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40 ans d’apprentissage à l’Éducation nationale

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Publication du CEREQ, Bref , n° 333 , mars 2015 , 4 pages par Damien Brochier et Claudine Romani

L’apprentissage au sein de l’Éducation nationale évolue discrètement depuis 40 ans. Au début des années 90, l’offre s’organise et s’institutionnalise ; pour autant, les effectifs restent en deçà des ambitions. Règles gestionnaires inadaptées et déficit de légitimité chronique au sein du monde de l’éducation sont en partie en cause. La volonté politique actuelle de lever ces freins passe par l’encouragement à la mixité des parcours de formation, ainsi que par le renforcement des partenariats avec les acteurs du monde économique.

Pour lire l’étude, cliquer ici…

 

L’Education nationale en réflexion sur l’apprentissage

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Najat Vallaud-Belkacem est intervenue lors du premier séminaire de l’encadrement de l’Éducation nationale dédié à l’apprentissage, mardi 18 novembre 2014. Le séminaire « Développer l’apprentissage dans l’Éducation nationale » se tient pendant la semaine École-Entreprise, au lycée René Auffray, à Clichy, dans l’académie de Versailles. La ministre de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche a rappelé que « le développement de l’apprentissage correspond à une volonté forte du gouvernement ». Le président de la République a pour ambition que « tout jeune en apprentissage doit pouvoir être accueilli en entreprise et tous les acteurs concernés doivent se mobiliser pour atteindre l’objectif de 500 000 jeunes en apprentissage en 2017 », tous centre de formation d’apprentis confondus. Pour l’Éducation nationale, l’objectif est de porter à 60 000 le nombre d’apprentis dans les lycées.

Extraits discours de la ministre de l’Éducation :

« D’abord, parce que c’est notre responsabilité d’aider les élèves à s’accomplir et à se réaliser à travers l’école. Or, l’apprentissage correspond au souhait de nombreux élèves et à leur volonté, très jeunes, de se diriger vers certains métiers pour lesquels ils ressentent une véritable vocation. Pour d’autres élèves, l’apprentissage peut leur permettre de devenir ingénieur système, administratrice de base de données, mais ils ne le savent tout simplement pas et c’est notre rôle. C’est notre rôle de les informer du fait que l’apprentissage peut leur donner accès à tous les niveaux de diplômes, y compris aux diplômes d’ingénieur. C’est notre devoir et notre rôle d’adultes, au sein de l’éducation nationale, que de les accompagner dans ce choix.

Nous devons les accompagner dans ce choix à tous les stades de leurs réflexions et de leurs décisions d’orientation, en traitant l’apprentissage à égalité avec les autres voies de formation initiale dans notre discours à l’égard des élèves. Nous devons les accompagner que ce soit au sein de l’apprentissage, dans les CFA ou les UFA, ou au sein de l’enseignement scolaire, deux possibilités qui ne doivent pas être opposées l’une à l’autre et que nous devons considérer avec la même ouverture d’esprit, avec une seule préoccupation : l’intérêt du jeune. Nous devons accompagner les jeunes, ensuite, une fois qu’ils ont fait le choix de l’apprentissage, pour les aider à trouver un maître d’apprentissage. Nous devons les accompagner, enfin, pour assouplir leur année de formation en apprentissage, ce qui nous a conduit par exemple à aménager le calendrier des examens pour organiser deux sessions dans l’année.

La deuxième raison valable de développer l’apprentissage, c’est parce que cela répond à un besoin économique et social. J’ai la conviction que nous pouvons avoir de grandes ambitions pour l’école, nous inscrire dans le temps long qu’est le temps de l’éducation et de la formation, sans suivre les fluctuations ou les modes du marché du travail, tout en étant à l’écoute des besoins en compétences du monde professionnel. Cette conciliation du temps moyen et du temps long est un équilibre délicat à trouver, mais un équilibre possible et, en tout cas de mon point de vue, souhaitable.

