Il faut mieux préparer les jeunes à l’emploi

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Une tribune écrite par Thibault Lanxade, PDG Aqoba,et publié sur lesechos.fr le 12 septembre 2012 qui posent un certain nombre de questions intéressantes au niveau des relations école/entreprise.

 » En incitant les entreprises qui embauchent des jeunes de moins de 25 ans à les placer sous la tutelle d’un senior de plus de 55 ans, en leur faisant bénéficier d’exonération de charges sur les deux salaires, le contrat de génération a le mérite de proposer une vision globale du marché du travail, en crise pour les deux extrémités de l’échelle démographique, et d’avancer des solutions en matière de transmission des compétences. Car le taux de chômage avoisine les 23 % chez les jeunes de moins de 25 ans, tandis que le choc démographique à venir annonce non seulement des difficultés pour financer les retraites des baby-boomers, mais aussi un basculement prochain de l’équilibre entre l’offre et la demande en termes d’emplois. Pourtant, le contrat de génération ne semble être qu’un pis-aller ; il est le signe d’un malaise dans la société, mais ne pose pas de bases suffisamment solides pour une réconciliation durable entre les jeunes et les entreprises.

Pourquoi ? Tout d’abord en raison de ses propres limites : fin 2011, une circulaire stipulait que le projet ciblait les jeunes de plus de dix-huit ans, déscolarisés, avec peu de qualifications. Certes, cela donne à ces jeunes la possibilité d’obtenir un CDI, alors que 70 % des contrats qu’ils signent actuellement sont précaires (CDD, CNE, intérim…), ce qui réduit leur chance de trouver un logement ou de contracter un crédit. Mais que penser de cette population estudiantine toujours plus nombreuse (plus de 2 millions d’inscrits) et de la durée des études qui s’allonge constamment (entre 2004 et 2010, la proportion de jeunes ayant une licence ou plus est passée de 14,1 % à 18,9 %) ? De plus, c’est en amont, et non sur le tard, qu’il faut favoriser l’entrée des jeunes sur le marché du travail. Il existe un réel hiatus entre l’école et les exigences de la vie professionnelle : le système scolaire n’a pas de dimension propédeutique à l’apprentissage de la vie en entreprise, et les connaissances inculquées aux élèves sont largement déconnectées des pratiques qu’ils rencontreront une fois embauchés.(…)

Tout cela peut expliquer la difficile rencontre entre la jeune génération et les managers : la première se sent mal aimée et refuse d’être infantilisée, tandis que les seconds perçoivent avec une acuité parfois trop aiguë la méconnaissance que les jeunes peuvent avoir des codes de l’entreprise.(…). Avant tout, il est nécessaire de construire des passerelles entre l’école et les entreprises, qui sont trop souvent hermétiques l’une à l’autre. Il s’agit aussi d’élaborer une nouvelle définition du travail, et cela ne pourra se faire qu’avec la collaboration des trois partis impliqués : l’école, l’entreprise et les jeunes. »

Pour accéder au texte…

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