Lever tous les blocages pour que l’alternance et l’apprentissage deviennent un grand programme national pour notre pays

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Grande conférence sociale pour l’emploi au Conseil Economique, Social et Environnemental (CESE)

07 Juillet 2014, Conseil Economique, Social et Environnemental (CESE), France

Extraits du Discours du Président de la République
« (…) Et il y a enfin le sujet de l’apprentissage, l’apprentissage, que de fois a-t-on insisté sur son rôle, son utilité ! Et pourtant que de fois a-t-on fait le constat que les objectifs les plus ambitieux n’étaient pas atteints ! Alors rappelons des évidences, l’apprentissage c’est une voie d’excellence si l’on en juge par les résultats. C’est une voie diversifiée si l’on regarde toutes les solutions qui sont proposées à différents niveaux de qualification. L’apprentissage ce n’est pas simplement les Centres de formation des apprentis, l’apprentissage peut se trouver également dans le système d’enseignement public et dans l’université. Alors pourquoi n’atteignons-nous pas les résultats espérés ? D’abord parce qu’il y a des réticences, on les connait, il y a aussi des blocages et puis des freins financiers.

La réglementation est trop instable, la liste des métiers trop limitée et les charges sont considérées comme trop lourdes pour les employeurs.

Sans compter la taxe d’apprentissage et son instabilité, alors il faut sortir du constat avec un seul objectif, former 500 000 apprentis chaque année, comment faire ?

Il a été proposé, et j’ai retenu cette requête, qu’il y ait une rencontre entre les partenaires sociaux et l’État dès le mois de septembre sur cette question de l’apprentissage. Je pense qu’elle doit être au plus haut niveau, je proposerais donc aux partenaires sociaux et aux acteurs, notamment les régions, les chambres des métiers, l’ensemble des parties-prenantes une réunion à la rentrée quel est l’objectif ? Je vous l’ai dit 500 000 apprentis.

Qu’est-ce que nous pouvons faire ? Évaluer d’abord, faire le constat ce qui marche, ce qui ne marche pas.

Pourquoi le statut des jeunes en apprentissage n’est pas plus clair ? Pourquoi le système n’est pas plus simple pour les entreprises ? Pourquoi le vivier des employeurs et des métiers ouverts est aussi étroit ? Pourquoi ne fait-on pas l’élargissement à d’autres acteurs que les acteurs privés ? Pourquoi n’y a-t-il pas dans le système de l’enseignement public d’avantage de jeunes en apprentissage que 40 000 lycéens ont doit faire davantage, peut-être même 60 000, 70 000, d’ici 2017 Pourquoi dans les collectivités locales et dans les administrations d’État nous sommes à ces chiffres dérisoires en termes d’accueil des apprentis ? Pour l’État 700 apprentis par an, je dis bien 700, or dans les administrations d’État, il y a toutes les capacités pour accueillir, pour former à beaucoup de métiers, d’accompagner par le tutorat, beaucoup plus de jeunes. Alors fixons un objectif, dix mille apprentis pour être accueillis à la rentrée 2016 pour l’État.

Mais avant de donner ces chiffres, faisons cette réunion qui doit déboucher sur la levée de tous les blocages, de tous les obstacles et la mise en œuvre de tous les moyens pour que l’alternance et l’apprentissage deviennent un grand programme national pour notre pays. » (…)

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Une réponse "

  1. Faire une grande messe sur l’apprentissage? Pour dire quoi? Pour lever les freins à l’apprentissage? Mais manifestement, il n’y a qu’au plus haut niveau de l’Etat que l’on ne sait pas quoi faire!
    Les constats, les freins, ce qu’il faudrait faire….tout cela est connu; il suffit de le faire.
    Malheureusement, cela commence très mal. D’abord, parce que une réunion en septembre alors que les décisions d’embauches d’apprentis seront déjà largement terminées arrive trop tard. Ensuite parce que pour débloquer la situation, on nous propose de développer l’apprentissage dans les administrations d’Etat et des collectivités locales? Pourquoi pas mais est-ce vraiment une réponse adéquate?
    Par ailleurs, on nous dit qu’il faut permettre à l’éducation nationale de faire plus de formations en apprentissage? D’abord, pour cela il faut des apprentis et des entreprises susceptibles d’embaucher et ensuite des enseignants qui acceptent de faire évoluer leur métier. Quand on connaît les positions de bon nombre du monde syndical enseignant vis à vis de cette voie d’excellence; on se dit que le « le changement; c’est pas pour maintenant! »

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