Baisse des entrées en apprentissage en septembre 2015, augmentation des contrats de professionnalisation

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CONTRATS EN ALTERNANCE (source DARES)

CONTRATS D’APPRENTISSAGE

Entrées Septembre 2015 : 61 317

Entrées Septembre 2014 : 61 573

CONTRATS DE PROFESSIONNALISATION

Entrées Août 2015 : 13 615

Entrées Août 2014 : 10 066

 

Le système d’apprentissage en Allemagne et en Autriche

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Rapport d’information fait au nom de la commission des affaires sociales sur le système d’apprentissage en Allemagne et en Autriche, par MM. Jean DESESSARD, Jérôme DURAIN, Michel FORISSIER, Mme Françoise GATEL, MM. Éric JEANSANNETAS et Philippe MOUILLER, Sénateurs.
CONCLUSION

La délégation de la commission des affaires sociales qui s’est rendue en Allemagne et en Autriche est consciente que le modèle d’apprentissage germanique ne peut être transposé sans aménagement en France.
D’ailleurs ce système, en dépit de ses bonnes performances globales et du fort taux d’insertion des jeunes apprentis dans le monde du travail,montre aujourd’hui ses limites.
En outre, il n’entrait pas dans la mission de la délégation d’examiner en profondeur notre système d’apprentissage.
Pour autant, certaines pistes de réforme consensuelles se dégagent assez nettement à ce stade de la réflexion :

– la conclusion d’un pacte national sur l’apprentissage, qui réunirait tous les acteurs du monde de l’apprentissage, avec des objectifs pluriannuels précis, réalistes, et renseignés chaque année, permettrait de fixer un cadre global qui fait aujourd’hui défaut ;
– afin d’assurer un véritable pilotage national de l’apprentissage, il serait nécessaire de créer un «BiBB à la française», visant à coordonner l’action des régions, sans bien sûr revenir sur les acquis de la décentralisation ;
– surtout, il devrait revenir aux partenaires sociaux, et non aux services des ministères, d’élaborer eux-mêmes les projets de référentiels de formation en apprentissage, afin de répondre aux besoins concrets des entreprises, tout en respectant les droits des apprentis et leur employabilité à long terme.

Sur tous ces sujets, la réflexion doit être poursuivie par le Sénat afin d’insuffler une nouvelle dynamique à l’apprentissage en France, et redonner de l’espoir aux jeunes confrontés au fléau du chômage.

Pour accéder au rapport…

Publication d’un rapport d’évaluation du partenariat de l’Éducation nationale et de l’Enseignement supérieur avec le monde économique pour l’insertion professionnelle des jeunes

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Partenariat de l’Éducation nationale et de l’Enseignement supérieur avec le monde économique pour l’insertion professionnelle
des jeunes, Note de synthèse de la cheffe de projet, octobre 2015, Christiane Demontès

Le rapport de la mission «d’évaluation du partenariat Ecole-monde économique» que m’a confiée Madame la ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche s’inscrit
dans un contexte particulier :

– la situation économique difficile de la France dans le monde avec un taux de chômage des jeunes très élevé,
– l’arrivée en Europe de nouvelles populations plutôt jeunes, posant la question de leur intégration par la formation et l’emploi,
– la volonté du gouvernement, et particulièrement du ministère de l’éducation nationale et de l’enseignement supérieur, de s’engager pour la réussite scolaire de tous.

Un certain nombre de réformes et de travaux engagés impactent notre mission : les travaux de France Stratégie sur les métiers de 2020, les travaux du club Erasmus pour favoriser la mobilité européenne
des jeunes en formation professionnelle, le rapport sur l’enseignement supérieur (StraNES) de Bertrand MONTHUBERT et Sophie BEJEAN, le rapport parlementaire du député Emeric BREHIER sur le parcours «Bac-3; Bac +3», mais aussi la réforme territoriale avec la création de treize régions et la réorganisation des services déconcentrés de l’Etat avec le maintien des rectorats actuels et la création de treize régions académiques.