Et puis, il y a une dernière raison de développer l’apprentissage : dans un contexte économique défavorable à l’emploi des jeunes pas ou peu qualifiés, l’apprentissage pour les premiers niveaux de qualification (CAP, Bac pro) facilite l’insertion professionnelle des jeunes. Alors soyons pragmatiques, pensons à ce qui est le meilleur pour chaque élève, en faisant du cas par cas : apprentissage pour l’un, enseignement scolaire, en fonction des aspirations pour l’autre. Là non plus, n’opposons pas apprentissage et enseignement scolaire. Ce sont deux voies qui utilisent l’une et l’autre l’alternance et qui conduisent l’une et l’autre à la qualification, qui conditionne l’accès à l’emploi de nombreux jeunes. »

Pour accéder au discours de la ministre…

Développer l’apprentissage, extraits dossier de presse de rentrée du ministère de l’Education nationale

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Développer l’apprentissage : Extraits du dossier de presse sur la rentrée 2014/2015 au ministère de l’Éducation nationale

Au 31 décembre 2012, on comptait 438 143 apprentis dans des centres de formation publics et privés, dont 135 371 dans l’enseignement supérieur (du BTS au diplôme d’ingénieur).

Si la situation économique générale se ressent sur le taux d’emploi des apprentis à la sortie de leur formation (en baisse de 4 points en 2013), l’apprentissage reste un moyen d’insertion performant. En février 2013, sept mois après leur sortie de formation en centre de formation d’apprentis (CFA), 65 % des apprentis ont un emploi, soit 22 points de plus que les jeunes issus de la voie scolaire (43 %). Par ailleurs, lorsqu’ils travaillent, une grande majorité des jeunes formés par la voie de l’apprentissage ont un emploi à durée indéterminée (EDI, 59 %).

Pour faciliter l’insertion professionnelle des jeunes, le ministère de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche participe au plan de développement de l’apprentissage inscrit dans la feuille de route sociale, qui se met en place dès la rentrée. L’objectif ministériel est d’atteindre 500 000 apprentis, dont 60 000 dans les lycées publics (contre 40 000 à l’heure actuelle), d’ici 2017.

Promouvoir un développement quantitatif et qualitatif

Dans le cadre de l’objectif de 500 000 apprentis d’ici 2017, le Gouvernement se donne pour ambition de recruter 10 000 apprentis dans la fonction publique d’État et d’encourager des démarches analogues auprès des fonctions publiques hospitalière et territoriale. Pour ce faire, il s’emploiera à lever les freins, par exemple en valorisant la fonction de maître d’apprentissage. En outre, une réflexion sera engagée pour permettre l’accès des apprentis aux concours de la fonction publique.

L’Éducation nationale se mobilise particulièrement avec un objectif de former 60 000 apprentis, en ciblant les premiers niveaux de qualification et les métiers en tension. Elle compte aujourd’hui dans ses lycées publics 40 000 apprentis, accueillis notamment dans 95 centres de formation d’apprentis (CFA) gérés par des établissements publics locaux d’enseignement (EPLE) et 565 unités de formation par apprentissage (UFA), également installées dans des EPLE et qui sont rattachées à un CFA.

Sur ces 40 000 apprentis :

  • 33 % préparent un diplôme de niveau V,
  • 32 % un diplôme de niveau IV,
  • 31 % un diplôme de niveau III
  • et 4 % un diplôme de niveau II ou I.

La possibilité d’offrir des parcours de formation mixtes, combinant statut scolaire et apprentissage dans les EPLE (un an sous statut scolaire, puis deux ans en apprentissage ou 2 ans + 1 an, pour le baccalauréat professionnel par exemple) constitue à la fois pour les jeunes et pour les employeurs une condition favorable au développement de l’apprentissage en lycée. Pour les jeunes, ce dispositif a également l’intérêt de leur éviter de changer d’établissement quand ils deviennent apprentis. Par ailleurs, au-delà des parcours 2+1, les CFA des lycées peuvent proposer à des élèves décrocheurs une poursuite en apprentissage ou à des jeunes ayant rompu un contrat d’apprentissage de terminer leur formation sous statut scolaire.

Les établissements peuvent également développer la mixité des publics. Il s’agit de regrouper des jeunes de statuts différents (élèves, apprentis, stagiaires de la formation professionnelle) dans une même formation. Outre l’intérêt pour l’EPLE, notamment de pérenniser des formations à fort taux d’insertion et à faible flux, cette mixité a de nombreux atouts :

  • Pour les élèves : elle est stimulante, les apprentis et les stagiaires deviennent personnes ressources, le passage d’un statut à l’autre est facilité, les parcours sont sécurisés.
  • Pour les apprentis et les stagiaires : la situation est valorisante car elle leur permet de s’appuyer sur leur culture de l’entreprise, de faciliter le passage d’un statut à l’autre et de sécuriser leurs parcours.
  • Pour les enseignants : la mixité apporte un nouveau regard sur les méthodes pédagogiques, elle favorise l’exploitation pédagogique des périodes en entreprise et des situations professionnelles vécues.

