Des patrons menacent de recruter leurs apprentis à l’étranger

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Article de Jacques Balthazard publié le 12 septembre 2012 sur lepays.fr

« L’idée fait son chemin – explique François Virot, directeur du Centre de formation des apprentis de l’industrie (CFAI), d’aller chercher des apprentis dans les pays de l’Est faute de candidats au plan local et régional.
« Avant, on trouvait et couvrait 70 % des demandes d’apprentis. Aujourd’hui, on est à 20 % des besoins. La situation est gravissime », déclare François Virot.

Provocation ? Le directeur du CFAI affirme que des chefs d’entreprise du Nord Franche-Comté, confrontés à des problèmes de recrutements depuis des années, ne seraient « pas hostiles à l’idée d’aller chercher ces apprentis dans les pays de l’Est. Nous avons à l’heure actuelle 33 postes vacants dans les formations en alternance (bacs pros d’outilleur, d’usineur et de chaudronnier) ».

Philippe Demaiay, l’un des cogérants de la société des ateliers mécaniques de Nommay, souligne qu’il cherche, en vain, depuis deux ans un apprenti pour un bac pro d’outilleur ou d’usineur. Responsable de la société Sideo à Vermondans, Philippe Pont ajoute, pour sa part, qu’il vient ces jours derniers de recevoir neuf personnes pour deux contrats d’apprentissage. Aucune des personnes reçues n’a donné suite aux propositions concernant deux contrats d’apprentissage.

« Cela nous embêterait d’aller chercher des gens ailleurs que dans notre région alors qu’il y a un fort taux de chômage. Nous y serons peut-être un jour contraints ». « Cette situation – souligne à dessein François Virot – est d’autant moins acceptable que 87 % des jeunes qui viennent se former chez nous dans des métiers qualifiés débouchent sur un travail à temps plein et en contrat à durée indéterminée (CDI) ».

Après le plombier polonais, des apprentis venus de Tchèquie ou de Roumanie ? »

Pour lire l’article en entier…

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Une réponse "

  1. Encore une fois la vraie question n’est pas posée, pourquoi sur les 9 personnes reçues aucune n’a donné suite ? La menace de recherche d’apprentis à l’étranger n’est qu’une solution de facilité pour des entreprises qui n’ont toujours pas réfléchi aux conditions de travail, aux conditions de vie au travail, au rapport au management, etc… Et qui ne désirent pas changer. Cette situation marque aussi le fait que la promesse du CDI n’est plus écoutée, pourquoi ? Simplement parceque la confiance n’est plus la, les jeunes n’ont plus confiance dans la parole des entreprises qui de toute façons les considère comme l’indiquait l’un des représentants du MEDEF, la masse salariale n’est qu’une variable d’ajustement de la gestion de l’entreprise. Les variables d’ajustement l’ont bien compris. Ils ne croient plus en la parole des entreprises et les promesses bidon

    Pour changer, changez le travail, les postes, travaillez la confiance et faites de l’apprentissage une véritable expérience de formation et non pas un emploi sous payé mais avec les mêmes exigences qu’un collaborateur « normal » (on pourrait parler également de l’abus de stages).

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