L’apprentissage en 2016

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En 2016, 288 700 nouveaux contrats d’apprentissage ont été signés, 275 300 dans le secteur privé et 13 400 dans le secteur public. Cela représente une hausse de 1,9 % par rapport à 2015 (1,2 % dans le privé et 19,4 % dans le public).
Alors que la hausse en 2015 dans le secteur privé (+0,4 %) avait été essentiellement due aux recrutements d’apprentis mineurs dans les entreprises de moins de 10 salariés, l’augmentation en 2016 repose sur les embauches d’apprentis en formation de niveau bac + 2 ou plus dans des entreprises de 10 salariés ou plus (+5,6 %). Les nouveaux contrats sont en hausse dans l’industrie (+2,5 %) et le tertiaire (+1,2 %) et se stabilisent dans la construction (0,0 %).
Les embauches continuent d’augmenter dans le secteur public, notamment dans les services de l’État où ont été signés 4 300 contrats d’apprentissage en 2016 (+64,7 %).

A noter que le rebond des entrées en apprentissage (+1,9%) en 2016 résulte essentiellement de l’essor du dispositif dans l’enseignement supérieur, tandis que les diplômes de type CAP ou bac pro poursuivent leur perte de vitesse.

Dans le secteur privé, l’augmentation repose sur les embauches d’apprentis préparant un diplôme de niveau bac+2, en hausse de 5,3%. En revanche, « les entrées en formation de niveau CAP (-1,1%) et baccalauréat ou brevet professionnel (-1,3%) sont en baisse ». Cette baisse s’inscrit dans une « tendance de long terme ». « Depuis 2008, le nombre d’entrées d’apprentis au niveau secondaire a diminué de 24% ».

Pour lire la note de la DARES de septembre 2017 (ministère du Travail)…

Manifeste pour l’éducation, l’enseignement supérieur et l’apprentissage (MEDEF)

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Le MEDEF a publié et diffusé début juillet un Manifeste pour l’éducation, l’enseignement supérieur et l’apprentissage « Éduquer, mieux former toujours ».

CapturePour lire le document en pdf, cliquer sur ce lien…

 

Entrée en apprentissage jusqu’à 30 ans dans 7 régions

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Un décret publié au Journal officiel du 31 décembre 2016 établit la liste des régions dans lesquelles l’âge limite d’entrée dans l’apprentissage est fixé à titre expérimental à 30 ans (contre 25 ans par ailleurs). Ce décret fait suite à la loi du 8 août 2016 relative au travail, à la modernisation du dialogue social et à la sécurisation des parcours professionnels.

Cette expérimentation est autorisée depuis le 1er janvier 2017 dans 7 régions :

Bretagne ;
Bourgogne-Franche-Comté ;
Centre-Val de Loire ;
Grand Est ;
Hauts-de-France ;
Nouvelle-Aquitaine ;
Pays de la Loire.

335 euros d’aide exceptionnelle aux apprentis de moins de 21 ans en 2017

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Déclaration de politique générale de M. Bernard CAZENEUVE, Premier ministre, à l’Assemblée Nationale, Mardi 13 décembre 2016

Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les Députés,

(…) Par ailleurs en 2017, 210.000 apprentis de moins de 21 ans percevront une aide exceptionnelle de 335 euros.(…)

Un tuto pour tout savoir sur les stages

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Information publiée le 22 novembre 2016 sur le site Service-public.fr – Direction de l’information légale et administrative (Premier ministre)

Élèves, parents d’élèves, professeurs ou encore employeurs… Vous avez des questions sur le stage en entreprise en classe de 3e ou durant votre parcours en lycée professionnel ? Retrouvez le nouveau portail d’information sur les stages en entreprise mis en place par le ministère de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche.

Le tuto des stages propose à la fois une entrée :

  • par type de stage (séquence d’observation pour les élèves en 3e ou période de formation en milieu professionnel pour les élèves en lycées professionnels)
  • par profil (employeur, élève ou parent d’élève, professionnel de l’éducation).

Du point de vue des élèves et des parents d’élèves, ce portail donne accès à un kit d’information comprenant à la fois une convention type, un modèle de CV et de lettre de motivation. Il précise aussi les conditions du stage (âge, objectif, durée) et répond à toute une série de questions.

