Archives Mensuelles: avril 2013

Un très bon 1er mai à tous les jeunes salariés en contrat par alternance

Par défaut

A destination de nos chères têtes blondes qui alternent :), un  petit rappel historique sur le 1er mai :

Le 1er mai est aussi appelé "fête du travail" dans de très nombreux pays ! Pourquoi ?

Peu de personnes savent que le 1er mai commémore la grève sanglante du 3 mai 1886 aux usines McCormick de Chicago (USA), pour l’instauration de la journée de huit heures, et le meeting de protestation qui s’ensuivit le lendemain à Haymarket au cours duquel une bombe tua huit policiers.

Huit anarchistes furent arrêtés, quatre furent pendus,le 11 novembre 1887, avant d’être innocentés puis réhabilités publiquement en 1893.

Les martyrs de Chicago vont faire du 1er Mai un symbole de la lutte des classes et de l’identité du monde ouvrier à partir du congrès socialiste international de Paris de 1889 : il s’agissait de fonder en actes le projet d’une société émancipée, libérée du travail contraint.

Alternant les hauts et les bas au fil des années, ce symbole sera tout de même à l’origine des lois sur le repos hebdomadaire en 1906 et des huit heures en 1919.

Depuis 1947, le 1er mai, jour de la fête du Travail, est un jour chômé et payé en France. Il se caractérise en effet par une interdiction légale de travail sans réduction de salaire. Traditionnellement consacré aux défilés des syndicats dans les grandes villes, c’est aussi le jour de la fête du muguet, dont il est d’usage d’offrir un brin en guise de porte-bonheur.

PS : Il est d’usage d’offrir des brins de muguet à l’occasion du 1er mai. Une tolérance de l’administration fiscale permet d’en faire exceptionnellement le commerce sans formalités ni taxes : à vos paniers les jeunes !

 

 

Nous voulons développer l’apprentissage

Par défaut

Extraits du discours de Jean-Marc Ayrault, Premier ministre, lors de la réunion du Conseil national des missions locales, le 26 avril 2013.

" Le Président de la République s’était fixé comme objectif de diviser par deux le nombre des 140 000 décrocheurs, qui quittent chaque année le système scolaire sans qualification. Plus de 40% d’entre eux se retrouvent à brève échéance au chômage. Je me félicite qu’en l’espace de trois mois, nous ayons « raccroché » et ramené dans le système scolaire près de 9 000 jeunes, soit autant que sur la totalité de l’année 2012.

J’installerai en juin un conseil national éducation-entreprise qui nous permettra de mieux travailler sur l’offre de formation, notamment l’apprentissage, que nous voulons développer."

C’est le rôle de l’école de stimuler l’esprit d’entreprise

Par défaut

En clôture des Assises de l’entrepreneuriat, à l’Élysée ce lundi 29 avril 2013, le Président de la République a déclaré : « C’est d’abord le rôle de l’école » que « de stimuler l’esprit d’entreprise dans notre pays ».

Pour voir la vidéo du discours…

Baisse inquiétante des contrats par alternance

Par défaut

Extraits du tableau de bord des politiques de l’emploi – DARES – Février 2013

 

Contrat d’apprentissage (nouveaux contrats enregistrés et validés) : 8 484 entrées en février 2013 (13 687  en février 2012) – Effectif fin février 2013 : 423 000 (427 000 en février 2012)

Contrat de professionnalisation9 332 entrées en février 2013 (8 929  en février 2012) – Effectif fin février 2013 : 188 000 (193 000 en février 2012)

L’emploi des jeunes peu qualifiés en France, note du Conseil d’analyse économique présentée au Premier ministre le 24 avril 2013

Par défaut

Extraits :

