Archives de Catégorie: Réflexions sur l’alternance

Des réflexions personnelles ou d’autres

Il faut rénover l’apprentissage en profondeur

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Texte publié par Pierre Cahuc, Professeur d’économie à l’École Polytechnique et chercheur à ENSAE-CREST, ENSAE ParisTech – Université Paris-Saclay et Marc Ferracci, Chercheur ENSAE-CREST et professeur d’économie, Université Panthéon-Assas

Aujourd’hui, pour obtenir le CAP, que ce soit en apprentissage ou en lycée professionnel, il ne faut pas négliger les matières d’enseignement général : leur coefficient est de 6 points tandis que celui des matières professionnelles est de 16 points. Les élèves consacrent, en moyenne, aux matières d’enseignement général une dizaine d’heures par semaine de leur temps passé en classe. Le contenu, très académique, de ces enseignements généraux n’est pas en lien direct avec les compétences requises pour exercer les métiers auxquels se destinent les élèves des filières professionnelles.

En Allemagne, en Suisse et au Danemark, où les formations en alternance jouent un rôle de premier plan, l’enseignement des filières professionnelles propose un contenu et une organisation différents. Le poids des matières générales est bien moindre et l’enseignement est orienté vers l’acquisition de compétences pratiques, directement en lien avec les métiers. Dans ces pays, les entreprises jouent un rôle essentiel dans le pilotage de l’enseignement professionnel. En toute logique, elles accordent une attention particulière aux compétences professionnelles et contribuent à orienter l’écrasante majorité des élèves vers l’apprentissage. En outre, les apprentis passent une partie beaucoup plus importante de leur temps en entreprise que chez nous.

Un système très efficace pour les peu diplômés

En France, la participation des entreprises au second cycle de l’enseignement secondaire professionnel est très marginale. A ce niveau, c’est l’éducation nationale qui pilote le système. Insuffisamment en lien avec les entreprises, elle a du mal à développer l’apprentissage. Dans ce contexte, l’apprentissage se développe hors du champ de l’enseignement secondaire. En particulier, un grand nombre d’initiatives, portées par des établissements à la recherche de ressources, ont créé des formations en apprentissage dans l’enseignement supérieur. Ainsi, en France, l’apprentissage, en panne pour les plus bas niveaux de qualification, est en plein essor pour les plus diplômés.

Cette évolution n’est pas souhaitable. Les évaluations montrent en effet que l’efficacité de l’alternance en matière d’insertion dans l’emploi décroît avec le niveau de qualification. Très élevée pour les plus bas niveaux, son efficacité est en moyenne proche de zéro pour les plus diplômés. En outre, loin de jouer un rôle d’ascenseur social, l’apprentissage dans le supérieur maintient, voire accentue, la reproduction sociale. Il faut donc concentrer l’aide publique là où elle est efficace et équitable. Cet objectif est particulièrement important en France, où 120 000 jeunes sortent chaque année du système scolaire avec au mieux le brevet des collèges. Il faut développer l’apprentissage dans le second cycle de l’enseignement secondaire. Pour toucher des publics en difficulté scolaire, le « pré-apprentissage » est par ailleurs crucial, car seuls des jeunes dotés des savoirs fondamentaux, et de capacités d’interactions sociales, peuvent s’intégrer dans l’entreprise. Or, les entreprises n’ont en général pas les moyens de remettre à niveau les jeunes sur ces aspects.

Simplifier la gouvernance de l’apprentissage

Pour atteindre ces objectifs, il faut en finir avec l’incroyable complexité du circuit de l’apprentissage en France, dans lequel interviennent de nombreux acteurs : l’Éducation Nationale, les régions, les chambres de commerce, des dizaines d’organismes collecteurs de la taxe d’apprentissage (OCTA), les partenaires sociaux, les branches professionnelles, les entreprises, les centres de formation pour apprentis, pour ne citer que les principaux. En l’absence de pilote, leurs actions ne sont pas suffisamment coordonnées, et les acteurs n’ont pas les bonnes incitations à développer l’apprentissage là où il est le plus utile socialement.

