Le rôle des maîtres de stage, d’apprentissage ou des tuteurs dans une formation alternée

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J’entends tout et n’importe quoi quant au rôle des « tuteurs » (le mot ne me convient pas car il renvoie aux techniques horticoles et à ces bambous qui sont là pour que les végétaux poussent bien correctement).
Un tuteur n’est pas un sous-enseignant, ni un formateur comme celui qui existe dans le centre de formation. C’est une autre personne, qui est avant tout un salarié ou un chef d’entreprise (« tuteur » n’est pas un statut en soi : chaque ouvrier, chaque paysan, chaque artisan, chaque employé, chaque ingénieur sont des tuteurs en puissance). Cette personne accepte un alternant à ses côtés pour lui transmettre des savoirs, des savoir-faire, des savoir-être et accepte surtout le dialogue avec un jeune. Cet éducateur va encore permettre à un jeune d’utiliser une situation de travail pour accroître ses compétences, pour l’aider à s’insérer dans la vie d’adulte en développant sa personnalité.
La transmission du « tuteur » vers l’alternant n’est pas seulement académique, ni formelle, ni liée aux objectifs du stage ou du plan de formation. La transmission va bien au-delà. C’est dans une parole, un geste, un regard que vont se concrétiser la motivation de l’alternant et sa propre construction. L’apprentissage d’un savoir-faire ne peut pas être l’unique objectif du séjour en entreprise. Tout ne peut pas être enseigné !
Dans la formation classique ou par alternance, on pense, très souvent (mais pas toujours)  à organiser les opérations cognitives, les connaissances, les savoirs techniques, les outils nécessaires pour exercer une activité. Quelques fois, on donne aussi des repères économiques et institutionnels. Par contre, on donne très peu des repères éthiques (ce qui est autorisé, ce qui est interdit) et encore moins de repères relationnels. Ces niveaux sont pourtant fondamentaux.
Certes, il est important que le maître de stage, le maître d’apprentissage, le tuteur est une idée du référentiel de formation et du référentiel d’évaluation. Ca fait partie de la démarche classique qui associe l’entreprise à la formation. Mais il existe aussi une autre démarche : celle de considérer le travail réalisé avec un alternant comme un moyen de réflexion sur sa propre pratique de salarié ou de patron, de considérer la présence d’un alternant comme une source d’innovation pour l’entreprise.
Etre « tuteur », c’est aménager certes l’espace pour faire de la place à celui qui arrive, c’est aménager certes les activités pour que l’alternant puisse les intégrer, c’est surtout aménager sa tête. La où on était seul, bien souvent, on devient deux !

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  1. Pingback: Le rôle des maîtres de stage ... - LA FORMATION PAR ALTERNANCE | gpmt | Scoop.it

  2. 2 points: 1. attention à l’orthographe (Vous dites « Certes, il est important que le maître de stage, le maître d’apprentissage, le tuteur est une idée du référentiel de formation », problème avec le 2ème « est » de cette phrase : il s’agit ici du verbe avoir au subjonctif et non pas du verbe être -> « il est important que le maître de stage, le maître d’apprentissage, le tuteur AIENT une idée du référentiel ». 2. Dans votre texte la différence entre maitre de stage et tuteur n’apparait pas clairement, alors que ce sont normalement 2 rôles distincts pour 2 personnes différentes : voyez par exemple https://stage.ooreka.fr/qr/voir/118367/difference-entre-maitre-de-stage-et-tuteur. Sinon sur la philosophie je suis à 1000% d’accord !

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