La relation Ecole-monde économique est au centre d’une double problématique :

– l’élévation nécessaire du niveau de formation et de qualification des jeunes entrant sur le marché du travail dans le cadre de la stratégie Europe 2020 qui vise une «croissance intelligente, durable et inclusive». Cet objectif exige un renforcement de la lutte contre les inégalités sociales et territoriales pour permettre à chacun de construire sa formation tout au long de sa vie.
– la nécessité pour les entreprises françaises d’anticiper et d’exprimer leurs besoins en compétences pour s’adapter à l’évolution continue des technologies et des exigences environnementales dans la compétition économique internationale.

Notre mission d’évaluation du partenariat Ecole-monde économique a établi un diagnostic de la situation (rapport des Inspections Générales) qui pointe l’absence d’une politique publique nationale, révèle un foisonnement d’initiatives territoriales peu coordonnées et peu pilotées, avec un grand nombre d’acteurs, une absence d’évaluation et de mesure d’impact sur l’orientation scolaire et l’insertion professionnelle des jeunes.
Le rapport contient 40 propositions qui s’inscrivent dans les réformes actuellement mises en œuvre par le ministère de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche. Elles tiennent compte des moyens financiers contraints des ministères concernés.

Pour relever ces défis, nous pensons que la relation Ecole-monde économique doit franchir une nouvelle étape, marquée par :

– l’élaboration et le déploiement d’une politique publique interministérielle, partenariale et territorialisée, pilotée au plus haut niveau par le ministère de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche;
– un déploiement dans les territoires académiques et régionaux qui favorise les initiatives, l’expérience acquise par les acteurs, la complémentarité et la cohérence, par la mise en réseaux;
– un soutien aux acteurs (personnels de l’éducation nationale et de l’enseignement supérieur, acteurs économiques, acteurs institutionnels, partenaires sociaux, parents) pour améliorer la connaissance mutuelle, le dialogue et la coopération dans l’action;
– une politique d’évaluation systématique des actions conduites et des dispositifs mis en place afin de mesurer leur influence et leur impact sur l’orientation et l’insertion professionnelle
des jeunes bénéficiaires.

Ce rapport contient 40 propositions qui traduisent l’ampleur des travaux menés avec les parties prenantes durant plusieurs mois pour répondre au diagnostic établi et aux besoins identifiés. Il nécessitera sans doute une mise en œuvre progressive, tenant compte des coordinations nécessaires entre les administrations centrales, les services déconcentrés de l’État, et les calendriers des projets académiques et des autres instances concernées. Parmi ces 40 propositions, huit me paraissent particulièrement structurantes pour l’évolution de la relation Ecole-monde économique :

1. Installer un dispositif de pilotage national interministériel avec pour chef de file la Direction générale de l’enseignement scolaire (DGESCO).
2. Encourager la création d’un « Club École-Entreprise» dans chaque région académique.
3. Généraliser les CLEE dans tous les territoires, en lien avec les pôles de stages.
4. Animer, développer et outiller le réseau des référents territoriaux et académiques sur la relation École-monde économique.
5. Mettre en place des conseils sectoriels nationaux pour anticiper les besoins des acteurs économiques.
6. Créer le dispositif «Enseignants pour l’entreprise».
7. Intégrer la réalisation d’un stage d’une semaine en entreprise pour les chefs d’établissement et les inspecteurs, dans le cadre de leur formation initiale.
8. Permettre aux élèves de seconde générale et technologique de faire un stage, dans le cadre du parcours Avenir.

Le Conseil National Education Economie (CNEE) pourra être l’instance de dialogue permanent pour la mise en œuvre du plan d’action et son évolution. Les contributions des partenaires qui le composent (administrations centrales, partenaires sociaux, représentants des universités, des Régions, personnalités qualifiées…) permettront d’adapter la feuille de route au fil du temps.
Je ne doute pas que le rapprochement entre le monde de l’éducation, de la formation et le monde de l’économie permette aux jeunes d’accéder à l’emploi dans de meilleures conditions et d’évoluer tout au long de leur parcours professionnel.

