Forte baisse des contrats par alternance en 2013

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Lire l’article « Emploi des jeunes : l’inquiétante panne de l’apprentissage » par Derek Perrotte publié le 29 janvier dans Les Echos
« Les entrées en apprentissage ont reculé de 8 % en 2013, celles en contrats de professionnalisation de 5 %. Elles sont au plus bas depuis 2005. La forte réduction des aides publiques à l’embauche d’apprentis laisse craindre une nouvelle chute cette année.

Les bilans 2013 sur l’emploi se succèdent, et les mauvaises nouvelles avec. Après la non inversion de la courbe du chômage, confirmée lundi , puis l’annonce, mardi, d’ un recul marqué de l’intérim ces douze derniers mois, c’est des dispositifs d’alternance qu’est venu, ce mercredi, un nouveau signal inquiétant. Selon les données provisoires arrêtées par la Dares (ministère du Travail), seuls 273.000 contrats d’apprentissage, DOM inclus, ont été signés en 2013, contre 297.000 en 2012.

Ce net recul, de 8,1 %, marque une rupture après trois années de hausse. Même en 2009, au cœur de la crise, les entrées en apprentissage avaient été supérieures et il faut remonter à 2005 pour trouver trace d’un plus mauvais bilan annuel. Seul bémol, le second semestre, où se concentre la majorité des signatures de contrat, a été moins catastrophique que le premier (-24 % par rapport à 2012).

L’autre dispositif d’alternance, les contrats de professionnalisation, ne fait guère mieux. Ils se sont aussi inscrits en recul sur l’année de 5,2 %, avec 117.100 contrats signés, contre 125.200 en 2012. C’est la deuxième année de rang de forte chute et il faut, là aussi, remonter à 2005 pour trouver trace d’une année aussi peu prolifique.

Plusieurs facteurs expliquent cette annus horribilis. La conjoncture, pour commencer. « Ces contrats sont signés surtout dans les TPE et les PME. Or après avoir fait des efforts en 2012, dans l’espoir d’une reprise, elles sont retombées depuis , faute de visibilité, dans un grand attentisme », explique Jean-Michel Pottier, de la CGPME.

La concurrence, ensuite, des emplois d’avenir , moins coûteux pour les entreprises. « Le gouvernement les a érigés en priorité absolue. Il fallait faire du chiffre et vite. Résultat, les missions locales se sont concentrés dessus, en dirigeant un maximum de jeunes vers ces dispositifs et en délaissant totalement la promotion de l’alternance », confie un dirigeant syndical.

Dernier élément explicatif : le fort coup de rabot annoncé cet été, dans le cadre de la modernisation de l’action publique (MAP), sur les aides publiques à l’embauche d’apprentis, réduites depuis ce 1er janvier de 550 millions, pour retomber à 2,3 milliards d’euros (-20 %). Michel Sapin a garanti que les aides seraient maintenues toute la première année des contrats signés en 2013, mais des employeurs potentiels ont pu être refroidis par le surcoût à venir sur les deuxième et troisième années des contrats. « Ceux qui hésitaient encore à prendre des jeunes n’ont plus hésité longtemps ! »,estime Jean-Michel Pottier.

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