la FNADIR souhaite un choc de simplification pour les CFA

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Communiqué de presse de la FNADIR suite à la conférence sociale

La FNADIR s’est félicitée de voir le législateur se pencher sur l’apprentissage au travers d’un chapitre de la loi relative à La formation professionnelle, à l’emploi et à la démocratie sociale et le gouvernement inclure une nouvelle fois l’apprentissage dans la Grande Conférence Sociale de juillet.
Mais elle déplore qu’aucune véritable ambition, qu’aucune politique d’envergure n’émergent. Cependant, la FNADIR reste force de propositions pour déclarer l’apprentissage grande cause nationale.

A ce jour un constat:

1. Sans ministre dédié garant d’une cohérence, l’apprentissage est revendiqué à la fois par le Ministre des droits des femmes, de la ville de la jeunesse et des sports, le Ministre du Travail, de l’emploi et du dialogue social et le Ministre de L’Éducation nationale,
2. Les aides aux employeurs ont été fortement diminuées durant l’été 2013,
3. Les emplois d’avenir concurrencent les parcours en apprentissage,
4. La réorganisation du service public de l’orientation restera entre les mains du principal acteur de la formation initiale, à la fois prescripteur et opérateur,
5. La réforme de la Taxe d’apprentissage induira une baisse du quota et du hors quota sans garantie pour les CFA que les Régions pourront compenser cette ressource,
6. Les effectifs d’apprentis sont en forte baisse.

Malgré tout, il reste l’objectif de 500 000 apprentis en 2017…

Le redémarrage de l’apprentissage et son développement ne pourront se faire qu’avec un discours valorisant sur l’apprentissage, un accompagnement des jeunes et des entreprises qui s’y engagent et en donnant les moyens aux CFA.

D’où les préconisations de la FNADIR sur 4 axes :

Axe 1 – Réaffirmer l’efficacité de l’apprentissage

• L’efficacité de l’alternance est reconnue par tous,
• L’excellence de l’apprentissage est confirmée,
• Il faut reconnaître sa spécificité :

  • une approche globale de l’éducation, qui englobe instruction et formation, savoirs et savoir faire et qui est un fabuleux levier d’insertion,
  • avec une approche pédagogique à double entrée, incluant un travail sur l’expérience vécue pour produire du savoir,
  • reposant sur un contrat, offrant un parcours diplômant et une juste rémunération englobant salaire et paiement de la formation,
  • il s’adresse à tous les jeunes, des premiers niveaux de qualification jusqu’aux niveaux supérieurs.

Axe 2 – Accompagner efficacement les jeunes …

• En matière d’orientation : imposer une équité entre la formation initiale à temps plein et l’apprentissage, tant pour AFFELNET que pour APB, pour les diplômes de l’Éducation nationale comme pour les Titres inscrits au RNCP ;
• Veiller à former les prescripteurs que sont les enseignants, dès l’ESPE et en formation continue, sous la forme de stages en CFA,
• Inciter fortement les Missions Locales à se rapprocher des CFA pour améliorer les conditions de vie des apprentis, en matière de logement, de mobilité ou face à une rupture de contrat.

Axe 3 – …. et les entreprises

• Faire revenir les entreprises vers l’apprentissage : ICF, crédit d’impôt…
• … et faire venir des primo employeurs vers l’apprentissage grâce à des incitations financières spécifiques.
• Revoir le barème de rémunération des apprentis pour ne plus tenir compte de l’âge mais de l’ancienneté et du niveau de formation.
• Reconnaître la fonction de Maître d’apprentissage.
• Inciter les branches professionnelles à négocier sur l’apprentissage et inclure celui-ci dans le Pacte de responsabilité.
• Développer l’apprentissage dans le secteur public, ce qui serait aussi l’occasion pour lui de montrer l’exemple.

Axe 4 – Opérer un choc de simplification pour les CFA : une plus grande autonomie permettrait de gagner en réactivité, efficacité et efficience

Le CFA est un acteur moteur capable de valoriser l’ensemble des dispositifs existants auprès des jeunes et des entreprises et des opportunités de développement de l’apprentissage dans son territoire d’implantation pour peu qu’on lui fasse confiance…

• Permettre aux CFA de jouer sur leurs effectifs par niveaux et/ou par métier, dans le strict respect des capacités conventionnelles fixées par le Conseil Régional.
• Permettre aux CFA de prescrire des dérogations à la durée des parcours – suite aux tests de positionnement effectués – sans attendre pour cela le feu vert des autorités académiques.
• Elargir aux titres inscrits au RNCP les formations accessibles par apprentissage (ce que prévoit la Loi mais qui ne se pratique pas dans toutes les Régions).
• Permettre aux CFA d’offrir des formations en CCF, sans devoir renouveler annuellement le dossier d’habilitation.

Il n’y a pas de fatalité…

Les annonces successives, les mesures prises en 2013 et la loi du 5 mars 2014 ont largement stoppé la dynamique des dernières années connue par l’apprentissage : les données statistiques à fin 2013 et les tendances pour la Rentrée 2014 sont inquiétantes. Cependant, tout n’est pas perdu pour atteindre l’objectif de développement fixé : nombre de rapports ont proposé des axes d’amélioration .

Les hommes et femmes de la FNADIR, au plus près du terrain des jeunes, des entreprises, des familles, s’inscrivent dans cette logique pour autant que les responsables politiques les entendent.

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