Pour accéder au rapport…

Les formations en apprentissage bénéficient d’une très bonne image auprès des Français

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Près de 9 Français sur 10 (88%) déclarent avoir une bonne image de l’apprentissage, dont 37% une «très bonne image».
Selon une très large majorité de Français, les formations en apprentissage permettent de se confronter plus tôt aux réalités de l’entreprise (94%), et de trouver un emploi plus facilement (86%). Conséquence, une proportion équivalente (87%) estime que le développement des formations en apprentissage constituerait un moyen efficace pour lutter contre le chômage des jeunes.

Si les enseignements des formations en apprentissage sont très majoritairement jugés de bonne qualité (78%), ces formations ne sont pas perçues comme faciles d’accès : les deux tiers des Français ont le sentiment qu’il est compliqué de trouver un poste d’apprenti (66%).
Sondage BVA réalisé du 01 octobre 2015 au 02 octobre 2015

Discours du Président de la République à l’occasion de l’Olympiade des métiers

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Dans un discours ce jour 13 octobre 2015, le président François Hollande a reçu et félicité les participants et lauréats des 43èmes Olympiades des métiers. Il a rappelé que l’objectif est d’arriver à 500 000 apprentis à la fin du quinquennat.

http://www.elysee.fr/videos/new-video-10/

 

Il faut rénover l’apprentissage en profondeur

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Texte publié par Pierre Cahuc, Professeur d’économie à l’École Polytechnique et chercheur à ENSAE-CREST, ENSAE ParisTech – Université Paris-Saclay et Marc Ferracci, Chercheur ENSAE-CREST et professeur d’économie, Université Panthéon-Assas

Aujourd’hui, pour obtenir le CAP, que ce soit en apprentissage ou en lycée professionnel, il ne faut pas négliger les matières d’enseignement général : leur coefficient est de 6 points tandis que celui des matières professionnelles est de 16 points. Les élèves consacrent, en moyenne, aux matières d’enseignement général une dizaine d’heures par semaine de leur temps passé en classe. Le contenu, très académique, de ces enseignements généraux n’est pas en lien direct avec les compétences requises pour exercer les métiers auxquels se destinent les élèves des filières professionnelles.

En Allemagne, en Suisse et au Danemark, où les formations en alternance jouent un rôle de premier plan, l’enseignement des filières professionnelles propose un contenu et une organisation différents. Le poids des matières générales est bien moindre et l’enseignement est orienté vers l’acquisition de compétences pratiques, directement en lien avec les métiers. Dans ces pays, les entreprises jouent un rôle essentiel dans le pilotage de l’enseignement professionnel. En toute logique, elles accordent une attention particulière aux compétences professionnelles et contribuent à orienter l’écrasante majorité des élèves vers l’apprentissage. En outre, les apprentis passent une partie beaucoup plus importante de leur temps en entreprise que chez nous.

Un système très efficace pour les peu diplômés

En France, la participation des entreprises au second cycle de l’enseignement secondaire professionnel est très marginale. A ce niveau, c’est l’éducation nationale qui pilote le système. Insuffisamment en lien avec les entreprises, elle a du mal à développer l’apprentissage. Dans ce contexte, l’apprentissage se développe hors du champ de l’enseignement secondaire. En particulier, un grand nombre d’initiatives, portées par des établissements à la recherche de ressources, ont créé des formations en apprentissage dans l’enseignement supérieur. Ainsi, en France, l’apprentissage, en panne pour les plus bas niveaux de qualification, est en plein essor pour les plus diplômés.

