Nous voulons que plus d’argent de l’apprentissage aille vers l’apprentissage

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Extraits d’une dépêche de l’AEF (www.aef.info) du mercredi 5 février 2014, interview de Christophe Marty

AEF : L’apprentissage, outil d’insertion des jeunes, doit-il viser prioritairement les jeunes les moins qualifiés/les plus éloignés de l’emploi ?

Michel Sapin : Quand nous fixons l’objectif de 500 000 apprentis en 2017, il concerne tous jeunes confondus et je considère que le développement de l’apprentissage dans le supérieur, est une bonne chose. Je veux rassurer les établissements du supérieur qui développent de la formation par apprentissage : ils seront aussi les bénéficiaires de cette réforme. Nous voulons que plus d’argent de l’apprentissage aille vers l’apprentissage, tous ceux qui en font, auront donc des financements. Cependant, j’observe que la difficulté en matière de développement de l’apprentissage se concentre sur les premiers niveaux de qualification et nous devons combattre cette situation. Je suis pour un développement harmonieux de l’ensemble des niveaux de qualification en matière d’apprentissage.

AEF : L’objectif des 500 000 apprentis en 2017 reste d’actualité malgré la baisse des entrées en apprentissage qui est constatée sur 2013 ?

Michel Sapin : Méfions-nous des chiffres car il y a des effets purement statistiques au début d’année. Au regard des derniers chiffres, le nombre des apprentis est en baisse d’un peu plus de 2 %. Cette baisse est principalement en lien avec l’activité économique. L’apprentissage est aussi un contrat de travail et aucune entreprise n’embauche un apprenti uniquement pour le plaisir de le former. Il faut bien qu’il y ait une activité. Je pense que la reprise de l’activité est un bon moment pour faire en sorte que cet effort en termes d’apprentissage soit amplifié. C’est d’ailleurs un des sujets que nous souhaitons voir examiné dans les engagements des entreprises dans le cadre du Pacte de responsabilité : augmenter la capacité d’accueil des jeunes par l’apprentissage.

AEF : Un autre sujet est celui des moyens pour développer l’apprentissage. La réforme va-t-elle donner aux régions les moyens nécessaires pour atteindre l’objectif des 500 000 apprentis en 2017 ?

Michel Sapin : L’apprentissage est une responsabilité des régions. C’est le cas depuis les premiers transferts de compétences. Depuis lors, il y avait plutôt eu de la complexification, notamment ces dernières années avec la remontée d’une partie des financements qui redescendaient ensuite via le Fonds national [FNDMA] vers les régions. Nous avons voulu mettre fin à cette forme de court-circuit de la responsabilité des régions et mettre de la clarté dans les compétences des uns et des autres. La mise en oeuvre de l’apprentissage est de la responsabilité des régions. Dans le cadre de cette réforme, nous mettons à disposition des régions des ressources propres, qui sont dynamiques, au travers de la taxe d’apprentissage et il faut bien dire qu’il y a peu de ressources qui aient le dynamisme de la masse salariale. Je pense qu’il y a là, pour les régions, les moyens de mettre en œuvre les compétences qui leur sont clairement et définitivement dévolues.

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