Pour inverser cette tendance, il est indispensable d’instituer un système plus simple, plus transparent, dans lequel les parties prenantes sont incitées à développer l’apprentissage au niveau du second cycle de l’enseignement secondaire.

Rendre l’apprentissage plus attrayant à la fois pour les jeunes et pour les entreprises suppose ainsi de modifier la gouvernance de l’ensemble du système. Une instance nationale, composée de représentants des branches professionnelles, du ministère du travail et de l’Éducation Nationale, doit décider des orientations générales. Des agences de certification indépendantes doivent contrôler la qualité et la mise en œuvre des formations subventionnées créées à l’initiative des entreprises, des branches professionnelles et des collectivités territoriales.

S’agissant du financement, il est nécessaire de substituer aux OCTA une collecte par les Urssaf, et d’unifier l’ensemble des aides existantes au sein d’une subvention de soutien au développement de l’apprentissage. Cette subvention pourrait être aisément modulée en fonction du niveau de diplôme afin de donner des incitations à recruter des apprentis peu qualifiés.

Cet article a été publiée sur https://theconversation.com/il-faut-renover-lapprentissage-en-profondeur-48904

Comment favoriser le partage des questions éducatives ?

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Réflexion :

L’école a besoin de s’appuyer sur un dialogue élargi, sur une mobilisation sociétale d’envergure. Comment peut-elle faire pour faire interagir différentes personnes aux statuts multiples dans les processus d’apprentissage et éducatifs ? Comment peut-elle mettre l’apprenant dans différents statuts qui le sortent de son rôle permanent et passif d’élève ? Comment le rendre citoyen, salarié, étudiant à la fois ? Comment l’impliquer dans des démarches collectives ?

Telles sont quelques questions qui méritent d’être posées car l’éducation des jeunes ne se joue pas uniquement dans la salle de classe. Comment donc articuler la diversité des temps d’éducabilité de l’enfant et des adultes qui l’entourent ? N’est-ce pas cette approche globale que doit avoir l’école ?
La coéducation – même si le mot n’est pas extraordinaire – est à la base du processus. Il faut un aller-retour permanent entre l’éducation formelle et l’éducation informelle. Chaque personne doit être considérée non comme un individu dans un groupe social mais comme un membre d’un groupe social, d’une famille, d’une communauté, en interactions réciproques.

L’Ecole face au défi des compétences et de la compétitivité

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La fondation Terra Nova a publié le 22 mars 2013 une note de Daniel Bloch, Ismail Tsouria, Jacques Perrin, Jean-Yves Ledoux, Maya Akkari.

Pour accéder au document, cliquer sur ce lien.

« Face aux défis posés par le développement de la base productive et de la compétitivité de notre pays, le service public de l’éducation, avec l’appui des entreprises et des  collectivités territoriales, doit pouvoir réduire la proportion de jeunes sortant du système éducatif sans diplôme, et élever le niveau national d’éducation et de formation. La présente note formule seize propositions pour développer le baccalauréat professionnel, refonder la licence professionnelle et le master, réduire les sorties sans diplôme, prendre appui dans cette stratégie sur le territorial… »

Si nous sommes entièrement d’accord avec le constat qui est effectué, certaines propositions nous paraissent discutables et de nombreux sujets fondamentaux ne sont pas abordés.
Affirmer par exemple en priorité n°1 qu’il suffirait d’unifier le lycée général et le lycée professionnel pour résoudre le problème de l’enseignement professionnel en France est un raccourci, nous semble-t-il fort dangereux.  La priorité, face au défi des compétences et de compétitivité, est plutôt de réfléchir à rapprocher les lycées professionnels et les CFA, à faire en sorte qu’il y ait une véritable politique de l’enseignement professionnel, indépendante de celle de l’éducation nationale qui a suffisamment de problèmes à résoudre au niveau de l’école primaire et du collège !