Cette évolution n’est pas souhaitable. Les évaluations montrent en effet que l’efficacité de l’alternance en matière d’insertion dans l’emploi décroît avec le niveau de qualification. Très élevée pour les plus bas niveaux, son efficacité est en moyenne proche de zéro pour les plus diplômés. En outre, loin de jouer un rôle d’ascenseur social, l’apprentissage dans le supérieur maintient, voire accentue, la reproduction sociale. Il faut donc concentrer l’aide publique là où elle est efficace et équitable. Cet objectif est particulièrement important en France, où 120 000 jeunes sortent chaque année du système scolaire avec au mieux le brevet des collèges. Il faut développer l’apprentissage dans le second cycle de l’enseignement secondaire. Pour toucher des publics en difficulté scolaire, le « pré-apprentissage » est par ailleurs crucial, car seuls des jeunes dotés des savoirs fondamentaux, et de capacités d’interactions sociales, peuvent s’intégrer dans l’entreprise. Or, les entreprises n’ont en général pas les moyens de remettre à niveau les jeunes sur ces aspects.

Simplifier la gouvernance de l’apprentissage

Pour atteindre ces objectifs, il faut en finir avec l’incroyable complexité du circuit de l’apprentissage en France, dans lequel interviennent de nombreux acteurs : l’Éducation Nationale, les régions, les chambres de commerce, des dizaines d’organismes collecteurs de la taxe d’apprentissage (OCTA), les partenaires sociaux, les branches professionnelles, les entreprises, les centres de formation pour apprentis, pour ne citer que les principaux. En l’absence de pilote, leurs actions ne sont pas suffisamment coordonnées, et les acteurs n’ont pas les bonnes incitations à développer l’apprentissage là où il est le plus utile socialement.

Pour inverser cette tendance, il est indispensable d’instituer un système plus simple, plus transparent, dans lequel les parties prenantes sont incitées à développer l’apprentissage au niveau du second cycle de l’enseignement secondaire.

Rendre l’apprentissage plus attrayant à la fois pour les jeunes et pour les entreprises suppose ainsi de modifier la gouvernance de l’ensemble du système. Une instance nationale, composée de représentants des branches professionnelles, du ministère du travail et de l’Éducation Nationale, doit décider des orientations générales. Des agences de certification indépendantes doivent contrôler la qualité et la mise en œuvre des formations subventionnées créées à l’initiative des entreprises, des branches professionnelles et des collectivités territoriales.

S’agissant du financement, il est nécessaire de substituer aux OCTA une collecte par les Urssaf, et d’unifier l’ensemble des aides existantes au sein d’une subvention de soutien au développement de l’apprentissage. Cette subvention pourrait être aisément modulée en fonction du niveau de diplôme afin de donner des incitations à recruter des apprentis peu qualifiés.

Cet article a été publiée sur https://theconversation.com/il-faut-renover-lapprentissage-en-profondeur-48904

Apprentissage : la demande d’aide «TPE jeunes apprentis» est disponible en ligne

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« Rendre plus incitatif le recours à l’apprentissage pour les très petites entreprises », tel est l’objectif de l’aide « TPE Jeunes apprentis », mise en place par le Décret n° 2015-773 du 29 juin 2015 en faveur des très petites entreprises embauchant des jeunes apprentis.

– Cette aide forfaitaire de l’État, cumulable avec les autres dispositifs de primes et d’aides existantes, s’adresse aux entreprises de moins de 11 salariés pour le recrutement en contrat d’apprentissage, à compter du 1er juin 2015, de toute personne âgée de moins de 18 ans à la date de la conclusion du contrat.

– Elle est fixée à 1 100€ par trimestre d’exécution du contrat et versée sur la base d’une attestation de l’employeur justifiant l’exécution du contrat. Elle est attribuée dans la limite des 12 premiers mois (soit un total de 4 400 euros).

– La demande d’aide est disponible en ligne sur le Portail de l’Alternance : http://www.alternance.emploi.gouv.fr