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Publication d’un rapport d’évaluation du partenariat de l’Éducation nationale et de l’Enseignement supérieur avec le monde économique pour l’insertion professionnelle des jeunes

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Partenariat de l’Éducation nationale et de l’Enseignement supérieur avec le monde économique pour l’insertion professionnelle
des jeunes, Note de synthèse de la cheffe de projet, octobre 2015, Christiane Demontès

Le rapport de la mission «d’évaluation du partenariat Ecole-monde économique» que m’a confiée Madame la ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche s’inscrit
dans un contexte particulier :

– la situation économique difficile de la France dans le monde avec un taux de chômage des jeunes très élevé,
– l’arrivée en Europe de nouvelles populations plutôt jeunes, posant la question de leur intégration par la formation et l’emploi,
– la volonté du gouvernement, et particulièrement du ministère de l’éducation nationale et de l’enseignement supérieur, de s’engager pour la réussite scolaire de tous.

Un certain nombre de réformes et de travaux engagés impactent notre mission : les travaux de France Stratégie sur les métiers de 2020, les travaux du club Erasmus pour favoriser la mobilité européenne
des jeunes en formation professionnelle, le rapport sur l’enseignement supérieur (StraNES) de Bertrand MONTHUBERT et Sophie BEJEAN, le rapport parlementaire du député Emeric BREHIER sur le parcours «Bac-3; Bac +3», mais aussi la réforme territoriale avec la création de treize régions et la réorganisation des services déconcentrés de l’Etat avec le maintien des rectorats actuels et la création de treize régions académiques.

La relation Ecole-monde économique est au centre d’une double problématique :

– l’élévation nécessaire du niveau de formation et de qualification des jeunes entrant sur le marché du travail dans le cadre de la stratégie Europe 2020 qui vise une «croissance intelligente, durable et inclusive». Cet objectif exige un renforcement de la lutte contre les inégalités sociales et territoriales pour permettre à chacun de construire sa formation tout au long de sa vie.
– la nécessité pour les entreprises françaises d’anticiper et d’exprimer leurs besoins en compétences pour s’adapter à l’évolution continue des technologies et des exigences environnementales dans la compétition économique internationale.

Notre mission d’évaluation du partenariat Ecole-monde économique a établi un diagnostic de la situation (rapport des Inspections Générales) qui pointe l’absence d’une politique publique nationale, révèle un foisonnement d’initiatives territoriales peu coordonnées et peu pilotées, avec un grand nombre d’acteurs, une absence d’évaluation et de mesure d’impact sur l’orientation scolaire et l’insertion professionnelle des jeunes.
Le rapport contient 40 propositions qui s’inscrivent dans les réformes actuellement mises en œuvre par le ministère de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche. Elles tiennent compte des moyens financiers contraints des ministères concernés.

Pour relever ces défis, nous pensons que la relation Ecole-monde économique doit franchir une nouvelle étape, marquée par :

– l’élaboration et le déploiement d’une politique publique interministérielle, partenariale et territorialisée, pilotée au plus haut niveau par le ministère de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche;
– un déploiement dans les territoires académiques et régionaux qui favorise les initiatives, l’expérience acquise par les acteurs, la complémentarité et la cohérence, par la mise en réseaux;
– un soutien aux acteurs (personnels de l’éducation nationale et de l’enseignement supérieur, acteurs économiques, acteurs institutionnels, partenaires sociaux, parents) pour améliorer la connaissance mutuelle, le dialogue et la coopération dans l’action;
– une politique d’évaluation systématique des actions conduites et des dispositifs mis en place afin de mesurer leur influence et leur impact sur l’orientation et l’insertion professionnelle
des jeunes bénéficiaires.

Ce rapport contient 40 propositions qui traduisent l’ampleur des travaux menés avec les parties prenantes durant plusieurs mois pour répondre au diagnostic établi et aux besoins identifiés. Il nécessitera sans doute une mise en œuvre progressive, tenant compte des coordinations nécessaires entre les administrations centrales, les services déconcentrés de l’État, et les calendriers des projets académiques et des autres instances concernées. Parmi ces 40 propositions, huit me paraissent particulièrement structurantes pour l’évolution de la relation Ecole-monde économique :

1. Installer un dispositif de pilotage national interministériel avec pour chef de file la Direction générale de l’enseignement scolaire (DGESCO).
2. Encourager la création d’un « Club École-Entreprise» dans chaque région académique.
3. Généraliser les CLEE dans tous les territoires, en lien avec les pôles de stages.
4. Animer, développer et outiller le réseau des référents territoriaux et académiques sur la relation École-monde économique.
5. Mettre en place des conseils sectoriels nationaux pour anticiper les besoins des acteurs économiques.
6. Créer le dispositif «Enseignants pour l’entreprise».
7. Intégrer la réalisation d’un stage d’une semaine en entreprise pour les chefs d’établissement et les inspecteurs, dans le cadre de leur formation initiale.
8. Permettre aux élèves de seconde générale et technologique de faire un stage, dans le cadre du parcours Avenir.

