Un dispositif « Tremplin vers l’apprentissage » dans la région Auvergne-Rhône Alpes

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Article publié dans L’actualité de la formation le 29 septembre 2016

« Laurent Wauquiez l’avait annoncé dès son accession à la tête de la Région, l’apprentissage serait l’une de ses priorités. Il l’a rappelé lors du vote du dispositif « Tremplin vers l’apprentissage » qui devrait selon lui permettre d’« accroître le nombre d’apprentis dans les CFA dès la rentrée 2016 » et contribuer ainsi à faire « d’Auvergne-Rhône-Alpes une région leader en matière d’apprentissage ». Pour ce faire, le dispositif « Tremplin » apporte un soutien financier de 1 000 euros par jeune pour « encourager les CFA à accueillir les élèves qui n’ont pas trouvé d’entreprise mais qui désirent se former via l’apprentissage », explique la Région. Destinée aux CFA volontaires, la mesure leur permettra d’accueillir, de former et d’accompagner des jeunes sans contrat d’apprentissage pour une période de quatre mois maximum dans leur recherche d’entreprise. Laps de temps durant lequel les jeunes auront le statut de stagiaires de la formation professionnelle non rémunérés et bénéficieront ainsi d’une protection sociale financée par la Région. »

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Développement de l’apprentissage dans les établissements publics locaux d’enseignement

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Développement de l’apprentissage dans les établissements publics locaux d’enseignement
Rapport conjoint IGEN / IGAENR – Juillet 2016

Le rapport présente les modalités concrètes destinées à permettre le développement de l’apprentissage dans les EPLE. Dans le cadre général de la collaboration entre l’État et les régions, il propose des perspectives de développement s’appuyant sur les spécificités de l’éducation nationale dans un contexte concurrentiel. Le rapport est centré sur la mixité de statuts que l’éducation nationale est le seul réseau à offrir, répondant ainsi à la diversité des parcours et à leur sécurisation pour les jeunes. Ce développement nécessite que soient résolues toutes les questions qui sont aujourd’hui source de difficultés pour les équipes d’établissements et les académies : le champ pédagogique, l’accueil des apprentis, les ressources humaines, la gestion et le modèle économique qui peut être proposé aux régions. Les mesures proposées doivent permettre de faciliter l’entrée de l’apprentissage comme une composante naturelle des établissements technologiques et professionnels et de donner des pistes aux académies pour leurs relations avec les régions.

Pour consulter le rapport, cliquer sur ce lien… : Rapport

L’alternance, plus qu’une alternative, un impératif

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Point de vue de Jean-Baptiste Besson, Dirigeant du cabinet Bessonconseil, paru dans Les Echos.fr le 20 septembre 2016

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POINT DE VUE – Tout cursus de formation devrait se traduire par une ou plusieurs années d’alternance. Ce cursus en entreprise pourrait utilement remplacer les stages.

En 2015, quelque 281.000 nouveaux contrats d’apprentissage ont été signés soit une hausse de 2,3 % par rapport à 2014, selon la dernière étude de la Dares. Et ce sont principalement les entreprises de moins de 10 salariés qui ont été les actrices de cette dynamique retrouvée. Pourtant, l’apprentissage et, de manière plus large, les formations en alternance souffrent toujours d’un déficit de notoriété.

Ce désamour se reflète dans les chiffres connus par tous, notamment lorsque l’on procède par comparaison. En Allemagne, on compte trois fois plus d’apprentis, une durée moyenne d’apprentissage deux fois plus longue. Cela se traduit outre-Rhin par un taux de chômage des jeunes trois fois inférieur à celui de la France. Dans le cadre de mon activité professionnelle, j’ai la chance depuis quelques années d’intervenir régulièrement devant un public de jeunes alternants. J’ai ainsi compris tout l’intérêt de ce parcours de formation pour les jeunes, bien sûr, mais aussi pour les entreprises.