La réorganisation de l’offre de formation dans les académies autour des lycées des métiers et des campus des métiers et des qualifications, en favorisant la mixité des parcours et les changements de statut tout au long de la formation, de l’enseignement secondaire à l’enseignement supérieur, est également un facteur qui contribuera au développement de l’apprentissage en EPLE.

Enfin, l’Éducation nationale est en mesure de mobiliser ses nombreux partenaires, entreprises, branches professionnelles, économie sociale et solidaire, pour établir avec eux un projet de développement concerté de l’apprentissage en EPLE, en collaboration avec les régions.

Mieux faire connaître l’apprentissage

La feuille de route issue de la grande conférence sociale de juillet 2014 fixe comme objectif de changer l’image de l’apprentissage auprès des jeunes et des acteurs de l’orientation, en mettant en place plusieurs actions :

  • l’intégration de la découverte de l’apprentissage dans le parcours individuel d’information, d’orientation et de découverte du monde économique et professionnel à partir de la 5e,
  • l’évolution de la procédure et du logiciel d’affectation des élèves à l’issue du collège afin d’intégrer l’accès aux formations en apprentissage, ainsi que la généralisation de l’intégration des formations par apprentissage dans APB (admission post-bac),
  • le déploiement d’actions pour renforcer les liens avec le monde professionnel.

Former les personnels de l’Éducation nationale

Le développement de l’apprentissage au sein de l’Éducation nationale va nécessiter la mobilisation des personnels des établissements.

À cette fin, un module de pédagogie de l’apprentissage sera introduit dans la formation initiale et continue des enseignants et des personnels de l’orientation, ainsi qu’un module ingénierie et évaluation de l’apprentissage dans la formation initiale et continue des personnels d’encadrement.

Qui porte l’enseignement professionnel au ministère de l’Education nationale ?

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La direction générale de l’enseignement scolaire (Dgesco)
Extraits du site http://www.education.gouv.fr

La direction générale de l’enseignement scolaire élabore la politique éducative et pédagogique et assure la mise en œuvre des programmes d’enseignement des écoles, des collèges, des lycées et des lycées professionnels.

Directeur Général : Jean-Paul Delahaye

Service de l’instruction publique et de l’action pédagogique
Sous-direction des lycées et de la formation professionnelle tout au long de la vie : Brigitte Doriath

Mission éducation économie : Murielle Tessier-Soyer
Bureau des formations générales et technologiques : Isabelle Robin
Bureau de la formation professionnelle initiale : N.
Bureau des diplômes professionnels : Maryannick Malicot
Bureau de la formation professionnelle continue : Yves Beauvois

Les parcours des élèves de la voie professionnelle, évolutions depuis la mise en œuvre de la rénovation et nouveaux enjeux

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Rapport de décembre 2013
Jean-François CUISINIER, Martine CARAGLIO, Bénédicte DURAND, Annie GALICHER, Martine SAGUET, Inspecteurs généraux de l’administration de l’éducation nationale et de la recherche
La voie professionnelle s’affirme incontestablement comme une voie de la réussite pour beaucoup de ses élèves. La génération de la rénovation de la voie professionnelle accède en plus grand nombre au baccalauréat professionnel ainsi qu’au CAP, dont le rôle est particulièrement important pour les élèves les plus fragiles. Les sorties précoces sans diplôme au cours du nouveau cycle du bac professionnel tendent à diminuer. L’augmentation de la demande de poursuite d’étude vers l’enseignement supérieur elle-même témoigne d’un relèvement des ambitions qui doit être porté au crédit des équipes pédagogiques. La logique de parcours plus personnalisés, plus réversibles, se met en place progressivement au sein de la voie pro (cycle CAP / bac pro en quatre ans), plus difficilement entre les voies de formation (passage de la seconde GT en première pro).

Mais, malgré ces indéniables réussites, les sorties en cours de formation restent importantes au sein du cycle du bac professionnel (avec au mieux une sortie avec une certification intermédiaire en première). Et surtout l’augmentation du nombre de bacheliers ne doit pas masquer la baisse importante du taux de réussite à l’examen par rapport à la période antérieure à la réforme.

