Extraits du rapport Gallois concernant la formation

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Extraits 4e partie : Les leviers de la politique industrielle

Chapitre 1. Une formation répondant aux besoins de l’industrie

(…) l’enseignement technique et professionnel ne bénéficie toujours pas, en France, de la priorité qu’il mérite même si les Régions ont fait un effort considérable d’investissement dans les lycées. Les moyens alloués sont encore insuffisants et l’image de cet enseignement, au moment de l’orientation des jeunes, n’est pas valorisée. Cela impacte directement l’attractivité et l’emploi industriels. La différence avec l’Allemagne est ici «massive» : elle explique, sans aucun doute, une part significative de l’écart de compétitivité entre les deux pays.

a. La formation initiale : rapprocher le système éducatif et les entreprises

(…) Nous proposons que les entreprises soient associées à la gouvernance de l’enseignement technique et professionnel au niveau des établissements (Conseil d’administration), des Régions (établissement des cartes de formation) et au niveau national. Les accords-cadres de partenariat entre l’Éducation Nationale et les fédérations professionnelles devraient être vigoureusement encouragés. Il conviendrait de multiplier des initiatives analogues dans les Universités. Les grandes écoles tirent en effet une partie de leur force de la proximité avec les entreprises. Les visites et les stages d’enseignants et d’élèves à tous niveaux actuellement trop peu fréquents, permettraient une meilleure connaissance de l’entreprise et de son rôle dans la société. Leur nombre doit être sensiblement accru.

14e proposition : systématiser la présence des entreprises dans la gouvernance de l’enseignement technique et professionnel au niveau des établissements (Conseils d’administration), des Régions (établissement des cartes de formation) et au niveau national.

Parallèlement, il appartiendra aux entreprises de développer leurs actions d’apprentissage et de professionnalisation : nous proposons un objectif de doublement du nombre des formations en alternance sur le quinquennat. Cela relève à la fois de l’initiative des entreprises – elle doit être encouragée et contractualisée – et du rôle des organismes collecteurs de la taxe d’apprentissage. Des progrès significatifs ont été réalisés dans ce sens, ils concernent en particulier l’enseignement supérieur (un quart des formations en apprentissage). Il conviendrait maintenant de faire de l’apprentissage une voie attractive pouvant être choisie à tous les niveaux de formation. Cela suppose, d’une part, que l’on prenne des mesures pour faciliter la recherche par les jeunes candidats d’une entreprise d’accueil et, d’autre part, qu’on aborde les problèmes cruciaux du transport et du logement des apprentis. Enfin, les expériences particulièrement riches de structures associant formation initiale et formation continue devraient être multipliées dans les lycées professionnels et techniques comme dans les Universités. Les Investissements d’Avenir pourraient d’ailleurs renforcer leur soutien à ce type d’opération.

15e proposition : doubler le nombre de formations en alternance sur la durée du quinquennat.

b. La formation continue : développer les formations qualifiantes et diplômantes

Comme pour la formation initiale, il ne s’agit pas ici de traiter dans sa globalité la question extrêmement complexe de la formation continue, qui engage, chaque année, plus de 30 milliards d’euros. Une évaluation de l’adéquation de cet effort massif aux objectifs qu’il se fixe nous paraît nécessaire. L’importance du sujet, notamment au regard des problèmes d’emploi, justifie un débat national large. Nous n’examinerons ici que les réorientations éventuelles liées à l’objet de ce rapport. Deux évolutions paraissent nécessaires.

– La première concerne le développement de formations qualifiantes et diplômantes, ou celles donnant lieu à des validations des acquis de l’expérience (VAE) reconnues hors de l’entreprise. (…)

16e proposition : demander aux partenaires sociaux de négocier les modalités de mise en oeuvre d’un compte individuel de formation, « crédité » soit au début de la vie active, soit chaque année, et attaché non au statut, mais à la personne.

– La seconde orientation concerne le renforcement de l’effort de formation vers les salariés les moins qualifiés pour accroître leur capacité d’évoluer dans et hors de l’entreprise. (…)

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