L’apprentissage à 14 ans séduit peu d’entreprises

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Article d’Isabelle de Foucaud publié le 18 mars sur www.lefigaro.fr

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(…) Selon cette source, «les entreprises ne veulent pas prendre des apprentis de 14 ans, qu’ils trouvent souvent trop jeunes ou immatures». En outre, le droit européen interdit de signer un contrat de travail avant l’âge de 15 ans au moins.

Sur le terrain, les entreprises s’avouent en effet frileuses à l’idée de recourir à des apprentis de 14 ans. «Cette mesure était très difficile à mettre en oeuvre», admet Jean-Michel Pottier, président de la commission Formation-Éducation de la Confédération générale des petites et moyennes entreprises (CGPME), qui a toujours émis des réserves sur ce dispositif. «La législation qui encadre l’utilisation de machines estimées dangereuses est très stricte pour les mineurs, ce qui est un repoussoir pour les entreprises.» Or, ce dispositif concerne surtout des métiers manuels ou techniques dont le matériel de fabrication entre dans ces restrictions. (…)

Pour les professionnels, surtout, l’apprentissage ne doit pas être une solution palliative à l’échec scolaire. «Si les jeunes sont motivés pour apprendre un métier, il faut pouvoir les accueillir», reconnaît l’UPA, mettant toutefois en garde contre «ce réflexe qui consiste à orienter systématiquement vers l’apprentissage» des jeunes qui ne suivent plus à l’école. «Ce type de formation n’est pas une voie de garage.» L’enjeu est de taille alors que, selon le ministère de l’Éducation nationale, 17% des décrocheurs scolaires sont des collégiens.

À l’origine du dispositif, Gérard Cherpion, député UMP des Vosges, se dit «stupéfait» de la décision du gouvernement. «Même si l’apprentissage précoce concerne peu de jeunes, ce sont autant de jeunes que l’on prive de chances de trouver leur voie», s’insurge-t-il. Selon lui, le parcours scolaire classique ne correspond pas à tous. «L’apprentissage à 14 ans offrait justement davantage de flexibilité à ceux qui décrochaient au collège.» Le député ajoute que «ces jeunes en rupture atterrissent en général dans des systèmes lourds et coûteux, comme les écoles de la deuxième chance». Au final, cet accord était «gagnant-gagnant», renchérit Gérard Cherpion, qui a reçu un soutien inattendu dans les rangs de la, majorité. La présidente de la région Poitou-Charentes, Ségolène Royal, a évoqué dimanche sur son compte Twitter une «regret­table suppression du droit pour des jeunes de 14 à 15 ans de se former par alternance».

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