degré seront remplacés.
Les 1000 emplois créés dans les universités en 2013 permettront d’améliorer les conditions d’encadrement et d’accompagnement des étudiants et d’engager les innovations pédagogiques nécessaires en licence.
Ce sont ainsi près de 17 000 postes qui auront été créés depuis l’été 2012 dans
l’enseignement.

Une éducation centrée sur la réalité

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En ces temps de débats sur l’Ecole, je parodirais volontier Vladimir Illich*. N’est-il pas  envisageable d’intégrer l’école dans la société ? N’est-il possible d’envisager une 3ème voie, autour d’un système éducatif centré sur la réalité, un concept qui dépasse les courants pédagogiques centrés sur les programmes et les enseignants et ceux centrés sur l’enfant comme dans les pédagogies actives ? Les premiers conviennent bien aux 35% d’élèves qui ont des capacités immédiates d’abstraction mais ils laissent quantité d’enfants et d’adolescents sur le bord du chemin. Et pourtant ils restent les plus répandus sans doute parce qu’ils sont les plus simples à mettre en œuvre, à gérer et à contrôler. Les seconds renversent la perspective en plaçant l’enfant au centre du processus de formation si bien que c’est le programme et le maître qui s’adaptent à l’enfant. Mais l’école active a tendance à fabriquer du réel simplifié au sein même de l’école. Le courant de la pédagogie centrée sur la réalité va plus loin que cette deuxième approche. Il prend en compte :

– la globalité de l’enfant, de l’adolescent ou de l’adulte qui se forme et s’éduque, avec ses caractéristiques propres, physiques, intellectuelles, affectives, sociales, ses capacités, son trajet de vie…

– le milieu de vie scolaire : le groupe-classe, les finalités, les caractéristiques matérielles, organisationnelles, pédagogiques de l’établissement, les formes de relations avec les enseignants…

– le milieu de vie familial, social, professionnel, culturel, environnemental qui constitue l’école de la vie, celle qui nous forme, nous construit à notre insu, nous permet souvent d’exprimer, de cultiver et de révéler nos potentialités avec d’autant plus d’efficience que tous ces éléments ont interagi, se sont confrontés, renforcés et stimulés.

Cette conception de l’éducation induit une dynamique de changement à travers la jeunesse et par un double impact en direction des adultes qui les accompagnent et par voie de conséquence des territoires qui les abritent. Peut-on ainsi demain imaginer une école qui intègre une triple ambition :

– Assurer l’éducation et la formation des jeunes et plus globalement de tous les adultes qui gravitent autour d’elle.

– Concourir à la prise en compte du territoire et à son développement, à travers un espace précis et concret : le village, la ville, le quartier, le pays, la région…

– Favoriser l’acquisition de repères identitaires et participer à la construction de la personne dans toutes ses dimensions.

*  Ivan Illich, pédagogue né à Vienne en Autriche, auteur d’un ouvrage intitulé « Une société sans école ».

Education 2012 : le débat est lancé

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J’ai assisté hier soir à un débat organisé par l’Association des journalistes de l’éducation (AJE) entre Laurent Bigorgne, directeur de l’Institut Montaigne et Olivier Ferrand, président-fondateur de Terra Nova, ces think tanks (laboratoires d’idées) qui réfléchissent aux enjeux de notre société et font des propositions aux partis politiques.
Pas facile en deux heures de faire le tour de tous les sujets concernant l’éducation. Les deux débatteurs semblent d’accord pour considérer l’enseignement primaire et l’enseignement supérieur comme prioritaires pour les années qui viennent. Au-delà de la formation des enseignements, de la gouvernance, de l’évaluation… on a compris, dans le contexte économique actuel et quel que soit le gouvernement à venir, que des choix ciblés devront être faits.

L’éducation buissonnière

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Un ouvrage d’Anne Barrère, présenté dans le Café pédagogique du 3 novembre, L’éducation buissonière – Quand les adolescents se forment par eux-mêmes, Armand Colin, 2011, 228p.

L’Ecole n’a pas le monopole de l’éducation. .. Lire la suite

Approche éducative

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Régis Marcon, restaurateur trois étoiles, vient de remettre au ministre du Travail un livre blanc dont le titre est « L’alternance dans la restauration, avançons ensemble« .
Au delà des mesures concrètes qui y sont préconisées, les titres des chapitres me paraissent particulièrement judicieux en termes de problématique éducative :

  • DONNER ENVIE
  • DONNER CONFIANCE
  • DONNER L’EXEMPLE

Il faut décloisonner l’enseignement

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Lu sur www.vousnousils.fr l’e-mag de l’éducation en date du 24/06/2011
« Pour construire les compétences nouvelles, il faut faire tomber les murs entre les classes, entre les matières et même entre les écoles ! L’enseignement du futur, ne pourra plus être l’affaire d’un professeur isolé dans sa vieille salle de classe. Il faut en finir avec le modèle d’éducation né de l’industrialisation ; celui où des personnes dans un ministère décident de la façon dont les enfants doivent apprendre, puis rédigent de magnifiques textes et circulaires que les enseignants sont chargés de mettre en pratique. Il est temps de faire l’inverse, de s’appuyer sur des professeurs qui se demanderaient ce qu’ils doivent apprendre à leurs élèves pour leur permettre de faire face à des évolutions plus rapides que jamais. »
Andreas Schleicher, membre de la direction de l’éducation de l’OCDE, vient de publier un « Plaidoyer pour un enseignement moderne ». Il y préconise une éducation pluridisciplinaire, où les professeurs travaillent davantage en équipes.