Une troisième voie pour l’alternance

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Article de Pierre Courbebaisse, directeur du Groupe Formation AFEC, auteur de « Emploi, insertion et formation professionnelle » (Éditions Le Moniteur), publié le 15/02/2013 dans la rubrique Economie et société sur le site Les Echos.

Un article qui pose la question de alternance au-delà de l’apprentissage ou du contrat de professionnalisation. Plus largement, est-il possible d’inventer un statut d’alternant qui transcende les statuts actuels ? Une vraie question, un très bon débat…

« Les parlementaires viennent de clore la discussion sur le contrat de génération. Il s’agissait de créer quelque 500 000 embauches en CDI pour les jeunes de moins de 26 ans tout en sécurisant le poste d’un nombre équivalent de seniors de 57 ans ou plus. Il s’agissait de créer quelque 500 000 embauches en CDI pour les jeunes de moins de 26 ans tout en sécurisant le poste d’un nombre équivalent de seniors de 57 ans ou plus. Mais malgré quelques mesures timides sur la formation qualifiante, ce texte n’a pas la souplesse nécessaire pour améliorer la formation des jeunes. En effet, toutes les entreprises ne peuvent répondre aux conditions imposées par les deux formules de formation en alternance que sont le contrat d’apprentissage et le contrat de professionnalisation. Ce qui est dommage, car l’alternance a le meilleur taux d’insertion.

Plus de 30 % des entreprises françaises n’accueillent aucun jeune en alternance. Ni en stage alterné (formation professionnelle initiale), ni en formation en alternance. Or le développement de formes variées de l’Alternance ne nécessite pas de contrat spécifique et il pourrait permettre d’augmenter l’insertion. À condition de ne pas exclure les jeunes qui rentrent sur le marché du travail avec des contrats précaires. C’est le cas de plus de la moitié des moins de 26 ans actuellement. En permettant aux contrats précaires de bénéficier du dispositif de contrat de génération, on ouvrirait la possibilité de bénéficier d’une formation en alternance à de nombreux jeunes gens en situation professionnelle réelle.

Les périodes de formation seraient financées par l’ensemble des dispositifs existants de la formation professionnelle continue. Pour éviter toute dérive, un organisme de formation serait copilote du dispositif et le jeune concerné devrait préparer tout ou partie d’un diplôme ou d’une certification professionnelle avec un tuteur identifié. Une ouverture de ce type permettrait d’augmenter le nombre de jeunes bien formés.

La troisième voie de l’Alternance serait ainsi ouverte – moins contraignante en terme de durée tout en restant sur une formation en alternance de qualité dont les principes pourraient être inscrits dans le Code du travail. Cette troisième voie expérimentée à travers le contrat de génération pourrait être ensuite généralisée à toute forme de contrat de travail à temps plein… »

Pour lire l’article en entier…

 

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