Pour accéder au tuto en ligne…

 

 

L’apprentissage au 31 décembre 2015

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NOTE D’INFORMATION DE LA DIRECTION DE L’ÉVALUATION, DE LA PROSPECTIVE ET DE LA PERFORMANCE – n° 29 – Novembre 2016

Au 31 décembre 2015, les centres de formation d’apprentis accueillent 405 200 apprentis, soit une stabilité par rapport à 2014 (- 0,2 %). La baisse s’atténue fortement dans l’enseignement secondaire (- 2,2 % contre – 6,7 % entre 2014 et 2015), tandis que la croissance de l’apprentissage dans l’enseignement supérieur s’accélère de façon marquée (+ 3,8 % après + 0,6 % en 2014).
Le nombre d’entrées en apprentissage est en progression en 2015 (+ 1,9 %). Les entrées à l’issue de la classe de troisième augmentent de 3,1 %.
Le poids de l’apprentissage parmi les 16-25 ans remonte de 0,2 point.

Pour lire la note…

 

40 ans d’apprentissage à l’Education nationale

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Publication de Damien Brochier et Claudine Romani
Céreq Bref, n° 333 , 2015 , 4 p.

L’apprentissage au sein de l’Éducation nationale évolue discrètement depuis 40 ans. Au début des années 90, l’offre s’organise et s’institutionnalise ; pour autant, les effectifs restent en deçà des ambitions. Règles gestionnaires inadaptées et déficit de légitimité chronique au sein du monde de l’éducation sont en partie en cause. La volonté politique actuelle de lever ces freins passe par l’encouragement à la mixité des parcours de formation, ainsi que par le renforcement des partenariats avec les acteurs du monde économique.

Pour lire l’article : http://www.cereq.fr/publications/Cereq-Bref/40-ans-d-apprentissage-a-l-Education-nationale

Un dispositif « Tremplin vers l’apprentissage » dans la région Auvergne-Rhône Alpes

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Article publié dans L’actualité de la formation le 29 septembre 2016

« Laurent Wauquiez l’avait annoncé dès son accession à la tête de la Région, l’apprentissage serait l’une de ses priorités. Il l’a rappelé lors du vote du dispositif « Tremplin vers l’apprentissage » qui devrait selon lui permettre d’« accroître le nombre d’apprentis dans les CFA dès la rentrée 2016 » et contribuer ainsi à faire « d’Auvergne-Rhône-Alpes une région leader en matière d’apprentissage ». Pour ce faire, le dispositif « Tremplin » apporte un soutien financier de 1 000 euros par jeune pour « encourager les CFA à accueillir les élèves qui n’ont pas trouvé d’entreprise mais qui désirent se former via l’apprentissage », explique la Région. Destinée aux CFA volontaires, la mesure leur permettra d’accueillir, de former et d’accompagner des jeunes sans contrat d’apprentissage pour une période de quatre mois maximum dans leur recherche d’entreprise. Laps de temps durant lequel les jeunes auront le statut de stagiaires de la formation professionnelle non rémunérés et bénéficieront ainsi d’une protection sociale financée par la Région. »

Pour lire l’article…

Développement de l’apprentissage dans les établissements publics locaux d’enseignement

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Développement de l’apprentissage dans les établissements publics locaux d’enseignement
Rapport conjoint IGEN / IGAENR – Juillet 2016

Le rapport présente les modalités concrètes destinées à permettre le développement de l’apprentissage dans les EPLE. Dans le cadre général de la collaboration entre l’État et les régions, il propose des perspectives de développement s’appuyant sur les spécificités de l’éducation nationale dans un contexte concurrentiel. Le rapport est centré sur la mixité de statuts que l’éducation nationale est le seul réseau à offrir, répondant ainsi à la diversité des parcours et à leur sécurisation pour les jeunes. Ce développement nécessite que soient résolues toutes les questions qui sont aujourd’hui source de difficultés pour les équipes d’établissements et les académies : le champ pédagogique, l’accueil des apprentis, les ressources humaines, la gestion et le modèle économique qui peut être proposé aux régions. Les mesures proposées doivent permettre de faciliter l’entrée de l’apprentissage comme une composante naturelle des établissements technologiques et professionnels et de donner des pistes aux académies pour leurs relations avec les régions.

