Un pacte de l’alternance pour la jeunesse présenté par le Medef

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Pierre Gattaz, le « patron des patrons » a présenté ce matin 15 octobre 2013 lors d’une conférence de presse un pacte de l’alternance pour la jeunesse.

Celui-ci s’organise autour de 11 propositions. Extraits de l’introduction :

« Le temps a heureusement triomphé de ces préjugés grossiers mais il reste un fond de suspicion : comment l’entreprise pourrait-elle être, à côté de l’École, avec l’École, et parfois mieux que l’École, un lieu d’émancipation, d’acquisition des savoirs, un lieu de réalisation de la promesse républicaine d’autonomie faite à la jeunesse ?
Derrière cette question apparaît ce qu’il n’est pas excessif d’appeler « l’impensé de l’apprentissage » dans notre pays. L’apprentissage, et plus généralement toute forme d’alternance impliquant une formation en entreprise, y est perçu comme une voie secondaire, une voie par défaut, une voie faite pour ceux qui ne peuvent emprunter le chemin académique.
C’est une erreur profonde, pédagogique et politique.
Erreur pédagogique d’abord, car considérer l’alternance comme une voie de relégation, c’est ne rien comprendre à ce qu’elle est, à ses effets sur les jeunes, à ce qu’elle met en jeu : l’alternance est fondamentalement une pédagogie, une autre manière d’apprendre la même chose qu’à l’école, une autre manière de réussir les mêmes diplômes et certifications. Ce qui peut bloquer un jeune à l’école peut être libéré par l’alternance. Ce qui peut rester obscur à l’école peut s’éclairer par l’alternance.
Ce qui peut entraîner un refus d’apprendre à l’école peut être surmonté par l’alternance. L’alternance est une autre pédagogie que celle de l’école au service du même objectif d’émancipation individuelle et collective.
Erreur politique ensuite, qui découle de la première : pourquoi notre pays freine-t-il, d’une manière ou d’une autre, le développement de cette autre pédagogie qui conduit au même résultat, qui poursuit le même objectif que l’école ? Pourquoi prive-t-il les jeunes d’une autre manière de réussir aussi bien, et parfois mieux, que la voie académique ? Cette pratique plus ou moins consciente ne mène-t-elle pas chaque année plusieurs dizaines de milliers de jeunes dans le mur ? Il faut cesser
d’opposer les deux voies pour les penser comme deux pédagogies différentes et complémentaires au service de la formation de la jeunesse. »

Pour accéder au document de 28 pages et aux 11 propositions du Medef…

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