Qui va bénéficier des emplois d’avenir ?

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Extraits d’un article d’Anne Bariet avec Sébastien Pommier pour LEntreprise.com, publié le 22/08/2012

Durée, cible, secteur d’activité, financement… Les contours des emplois d’avenir se dessinent (ouverture au privé) et le projet de loi sera même présenté en conseil des Ministres le 29 août prochain. Reste encore à trouver les secteurs porteurs d’emploi… Explications

Ces emplois aidés, subventionnés de 1 à 3 ans par l’Etat à hauteur de 75% environ, s’adresseront « pour l’essentiel au secteur public, et en tout cas non marchand, notamment les associations ou les sociétés mutualistes » mais aussi « à la marge » au secteur privé.  » (…)  Ces emplois, qui pourront être des CDI ou des CDD, seront destinés aux jeunes de 16 à 25 ans, peu qualifiés, des quartiers en difficulté ou des zones rurales enclavées.

Ceux là même qui quittent le système sans qualification (120 000 actuellement). Calqués sur les emplois-jeunes mis en place par Martine Aubry, en 1997, ces contarts doivent répondre à un double objectif :  » la recherche d’une qualification en vue d’une insertion durable sur le marché du travail  » (…).

Si les emplois-jeunes devaient lancer de nouveaux métiers dans le public et l’associatif, comme aide-éducateur dans les écoles, adjoints de sécurité auprès de la police, les emplois d’avenir butent sur un manque flagrant de perspectives.  » Où sont les nouveaux gisements d’emplois capables de transformer ces contrats en CDI « , s’interroge Bernard Gomel, chercheur au Centre d’études de l’emploi (CEE). Les pistes s’orientent actuellement vers les métiers verts et l’économie sociale et solidaire. Mais ces deux secteurs tiendront-ils leurs promesses ? (…)
Vincent Peillon, le ministre de l’Education, a bien sa petite idée : il compte, en effet,  » réserver  » quelque 30 000 contrats au pré-recrutement d’enseignants, avec des tâches d’accompagnement aux devoirs, de surveillance… pour les étudiants. Mais, dans ce cas, le dispositif devra également s’ouvrir à des jeunes qualifiés.

Benoit Hamon, le ministre délégué chargé de l’Economie sociale et solidaire, souhaite, lui, utiliser ce programme  » pour doper le secteur « . Au sein de la petite enfance ou de l’aide aux personnes âgées, des postes d’agent service, d’agent de maintenance ou d’entretien font défaut. Par ailleurs, des pénuries de candidats existent également pour les métiers d’employé à domicile, d’aide-soignant, d’éducateurs de jeunes enfants ou encore d’auxiliaire de puériculture. Mais ce type de postes requiert une  » obligation de qualification « , prévient Sébastien Darrigand, délégué général de l’Usgeres, la fédération des employeurs du secteur. D’où la nécessité  » de bâtir des parcours certifiants « .

Pour lire l’article en entier...

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  1. Pingback: Emplois d’avenir: aiguillages et arbitrages « Un blog de Karine Gantin

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