Je note également que pas une fois est abordée la question de la formation par alternance alors qu’elle est une clé essentielle du redressement de l’enseignement professionnel en France, ni la mixite indispensable des publics dans les classes, ni de l’individualisation des parcours, ni la possibilité d’alterner « alternance scolaire » et « alternance sous statut de travail »…

Oui, les enjeux de l’enseignement technique et professionnel en France sont immenses aussi bien en termes d’insertion sociale et professionnelle des jeunes que de développement humain et économique du pays.

Pour ce faire, il est impensable de traiter seulement de cette question à travers l’enseignement professionnel du second degré. La voie professionnelle est plus large et c’est la totalité de son périmètre qu’il faut prendre en compte : les 705 500 élèves de CAP, BAC PRO des lycées professionnels bien évidemment, mais aussi les 149 900 élèves de l’enseignement agricole auxquels doivent être ajoutés les 242 247 étudiants des sections de techniciens supérieurs (BTS), les 116 476 étudiants inscrits en DUT, les 424 742 apprentis, les 136 164 élèves des écoles paramédicales et sociales (chiffres 2010, site du ministère de l’Éducation nationale) et les jeunes en contrat de professionnalisation. Ce total pourrait être majoré par les étudiants en licence professionnelle et en formation d’ingénieur, soit une cohorte annuelle potentielle de plus de 2 millions d’élèves, apprentis ou étudiants…

Pour développer une politique ambitieuse en faveur de la voie professionnelle, un affichage politique et un engagement de la Nation sont nécessaires comme par exemple :

  • Affirmer publiquement la diversité de la voie professionnelle (enseignement professionnel de l’Éducation nationale, de l’Agriculture, de la Santé, de la Jeunesse et des Sports…) et des modes de formation (scolaire et apprentissage en particulier).
  • Rapprocher l’enseignement professionnel, l’apprentissage et la formation tout au long de la vie pour éviter les incohérences et les concurrences néfastes, dans un souci d’offrir des parcours diversifiés pour la réussite du plus grand nombre de jeunes.
  • Créer une Mission Enseignement professionnel, apprentissage et formation tout au long de la vie dans la loi de finance.
  • Élargir les missions des lycées professionnels, CFA et Centres de formation, dans la future loi sur l’Éducation, à l’animation des territoires et au développement…

Il faut ensuite valoriser l’originalité et les résultats de la voie professionnelle qui a des spécificités éducatives fortes. Comment renforcer encore ses relations avec les territoires et la présence des professionnels au sein des établissements ? Comment prendre en compte un métier de formateur connaissant l’entreprise ? Comment favoriser, dans les apprentissages, le sens donné au savoir, l’approche pluridisciplinaire, le fait qu’un jeune soit acteur de sa formation ? Comment encourager le pilotage local ? Bref, comment renforcer les caractéristiques d’une voie professionnelle innovante qui prépare à la relève des chefs d’entreprise et aux évolutions des métiers et tout à la fois à la construction de la citoyenneté et à l’acquisition d’une solide formation générale ?

Il faut encore poursuivre la rénovation de la voie professionnelle et ne pas hésiter à faire des propositions qui ne sont pas dans l’air du temps comme l’ouverture de classes de 4e et 3e de l’enseignement professionnel et la création de parcours préparatoires à l’apprentissage en formation scolaire par alternance dans les CFA (pour lutter efficacement contre les ruptures de contrat par exemple). Quitte à être à contre‐courant encore, ne faudrait-il pas réfléchir également au rapprochement des filières technologiques et professionnelles afin que le système éducatif français soit organisé autour de deux voies clairement identifiées : la voie générale et la voie professionnelle ? Enfin, la réforme de la voie professionnelle doit être achevée et réfléchie en lien avec tous les dispositifs de formation, scolaire, apprentissage, contrat de professionnalisation, formation continue :

