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Sur le blog de Martine Roset, maire de Satigny en Suisse

Un apprentissage? Mais vous n’y pensez pas…

Maman d’un ado de 14 ans en section B du CO, j’ai eu, il y a quelques mois, une conversation ahurissante avec sa maitresse de classe.

Pour information, la section B regroupe les élèves « peu scolaires », ceux que l’on regroupait à mon époque en section générale. En résumé, des enfants « hors moule », qui n’entrent pas dans les standards DIP. Ceux que l’on aiguillait toujours à mon époque vers un apprentissage. Ce qui leur permettait souvent enfin « d’éclater » et d’acquérir un métier dans lequel ils allaient se révéler bons, voire très bons.

Pour en revenir à cette discussion, l’enseignante m’a demandé d’épauler mon fils, afin qu’il puisse poursuivre des études (comme si je me tournais les pouces depuis 8 ans !). Quand je lui ai affirmé qu’il me semblait plus adéquat de le guider vers un apprentissage, voici sa réponse : – Quoi, Madame, vous n’avez pas plus d’ambition pour votre fils? Un un apprentissage? Vous n’y pensez pas ?

Cerise sur le gâteau, quand je lui ai dit que mon fils envisageait un apprentissage de boucher, elle s’est écriée – Comment, boucher, pour apprendre à tuer des animaux mais c’est immonde… Ce à quoi je lui ai rétorqué que tant qu’on mangerait de la viande, mon fils était assuré d’avoir du travail, ce qui n’était pas forcement le cas de tous les universitaires que l’on formait !

Suite à cet échange, je me pose sérieusement les questions suivantes :

1. Comment une maitresse principale d’une section B peut-elle dénigrer à ce point l’apprentissage – ce qu’elle ne se gêne pas de faire auprès de ses élèves (je l’ai vérifié !) – sachant que la plupart d’entre eux n’ont pas les capacités scolaires de poursuivre des études post obligatoires ? Cela revient à les diriger vers l’échec et par conséquence à la perte inévitable de leur confiance en eux. Pour un ado, c’est pas terrible !

2. Pourquoi culpabiliser les parents qui souhaitent que leur enfant effectue un apprentissage ?

3. Pourquoi l’apprentissage n’est-il pas plus valorisé, sachant que les métiers proposés par ce mode d’enseignement sont de ceux qui sont indispensables au fonctionnement de notre société ?

En conclusion, donner toutes les chances à nos enfants de trouver un emploi, c’est déjà faire comprendre aux enseignants qu’il n’y a pas de sots métiers !

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