Est-ce que demander aux entreprises de s’engager à embaucher un jeune avant le début de l’apprentissage est une bonne idée ?

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Article de Michel Abherve sur son blog
(…) « C’est en raison de ce contexte difficile que la proposition présidentielle de « contrat d’apprentissage avec engagement d’embauche » interroge. Comme il est dit dans le discours, le problème essentiel n’est pas le débouché de l’apprentissage sur l’emploi, dont les résultats sont satisfaisants, et se sont relativement peu dégradés. Alors que c’est dans l’entrée en apprentissage, et donc dans le nombre de contrats proposés que réside la plus grande difficulté, est-il raisonnable de vouloir accroitre la contrainte des employeurs en leur demandant de s’engager sur une embauche au terme de l’apprentissage avant le début de celui-ci ? On peut en douter, surtout dans un contexte économique d’aujourd’hui où beaucoup d’employeurs ont de réelles difficultés à se projeter sur le moyen terme.
 
Sans être certain que ne nous soyons pas en présence d’une « fausse bonne idée », nous avons pour le moins la conviction que cette idée n’est pas pertinente dans le contexte actuel, quitte à ce qu’elle puisse être reprise dans un contexte de reprise de l’activité économique. »

Pour lire l’article en entier : http://blog.educpros.fr/michelabherve/2013/06/20/est-ce-que-demander-a-sengager-a-embaucher-un-jeune-avant-le-debut-de-lapprentissage-est-une-bonne-idee/

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Une réponse "

  1. Je partage totalement la réflexion de Michel Abherve, c’est à se demander si les proches conseillers de notre Président ont déjà mis les pieds dans une entreprise. Ce n’est pas en rajoutant une contrainte aux employeurs qu’on va résoudre le problème de la baisse du nombre de jeunes qui entrent en apprentissage. Un employeur n’hésite que rarement à embaucher un bon apprenti, mais ce n’est pas à la signature du contrat que l’employeur peut savoir comment se comportera le futur apprenti, comment il s’intégrera dans l’entreprise. L’employeur peut calculer le risque qu’il prend en signant un contrat d’apprentissage mais ne lui demandons pas de confondre prévision et prédiction en s’engageant à l’embaucher.
    Et si la solution se trouvait en amont par la valorisation de l’apprentissage au niveau des collèges et de l’enseignement général. J’ai connu, lorsque j’étais directeur de CFA, ce qui n’est pas si loin que cela, plus de situations d’employeurs qui ne trouvaient pas d’apprentis, que de futurs apprentis qui ne trouvaient pas d’employeurs.
    Pour des raisons politiques, au nom de principes abscons, on a battu en brèche le pré-apprentissage qui permettait à la fois de préparer les jeunes et de rassurer les employeurs. Il n’est pas déshonorant de reconnaître qu’on a pu se tromper, par contre arrêter de vous tromper de cible messieurs les conseillers.
    Pour faire avancer le schmilblick et rester dans la logique ubuesque de nos grands penseurs, on pourrait proposer aux banquiers de s’engager à assurer la trésorerie des employeurs qui s’engagent à embaucher le futur apprenti à la fin de son apprentissage.
    C’est fou ce que la retraite rend intelligent, n’est-ce pas.

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