Pour consulter le rapport, cliquer sur ce lien… : Rapport

L’alternance, plus qu’une alternative, un impératif

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Point de vue de Jean-Baptiste Besson, Dirigeant du cabinet Bessonconseil, paru dans Les Echos.fr le 20 septembre 2016

Pour accéder à l’article…

POINT DE VUE – Tout cursus de formation devrait se traduire par une ou plusieurs années d’alternance. Ce cursus en entreprise pourrait utilement remplacer les stages.

En 2015, quelque 281.000 nouveaux contrats d’apprentissage ont été signés soit une hausse de 2,3 % par rapport à 2014, selon la dernière étude de la Dares. Et ce sont principalement les entreprises de moins de 10 salariés qui ont été les actrices de cette dynamique retrouvée. Pourtant, l’apprentissage et, de manière plus large, les formations en alternance souffrent toujours d’un déficit de notoriété.

Ce désamour se reflète dans les chiffres connus par tous, notamment lorsque l’on procède par comparaison. En Allemagne, on compte trois fois plus d’apprentis, une durée moyenne d’apprentissage deux fois plus longue. Cela se traduit outre-Rhin par un taux de chômage des jeunes trois fois inférieur à celui de la France. Dans le cadre de mon activité professionnelle, j’ai la chance depuis quelques années d’intervenir régulièrement devant un public de jeunes alternants. J’ai ainsi compris tout l’intérêt de ce parcours de formation pour les jeunes, bien sûr, mais aussi pour les entreprises.

Une envie de réussir dédoublée

Pour les jeunes, tout d’abord, qui se caractérisent par une énergie et une volonté de réussir d’autant plus forte qu’ils sont confrontés au quotidien aux réalités du monde de l’entreprise. Les jeunes, au même titre que leurs parents, ont conscience des difficultés d’insertion sur le marché de l’emploi. Appelés très tôt à effectuer des choix de formation, ils le font souvent avec inquiétude. Se former en alternance leur offre l’opportunité de toucher du doigt la réalité du métier souhaité, une réelle expérience professionnelle et les clefs de compréhension du monde du travail.

Les enjeux maîtrisés, ils ont désormais une envie de réussir dédoublée. La formation en alternance permet ensuite aux alternants de confronter les connaissances théoriques aux problématiques professionnelles qu’ils rencontrent dans leur entreprise. Mais elle leur permet aussi d’enrichir leur travail et par la même occasion leur entreprise par un regard neuf, rafraîchissant sur les outils professionnels, les méthodes de travail et les nouvelles technologies. Ce contrat gagnant-gagnant pour l’alternant et l’employeur est un facteur clef de succès pour toute l’économie française.

L’entreprise qui investit dans un jeune pour plusieurs années a d’autant plus intérêt à convertir, au terme de la formation, l’alternance en contrat de travail que le jeune est pleinement intégré à l’entreprise, formé à son poste de travail et conscient des enjeux du secteur. Surtout, il connaît et partage, et c’est sûrement l’essentiel, les valeurs et le projet de l’entreprise.

Passage obligé

Les formations en alternance sont par la même occasion d’autant plus énergiques qu’elles sont très souvent animées par des professionnels. Le formateur se doit d’enrichir ses interventions avec les remontées du terrain des alternants qui questionnent naturellement l’apprentissage théorique. Les cas pratiques étudiés en cours s’inspirent de la réalité des cas rencontrés par les jeunes en entreprise. Et le large éventail des formations en alternance offre aujourd’hui aux jeunes l’opportunité de se former aux métiers d’aujourd’hui comme de demain.

Alors que nous sommes entrés dans cette nouvelle ère du capitalisme cognitif, celle de l’économie de la connaissance, investir dans le capital humain défini par Schultz puis Becker, doit nous amener aujourd’hui à considérer l’alternance non plus comme une alternative mais tout simplement comme un impératif. Tout cursus de formation devrait désormais se traduire par une ou plusieurs années d’alternance, et non comme encore trop fréquemment aujourd’hui se conclure par un (des) stage(s).

L’enjeu majeur, au-delà des dispositifs juridiques, des aides et incitations fiscales, est de convaincre les entreprises, les jeunes mais surtout les parents de l’intérêt de l’alternance. Les prochaines échéances électorales à venir devront aborder ce sujet avec toute l’importance qu’il mérite, si l’on veut s’attaquer frontalement au mal endémique du chômage des jeunes.

Jean-Baptiste Besson est formateur-consultant en finance d’entreprise, dirigeant depuis 2010 du cabinet Besson Conseil.