Une envie de réussir dédoublée

Pour les jeunes, tout d’abord, qui se caractérisent par une énergie et une volonté de réussir d’autant plus forte qu’ils sont confrontés au quotidien aux réalités du monde de l’entreprise. Les jeunes, au même titre que leurs parents, ont conscience des difficultés d’insertion sur le marché de l’emploi. Appelés très tôt à effectuer des choix de formation, ils le font souvent avec inquiétude. Se former en alternance leur offre l’opportunité de toucher du doigt la réalité du métier souhaité, une réelle expérience professionnelle et les clefs de compréhension du monde du travail.

Les enjeux maîtrisés, ils ont désormais une envie de réussir dédoublée. La formation en alternance permet ensuite aux alternants de confronter les connaissances théoriques aux problématiques professionnelles qu’ils rencontrent dans leur entreprise. Mais elle leur permet aussi d’enrichir leur travail et par la même occasion leur entreprise par un regard neuf, rafraîchissant sur les outils professionnels, les méthodes de travail et les nouvelles technologies. Ce contrat gagnant-gagnant pour l’alternant et l’employeur est un facteur clef de succès pour toute l’économie française.

L’entreprise qui investit dans un jeune pour plusieurs années a d’autant plus intérêt à convertir, au terme de la formation, l’alternance en contrat de travail que le jeune est pleinement intégré à l’entreprise, formé à son poste de travail et conscient des enjeux du secteur. Surtout, il connaît et partage, et c’est sûrement l’essentiel, les valeurs et le projet de l’entreprise.

Passage obligé

Les formations en alternance sont par la même occasion d’autant plus énergiques qu’elles sont très souvent animées par des professionnels. Le formateur se doit d’enrichir ses interventions avec les remontées du terrain des alternants qui questionnent naturellement l’apprentissage théorique. Les cas pratiques étudiés en cours s’inspirent de la réalité des cas rencontrés par les jeunes en entreprise. Et le large éventail des formations en alternance offre aujourd’hui aux jeunes l’opportunité de se former aux métiers d’aujourd’hui comme de demain.

Alors que nous sommes entrés dans cette nouvelle ère du capitalisme cognitif, celle de l’économie de la connaissance, investir dans le capital humain défini par Schultz puis Becker, doit nous amener aujourd’hui à considérer l’alternance non plus comme une alternative mais tout simplement comme un impératif. Tout cursus de formation devrait désormais se traduire par une ou plusieurs années d’alternance, et non comme encore trop fréquemment aujourd’hui se conclure par un (des) stage(s).

L’enjeu majeur, au-delà des dispositifs juridiques, des aides et incitations fiscales, est de convaincre les entreprises, les jeunes mais surtout les parents de l’intérêt de l’alternance. Les prochaines échéances électorales à venir devront aborder ce sujet avec toute l’importance qu’il mérite, si l’on veut s’attaquer frontalement au mal endémique du chômage des jeunes.

Jean-Baptiste Besson est formateur-consultant en finance d’entreprise, dirigeant depuis 2010 du cabinet Besson Conseil.

Baisse des entrées en apprentissage en septembre 2015, augmentation des contrats de professionnalisation

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CONTRATS EN ALTERNANCE (source DARES)

CONTRATS D’APPRENTISSAGE

Entrées Septembre 2015 : 61 317

Entrées Septembre 2014 : 61 573

CONTRATS DE PROFESSIONNALISATION

Entrées Août 2015 : 13 615

Entrées Août 2014 : 10 066

 

Le système d’apprentissage en Allemagne et en Autriche

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Rapport d’information fait au nom de la commission des affaires sociales sur le système d’apprentissage en Allemagne et en Autriche, par MM. Jean DESESSARD, Jérôme DURAIN, Michel FORISSIER, Mme Françoise GATEL, MM. Éric JEANSANNETAS et Philippe MOUILLER, Sénateurs.
CONCLUSION

