Le boom du bac pro

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Un très bon article publié ce matin dans le Café pédagogique (interview de  Vincent Troger, Maître de Conférences à l’IUFM de l’université de Nantes, par François Jarraud).

Pour lire l’article, cliquer sur ce lien.

 

 

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  1. Alors là ! je atterrée par un tel article ! Ces bacs pro en 3 ans n’ont pas du tout bonne presse auprès des entreprises ! La plupart reproche aux bac pro 3 ans, leur faible niveau d’acquisition des connaissances.
    Quand j’entends un chef de PME me dire que pour être certain d’avoir un collaborateur fiable, il préfère embaucher un BTS plutôt qu’un bac pro (qui à a la base est fait pour aller travailler ensuite), et le payer au SMIC comme un bac pro, cela prouve bien que les filières, et les diplômes sont dévalorisés ! Aujourd’hui pour espérer être payé plus le que SMIC, il faut minimum un bac+3 et encore avec de l’expérience ! (surtout dans le tertiaire).
    Cela dit dans l’industrie, un bon chaudronnier bac pro en poche qui n’a pas peur de travailler (plus de 40 heures/semaine) sera plutôt bien payé (moyenne débutant en net – de 1300 à 1700 euros nets – j’ai vu un chef d’atelier chaudronnier soudeur gagner près de 2500 euros nets/mois, 15 ans d’expérience).
    Mais voilà, l’article le souligne, et c’est vrai, les métiers de l’industrie n’ont pas une bonne image auprès des jeunes. Pourtant, rien qu’en chimie, il y a du travail !
    Quant aux parents qui s’imaginent qu’un bac pro en 3 ans pour leurs enfants rétifs à l’enseignement initial, sera la solution, c’est un leurre !
    Les CAP et BEP disparaissent peu à peu, dommage, car ils avaient le mérite d’être une étape intermédiaire dans l’acquisition des savoirs et permettaient de se repositionner ensuite après une réflexion mûrie. Par exemple, l’entrée en BEP aura dopé un élève plutôt moyen en sortant de 3e, une prise de conscience sur l’utilité d’une formation solide, des notes bien meilleures, une valorisation sur ses capacités permettra une nouvelle orientation plus intéressante et plus réfléchie (1ère adapte, retour vers la formation classique initiale ou continuité vers l’apprentissage). J’ai tout de même l’impression que beaucoup de jeunes en difficultés scolaires plus ou moins importantes, sont orientés vers telles ou telles filières professionnelles par défaut et non par véritable choix personnel.

    • Je crois que vous faites des confusions :
      – les CAP n’ont pas disparu. Bien au contraire, ils sortent renforcés par la rénovation et de nombreusesz ouvertures de classes de CAP sont en cours dans les lycées professionnels ou les CFA.
      – il est toujours possible de faire un bac pro en 4 ans : 2 ans de CAP puis accès en première Bac pro pour accéder au Bac en 2 ans encore.
      – je ne sais pas où vous avez trouvé les données qui vous permettent d’affirmer que les Bac pro ont mauvaise presse. Toutes les études en ma possession prouvent le contraire. Par contre, il est vrai qu’il y a un souci avec les Bac pro 3 ans par apprentissage car pour une entreprise la signature d’un contrat sur 3 ans est un engagement de longue durée…

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