  • Diminuer le nombre d’options des Bac pro et laisser la possibilité aux établissements de s’adapter aux besoins locaux.
  • Réaffirmer l’importance du bac pro en 3 ans (tout en laissant la possibilité d’y accéder en 4 ans après un CAP pour certains élèves).
  • Valoriser les classes de CAP qui constituent un premier palier de qualification indispensable pour de nombreux jeunes.
  • Permettre à tous les jeunes de progresser en offrant des parcours de réussite du CAP jusqu’au BTS.
  • Élargir encore les possibilités de passerelles.
  • Réaffirmer l’importance du contrôle continu pour évaluer la progression des compétences en cours de formation.
  • Développer la mixité des statuts (apprentissage, scolaire, contrat de professionnalisation) au cours des parcours pour répondre à toutes les demandes, favoriser administrativement ces possibilités (par exemple pour le CCF) et faciliter le passage d’un statut scolaire à un statut d’apprenant sous contrat de travail et vice et versa.
  • Ouvrir des secondes professionnelles par alternance sous statut scolaire dans les CFA afin que le bac pro puisse être conduit en apprentissage sur deux ans (Bac pro première et terminale).
  • Prévenir la constitution de deux filières par apprentissage, une classique, dévalorisée, composée des CFA traditionnels et une filière haut de gamme dans les grandes écoles ou à l’Université.
  • Rendre plus lisible encore le cadre législatif qui encadre l’apprentissage et assurer une meilleure répartition de ses ressources financières

Enfin, il faut une fois pour toute aborder la question de l’alternance. L’alternance connaît des freins à son développement. Depuis les années 1970, les formations alternées en France ont été encouragées par tous les gouvernements, mais ne « s’imposent » pourtant que lentement. Au-delà du cadre juridique, l’alternance pose des questions fondamentales : L’alternance est-elle seulement considérée comme un remède aux difficultés d’insertion des jeunes ? Est-elle envisagée comme une voie de relégation afin de réconcilier les jeunes en difficulté scolaire et la formation ? Ou bien est-elle conçue comme un moyen pour valoriser la diversité des talents et toutes les formes d’intelligence ? Quelle place encore est faite au collège à l’information sur les possibilités offertes par les formations alternées ? Quelle place est réservée aux jeunes dans les entreprises ? Comment ces dernières s’ouvrent-elles à la présence de jeunes en leur sein ? Questionner l’alternance, c’est revisiter le projet de société que l’on souhaite pour demain. Les rapports sur l’alternance se succèdent. Ils se centrent sur la législation et les financements, mais en oublient l’essentiel : l’alternance porte en elle une ambition humaine et un projet éducatif et sociétal dont l’enseignement professionnel pourrait judicieusement s’inspirer.

D’où viennent les dattes ? Du livre d’histoire…

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Je ne peux m’empêcher de citer une anecdote racontée par Célestin Freinet en octobre 1946 dans le numéro 24 des Brochures d’éducation nouvelle populaire :
« Le maître appelle un garçon et lui demande :
– D’où viennent les pommes ?
– Du pommier.
– Les poires ?
– Du poirier.
– Et les dattes ?
– Oh ! Mais, Monsieur, cela vient du livre d’histoire ! »

L’apprentissage informel

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Publié par par Patrick Galiano le 4 février sur le blog de la formation professionnelle et continue (www.formation-professionnelle.fr).

« Entre formel et informel, ma formation balance…  Bien que l’apprentissage informel soit largement évoqué dans notre profession et suscite aujourd’hui de nombreux échanges, sa définition et ses contours peuvent paraître encore flous. En fait, plusieurs recherches montrent que 10% de notre apprentissage se fait de manière formelle, c’est-à-dire avec un programme/curriculum défini contrôlé par un formateur (formal learning). 20% par le biais d’échanges, de conversations et le développement de son réseau qui permet ainsi de connaitre la bonne personne au bon moment pour poser la bonne question (social learning). 70% de notre apprentissage se concrétise à travers l’expérience et nos activités au quotidien (informal learning).

Autrement dit, 90% de notre apprentissage se fait de manière informelle. Arrêtons-nous quelques instants pour mieux le définir et illustrer également comment l’usage de nouvelles technologies occupe une place importante dans son développement.