La délégation de la commission des affaires sociales qui s’est rendue en Allemagne et en Autriche est consciente que le modèle d’apprentissage germanique ne peut être transposé sans aménagement en France.
D’ailleurs ce système, en dépit de ses bonnes performances globales et du fort taux d’insertion des jeunes apprentis dans le monde du travail,montre aujourd’hui ses limites.
En outre, il n’entrait pas dans la mission de la délégation d’examiner en profondeur notre système d’apprentissage.
Pour autant, certaines pistes de réforme consensuelles se dégagent assez nettement à ce stade de la réflexion :

– la conclusion d’un pacte national sur l’apprentissage, qui réunirait tous les acteurs du monde de l’apprentissage, avec des objectifs pluriannuels précis, réalistes, et renseignés chaque année, permettrait de fixer un cadre global qui fait aujourd’hui défaut ;
– afin d’assurer un véritable pilotage national de l’apprentissage, il serait nécessaire de créer un «BiBB à la française», visant à coordonner l’action des régions, sans bien sûr revenir sur les acquis de la décentralisation ;
– surtout, il devrait revenir aux partenaires sociaux, et non aux services des ministères, d’élaborer eux-mêmes les projets de référentiels de formation en apprentissage, afin de répondre aux besoins concrets des entreprises, tout en respectant les droits des apprentis et leur employabilité à long terme.

Sur tous ces sujets, la réflexion doit être poursuivie par le Sénat afin d’insuffler une nouvelle dynamique à l’apprentissage en France, et redonner de l’espoir aux jeunes confrontés au fléau du chômage.

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Publication d’un rapport d’évaluation du partenariat de l’Éducation nationale et de l’Enseignement supérieur avec le monde économique pour l’insertion professionnelle des jeunes

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Partenariat de l’Éducation nationale et de l’Enseignement supérieur avec le monde économique pour l’insertion professionnelle
des jeunes, Note de synthèse de la cheffe de projet, octobre 2015, Christiane Demontès

Le rapport de la mission «d’évaluation du partenariat Ecole-monde économique» que m’a confiée Madame la ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche s’inscrit
dans un contexte particulier :

– la situation économique difficile de la France dans le monde avec un taux de chômage des jeunes très élevé,
– l’arrivée en Europe de nouvelles populations plutôt jeunes, posant la question de leur intégration par la formation et l’emploi,
– la volonté du gouvernement, et particulièrement du ministère de l’éducation nationale et de l’enseignement supérieur, de s’engager pour la réussite scolaire de tous.

Un certain nombre de réformes et de travaux engagés impactent notre mission : les travaux de France Stratégie sur les métiers de 2020, les travaux du club Erasmus pour favoriser la mobilité européenne
des jeunes en formation professionnelle, le rapport sur l’enseignement supérieur (StraNES) de Bertrand MONTHUBERT et Sophie BEJEAN, le rapport parlementaire du député Emeric BREHIER sur le parcours «Bac-3; Bac +3», mais aussi la réforme territoriale avec la création de treize régions et la réorganisation des services déconcentrés de l’Etat avec le maintien des rectorats actuels et la création de treize régions académiques.

La relation Ecole-monde économique est au centre d’une double problématique :

– l’élévation nécessaire du niveau de formation et de qualification des jeunes entrant sur le marché du travail dans le cadre de la stratégie Europe 2020 qui vise une «croissance intelligente, durable et inclusive». Cet objectif exige un renforcement de la lutte contre les inégalités sociales et territoriales pour permettre à chacun de construire sa formation tout au long de sa vie.
– la nécessité pour les entreprises françaises d’anticiper et d’exprimer leurs besoins en compétences pour s’adapter à l’évolution continue des technologies et des exigences environnementales dans la compétition économique internationale.

Notre mission d’évaluation du partenariat Ecole-monde économique a établi un diagnostic de la situation (rapport des Inspections Générales) qui pointe l’absence d’une politique publique nationale, révèle un foisonnement d’initiatives territoriales peu coordonnées et peu pilotées, avec un grand nombre d’acteurs, une absence d’évaluation et de mesure d’impact sur l’orientation scolaire et l’insertion professionnelle des jeunes.
Le rapport contient 40 propositions qui s’inscrivent dans les réformes actuellement mises en œuvre par le ministère de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche. Elles tiennent compte des moyens financiers contraints des ministères concernés.

