Pourquoi l’apprentissage ne prend-il pas en France ?

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Les vérités des années 1990 sont-elles toujours d’actualité 20 après ? Je vous laisse juge…
Article de Cécile Dolle, Pourquoi l’apprentissage ne prend-il pas en France ? L’Expansion, 23 septembre 1993.

« L’Éducation nationale ne joue pas le jeu. Enseignants et conseillers d’orientation n’ont jamais vraiment encouragé les jeunes à choisir cette filière (l’apprentissage). Hostilité traditionnelle de la Fédération de l’Éducation nationale (FEN) au monde de l’entreprise, volonté de ne pas se dessaisir de l’éducation des jeunes : l’Éducation nationale a sorti de son chapeau l’alternance sous statut scolaire pour contrer la relance de l’apprentissage. Certes, la finalité est la même : préparer les jeunes à un métier en mariant enseignement théorique et formation pratique en milieu professionnel. Mais en pratique, ce nouveau système et l’apprentissage sont très différents. L’apprenti quitte le milieu scolaire, et l’entreprise devient responsable de sa formation. Alors que le jeune en alternance reste sous la tutelle de l’Éducation nationale : l’enseignement est délivré dans les lycées d’enseignement professionnel et les périodes en entreprise se limitent à des stages. »

Comment faire en sorte que le ministère du Travail, en charge de l’apprentissage sur le plan des réglementations (contrat, salaire, conditions de travail…), et le ministère de l’Education nationale, en charge aussi de l’apprentissage sur le plan de la formation (délivrance des diplômes, contenus des formations, pédagogie, qualification des maîtres…), à travers les services de l’inspection de l’apprentissage, peuvent mieux travailler ensemble est une véritable question, peu abordée…

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Une réponse "

  1. Bonjour,
    Afin d’amorcer une collaboration avec l’Education Nationale, ne pouvons-nous pas poser la question, quelle que soit la forme d’alternance mise en oeuvre, de l’accompagnement du jeune dans sa posture face à l’entreprise, tant du point de vue de sa productivité que de celui de la sécurisation de sa relation avec les professionnels ?
    Nous ne pouvons pas imaginer que nos partenaires de l’Education Nationale ne seront pas militants sur la question de la sécurisation de la relation entre jeunes et entreprises. En même temps, nul ne peut nier que l’activité des alternants, qui doit être un minimum productive, constitue un vecteur privilégié pour garantir la reconnaissance des jeunes dans l’entreprise.
    En réalité, ce vecteur n’est réellement privilégié que si l’activité de chaque jeune est anticipée par les formateurs pour induire chez lui une posture proactive. Et c’est cette posture proactive qui garantit à la fois l’efficacité du jeune dans son travail, son envie de se former et sa capacité à « valoriser durablement son action » en entreprise.
    DL

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