 

Si on définit l’apprentissage formel comme étant intentionnel, structuré et organisé, suivant un programme/curriculum défini ; à l’opposé, on peut définir l’apprentissage informel  comme étant non-intentionnel, non-structuré, non-organisé et sans curriculum déterminé.

Pour aller plus loin dans cette définition, 5 critères ont été définis par des chercheurs (Colley, Hodkinson and Malcom, 2003 ; Wihak, et al., 2008) pour caractériser l’apprentissage informel… »

Pour accéder à l’article…

La conférence de consensus sur l’alternance : les 11 préconisations

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200 chercheurs et acteurs de la formation réunis à Dijon, les 5 et 6 décembre, à l’initiative de l’Institut international Joseph Jacotot, lors du colloque sur La formation par alternance, ont fait les 11 préconisations suivantes (telles qu’elles ont été présentées par le Comité de pilotage et avant reformulation) :

1. Une bonne alternance repose sur des dispositifs négociés qui prévoient une marge de manoeuvre aux acteurs institutionnels concernés, notamment sous forme d’espaces transitionnels pour organiser des rapports de coopération et d’apprenitssage.

2. Une bonne alternance repose sur une visée d’emploi qui facilite ou conforte l’insertion durable.

3. Une bonne alternance fonde sa pédagogie sur des compréhensions variées des situations de travail. Cela suppose des formateurs et des professionnels qui savent voir et regarder le travail, et prennent acte des résistances qu’il oppose. Cela suppose un dispositif pédagogique arrimé aux enjeux du travail effectué.

4. L’alternance doit devenir un modèle d’éducation et de formation professionnelle. Cela implique une véritable gouvernance qui doit privilégier :

– la reconnaissance des acteurs, dans leur diversité, leur responsabilité partagée et leurs interactions.

– la qualité de l’accompagnement, de la formation et de l’évaluation.

– la transparence et la confiance préservant des enjeux concurrentiel et financier.

5. L’alternance doit être une construction collective. Pas d’alternance sans projet de contractualisation autour de parcours individualisés. La coopération se construit plus qu’elle ne se réglemente.

6. Une bonne alternance ne consiste pas seulement à apprendre à faire. Elle n’est pas un dispositif miracle qui évite de penser « l’apprendre ». Au contraire, elle confronte l’alternant au rapport de l’action des ordres, à ses grandeurs, de valeurs et leurs équivalences.

7. Une bonne alternance prend en compte la qualité et la santé au travail. Cela suppose d’instaurer des espaces de parole et de confrontation sur les manières d’agir.

8. Une bonne alternance ce n’est pas tant une bonne ingénièrie, une bonne pédagogie, de bons enseignants, de bons tuteurs, de bons outils pédagogiques, c’est surtout « une intelligence des situations dans un jeu d’acteurs complexe« . Il est essentiel de construire en amont du dispositif de formation un système relationnel entre les différents acteurs.

9. D’un point de vue pédagogique, l’alternance met les acteurs en situation de partager les savoirs. Par conséquent, l’alternance oblige à penser autrement notre système d’éducation et de formation.

10. L’alternance nécessite un pilotage collectif, partagé en équipe. Ce partage s’entend à tous les niveaux : entreprise, avec les formateurs, la famille et aussi entre apprenants.

11. L’alternance, c’est faire de l’expérience un objet de travail et d’apprentissage.

L’alternance, c’est aussi la prise en compte du milieu socio-professionnel

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Intervention de Maria de fatima Almeida Martins de l’université fédèrale du Minas Gerais, Belo Horizonte, au Brésil :

Intervenant dans l’atelier 5 du colloque La formation par alternance à Dijon, l’universitaire a présenté l’expérience des Maisons familiales rurales au Brésil. Elle a insisté sur le rôle essentiel de la famille dans le dispositif de formation par alternance, sur la place des professionnels mais également sur celle du milieu SOCIO-professionnel.

L’alternance n’est pas enfermée dans une formation professionnelle adéquationniste, confirme Philippe Ristord, des MFR françaises, mais elle est bien formation génèrale associée à une formation professionnelle.