Pour relever ces défis, nous pensons que la relation Ecole-monde économique doit franchir une nouvelle étape, marquée par :

– l’élaboration et le déploiement d’une politique publique interministérielle, partenariale et territorialisée, pilotée au plus haut niveau par le ministère de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche;
– un déploiement dans les territoires académiques et régionaux qui favorise les initiatives, l’expérience acquise par les acteurs, la complémentarité et la cohérence, par la mise en réseaux;
– un soutien aux acteurs (personnels de l’éducation nationale et de l’enseignement supérieur, acteurs économiques, acteurs institutionnels, partenaires sociaux, parents) pour améliorer la connaissance mutuelle, le dialogue et la coopération dans l’action;
– une politique d’évaluation systématique des actions conduites et des dispositifs mis en place afin de mesurer leur influence et leur impact sur l’orientation et l’insertion professionnelle
des jeunes bénéficiaires.

Ce rapport contient 40 propositions qui traduisent l’ampleur des travaux menés avec les parties prenantes durant plusieurs mois pour répondre au diagnostic établi et aux besoins identifiés. Il nécessitera sans doute une mise en œuvre progressive, tenant compte des coordinations nécessaires entre les administrations centrales, les services déconcentrés de l’État, et les calendriers des projets académiques et des autres instances concernées. Parmi ces 40 propositions, huit me paraissent particulièrement structurantes pour l’évolution de la relation Ecole-monde économique :

1. Installer un dispositif de pilotage national interministériel avec pour chef de file la Direction générale de l’enseignement scolaire (DGESCO).
2. Encourager la création d’un « Club École-Entreprise» dans chaque région académique.
3. Généraliser les CLEE dans tous les territoires, en lien avec les pôles de stages.
4. Animer, développer et outiller le réseau des référents territoriaux et académiques sur la relation École-monde économique.
5. Mettre en place des conseils sectoriels nationaux pour anticiper les besoins des acteurs économiques.
6. Créer le dispositif «Enseignants pour l’entreprise».
7. Intégrer la réalisation d’un stage d’une semaine en entreprise pour les chefs d’établissement et les inspecteurs, dans le cadre de leur formation initiale.
8. Permettre aux élèves de seconde générale et technologique de faire un stage, dans le cadre du parcours Avenir.

Le Conseil National Education Economie (CNEE) pourra être l’instance de dialogue permanent pour la mise en œuvre du plan d’action et son évolution. Les contributions des partenaires qui le composent (administrations centrales, partenaires sociaux, représentants des universités, des Régions, personnalités qualifiées…) permettront d’adapter la feuille de route au fil du temps.
Je ne doute pas que le rapprochement entre le monde de l’éducation, de la formation et le monde de l’économie permette aux jeunes d’accéder à l’emploi dans de meilleures conditions et d’évoluer tout au long de leur parcours professionnel.

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Les formations en apprentissage bénéficient d’une très bonne image auprès des Français

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Près de 9 Français sur 10 (88%) déclarent avoir une bonne image de l’apprentissage, dont 37% une «très bonne image».
Selon une très large majorité de Français, les formations en apprentissage permettent de se confronter plus tôt aux réalités de l’entreprise (94%), et de trouver un emploi plus facilement (86%). Conséquence, une proportion équivalente (87%) estime que le développement des formations en apprentissage constituerait un moyen efficace pour lutter contre le chômage des jeunes.

Si les enseignements des formations en apprentissage sont très majoritairement jugés de bonne qualité (78%), ces formations ne sont pas perçues comme faciles d’accès : les deux tiers des Français ont le sentiment qu’il est compliqué de trouver un poste d’apprenti (66%).
Sondage BVA réalisé du 01 octobre 2015 au 02 octobre 2015