Le Conseil National Education Economie (CNEE) pourra être l’instance de dialogue permanent pour la mise en œuvre du plan d’action et son évolution. Les contributions des partenaires qui le composent (administrations centrales, partenaires sociaux, représentants des universités, des Régions, personnalités qualifiées…) permettront d’adapter la feuille de route au fil du temps.
Je ne doute pas que le rapprochement entre le monde de l’éducation, de la formation et le monde de l’économie permette aux jeunes d’accéder à l’emploi dans de meilleures conditions et d’évoluer tout au long de leur parcours professionnel.

Pour accéder au rapport…

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Les paradoxes de la République : un rapport qui vante les relations école-entreprise et dans le même temps une proposition de loi sur les stages qui complexie l’accueil des jeunes !

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Extraits : RAPPROCHER L’ENTREPRISE DE L’ÉCOLE
Bien que quelques progrès aient été réalisés ces dernières années, les rapports entre l’école et l’entreprise restent parfois difficiles, voire antagonistes, souvent empreints d’incompréhension mutuelle.
Quelques initiatives permettent à des collégiens, à des lycéens, et à leurs enseignants de partir à la découverte de l’entreprise à travers diverses actions de sensibilisation sur l’ensemble du territoire. Ce qui va dans le bon sens mais ne suffit pas.
Il importe aujourd’hui de faire découvrir à l’élève, dès l’école, les multiples facettes de la vie de l’entreprise, ses dimensions économique, sociale et humaine ; de lui transmettre le goût d’entreprendre ; de lui donner une vision plus claire du tissu socio-économique et de lui permettre de mieux appréhender ses choix professionnels futurs.
Il ne s’agit pas de se substituer aux missions fondamentales de l’école, mais de trouver et de formuler des démarches de complémentarité entre ces deux acteurs essentiels que sont l’école et l’entreprise.
Et ce, avec un objectif commun : aider les jeunes à construire leur avenir dès l’école et former des citoyens pour qu’ils puissent s’intégrer socialement et professionnellement, car l’inclusion est essentielle au développement de chacun et à la réussite de l’entreprise.

C’est le rôle de l’école de stimuler l’esprit d’entreprise

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En clôture des Assises de l’entrepreneuriat, à l’Élysée ce lundi 29 avril 2013, le Président de la République a déclaré : « C’est d’abord le rôle de l’école » que « de stimuler l’esprit d’entreprise dans notre pays ».

Pour voir la vidéo du discours…

« Il faut faire découvrir l’entreprise et les métiers dès la sixième », entretien de Vincent Peillon aux Echos

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Entretien de Vincent Peillon, ministre de l’Education nationale, aux Echos du 02/10/2012

« L’éducation nationale doit assumer pleinement son rôle qui n’est pas seulement de former des citoyens mais aussi de préparer les jeunes à un emploi. Les deux sont liés. Or, en orientant mal, nous poussons les jeunes dans des difficultés qui produisent échecs et exclusions, nous fabriquons des décrocheurs.

Nous avons des réponses à apporter, avec les chefs d’entreprise et les régions, à l’orientation de nos élèves. Le service public territorialisé de l’orientation est l’un des éléments les plus importants de la refondation de l’école. Quand on oriente quelqu’un en comptabilité parce qu’il y a de la place dans cette filière, alors que son souhait est de devenir électro-mécanicien, l’orientation produit de l’échec.

Pour réussir l’orientation, il faut non seulement que l’éducation nationale assume sa part de responsabilité, mais aussi que les entreprises se mobilisent davantage. Le stage de troisième est insuffisant. Il faut créer des véritables parcours d’information et d’orientation, pour faire découvrir l’entreprise et les métiers dès la sixième et cela jusqu’à l’université. »

Pour lire l’article en entier…

La semaine Ecole-Entreprise à l’Education nationale

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La « Semaine École Entreprise » fait partie du calendrier annuel (fin novembre l’an dernier) des manifestations organisées en partenariat avec le monde professionnel. Elle s’inscrit dans l’accord-cadre de 2004 signé entre le ministre de l’Éducation nationale et le président du Mouvement des entreprises de France et renouvelé le 22 juin 2010. Le Centre des Jeunes Dirigeants et l’association Jeunesse et Entreprise sont également associés à l’opération.