De plus le parcours des élèves engagés en CAP reste très fragile. La « somme » des élèves sortant chaque année sans diplôme de la voie professionnelle en cours de formation ou susceptibles de le faire après un échec à l’examen du CAP ou du bac professionnel demeure très élevée (de l’ordre de 100 000). Même s’il faut prendre les données sur les sorties avec beaucoup de prudence, l’ordre de grandeur reste très préoccupant, surtout si on le croise avec les données disponibles par ailleurs sur les sorties du système éducatif sans diplôme.
De ce fait, un fossé encore plus grand risque de se creuser entre les élèves qui plus nombreux accèdent désormais au bac professionnel (voire à un BTS) et les élèves qui continuent de sortir sans aucun diplôme. Ces questions se posent en outre avec une acuité encore plus grande dans certains territoires, les écarts de parcours des élèves sont en effet considérables entre les académies observées.(…)

Le rapport préconise de fixer au niveau national et académique quelques objectifs prioritaires centrés sur l’amélioration de la réussite des élèves et la réduction des sorties en cours de formation tout au long de leur parcours :

  • rapprocher le taux de réussite au baccalauréat professionnel de son niveau antérieur à la réforme ;
  • lutter contre l’érosion en cours de formation au CAP ;
  • réguler et accompagner l’accueil des bacheliers professionnels pour réduire l’échec en STS ;
  • réduire les écarts entre les académies ;

Il recommande d’impulser et accompagner au niveau académique la construction de parcours plus personnalisés et plus diversifiés :

  • poursuivre le développement du parcours CAP / baccalauréat professionnel ;
  • concevoir les passages entre voie professionnelle et voie technologique selon une véritable logique de parcours ;
  • favoriser la complémentarité et les parcours mixtes avec l’apprentissage ;
  • accompagner et sécuriser les parcours des bacheliers professionnels accueillis dans des formations autres que les STS ;

Il propose enfin de conduire au niveau national une réflexion avec les branches professionnelles sur l’articulation entre les nouveaux parcours de formation et les évolutions de l’insertion professionnelle.

Pour accéder au rapport…

Entrée en apprentissage des élèves de moins de 15 ans à la rentrée scolaire

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Circulaire n° 2013-143 du 10 septembre 2013 de l’Education nationale :

(…) « La situation des élèves issus de troisième et atteignant l’âge de 15 ans entre la rentrée scolaire et la fin de l’année civile, qui ont un projet précis de formation professionnelle par l’apprentissage doit être examinée.

Il s’agit de proposer un accompagnement vers l’apprentissage afin d’assurer une continuité éducative pour ces élèves qui auront la possibilité de signer un contrat d’apprentissage jusqu’à la date limite du 31 décembre de l’année en cours. Il s’agit aussi de suivre les plus fragiles d’entre eux et d’éviter le décrochage de ces jeunes élèves relevant encore de la scolarité obligatoire.

Les conditions à remplir :

– atteindre l’âge de 15 ans entre la rentrée scolaire et le 31 décembre de l’année civile ;

– justifier avoir accompli la scolarité du premier cycle de l’enseignement secondaire ;

– bénéficier d’une promesse écrite d’embauche sous contrat d’apprentissage, d’une entreprise prête à les accueillir dès lors qu’ils auront 15 ans révolus ;

– bénéficier de l’engagement d’un centre de formation d’apprentis (CFA) à les intégrer dans une formation préparant au diplôme visé. » (…)

Pour accéder à la circulaire…

Jeunes et entreprises face aux ruptures de contrat d’apprentissage

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Le ministère de l’Education nationale publie un document intitulé « Jeunes et entreprises face aux ruptures de contrat d’apprentissage  »
Cette étude (basée sur la génération 2004) s’intéresse aux ruptures de contrat d’apprentissage et plus précisément aux conséquences de ces ruptures sur les parcours des jeunes et les pratiques de formation et d’emploi des entreprises.

Nous regrettons que cette étude ne se préoccupe pas ou peu des moyens de lutte contre les ruptures. Il serait pertinent pourtant de comparer le parcours de jeunes qui ont été préparés à la signature d’un contrat et ceux qui ne l’ont pas été. A notre sens, réside là une question centrale mais personne ne veut aborder la question du « préapprentissage« . Pourquoi ?