L’enjeu : près d’un million de jeunes à la dérive
Aujourd’hui près de 1,9 million de jeunes de 15 à 29 ans ne sont ni en emploi, ni en éducation ni en formation. Ces «NEET» représentent près de 17 % de la tranche d’âge. Si la crise a considérablement dégradé la situation des jeunes au regard de l’emploi, la proportion de « NEET » (ni en emploi, ni en éducation, ni en formation) parmi les 15-29 ans est, en moyenne sur la dernière décennie, de 15 % soit la quatrième part la plus élevée de l’OCDE, après l’Italie, l’Espagne et la Grèce. Plus grave encore, environ la moitié de ces jeunes, soit 900 000, ne cherchent pas d’emploi. Ils sont à la dérive. (…)
L’enseignement professionnel
De nombreuses études, en France comme à l’étranger, démontrent que l’apprentissage augmente les chances de
transition vers l’emploi dès la sortie du système éducatif.
Ce n’est pas étonnant, car la formation qualifiante constitue, avec les subventions à l’emploi dans le secteur privé, la
manière la plus efficace d’assurer à terme un retour durable à l’emploi non aidé, alors que les emplois du secteur public
n’ont aucun impact significatif.
L’Allemagne, ainsi que l’Autriche et la Suisse, disposent d’un système éducatif dual : à côté d’un parcours d’études semblable à l’enseignement général français, une formation à visée professionnelle combine expérience de travail, apprentissage sur le tas et enseignement en classe (écoles spéciales Berufsschule en Allemagne) ; elle y constitue d’ailleurs la voie principale de transition de l’école vers l’emploi. Ce système repose sur le soutien des employeurs, des syndicats et du gouvernement en matière de réglementation et de financement.
Il dépend aussi de l’acceptation, par les syndicats, des contrats d’apprentissage payés en dessous des contrats
réguliers, en échange de la volonté des employeurs d’offrir une formation pratique. En outre, l’appui du gouvernement
consiste non seulement à développer des écoles professionnelles et à former des enseignants, mais aussi à offrir une
formation préparatoire aux jeunes qui ne sont pas prêts à entrer dans l’apprentissage. Ce « pré-apprentissage » est crucial, car il vise à remettre à niveau les jeunes sur les savoirs fondamentaux. Il les aide à trouver une voie qui les motive, et il leur apprend aussi un « savoir-être » indispensable pour obtenir un poste de formation chez un employeur. Ainsi, la formation professionnelle via l’apprentissage est largement reconnue comme une alternative solide à la voie générale par les jeunes et leurs parents, et n’est pas perçue comme une voie d’échec.(…)

Propositions

Proposition 1. Rééquilibrer les dépenses pour l’apprentissage en faveur des jeunes non diplômés, notamment en modifiant les règles d’affectation hors quota de la taxe d’apprentissage ; minimiser le poids des matières générales dans la certification des compétences professionnelles.
Proposition 2. À budget constant, réorienter et étendre les 150 000 emplois d’avenir en visant, d’une part, 120 000
emplois d’avenir dans le secteur privé financés à 50 % par l’État et accompagnés de formations à mi-temps et, d’autre part, 75 000 formations d’avenir à temps plein dans les EPIDE et les E2C. Prévoir une évaluation de ce dispositif serait opportun.
Proposition 3. Renforcer de manière ciblée les moyens du service public de l’emploi sur les jeunes les moins diplômés,
en s’appuyant sur les missions locales et sur des prestataires extérieurs dont les interventions seraient coordonnées par
une unique entité administrative.
Proposition 4. Ouvrir la possibilité de percevoir le RSA socle dès 18 ans, de type « garantie jeune », mais dont la perception serait conditionnée à une obligation de recherche d’emploi réellement contrôlée et sanctionnée, à un accompagnement personnalisé et, le cas échéant, à des formations véritablement qualifiantes.
Proposition 5. Cibler les contrats de génération sur les rémunérations inférieures à 1,6 fois le SMIC pour l’emploi
des jeunes en CDI. Ainsi l’aide de 4 000 euros bénéficiera en priorité à l’embauche (actuellement très difficile) de jeunes peu qualifiés en CDI, en plus du maintien dans l’emploi d’un senior (…).

Pour accéder à l’article…

Décès de Vincent MERLE, un acteur éminent et incontournable de la formation professionnelle

Par défaut

Je viens d’apprendre le décès de Vincent Merle, des suites d’un malaise cardiaque, qui a été un grand défenseur de la formation par alternance.

Extrait du communiqué du ministère du Travail en date du 24 avril 2013 :
(…) Vincent Merle était en France un acteur éminent et incontournable de la formation professionnelle. Après avoir consacré de nombreuses années à des travaux d’études sur l’emploi et la formation au sein de différents organismes tels que l’ANPE, le Commissariat général au Plan ou le Centre d’études et de recherche sur les qualifications, il avait dirigé entre 1998 et 2002 le cabinet de Nicole Pery, secrétaire d’Etat aux droits des femmes et à la formation professionnelle au sein du gouvernement de Lionel Jospin. A cette occasion il avait notamment porté la création de la "validation des acquis de l’expérience", formidable outil de promotion professionnelle qui permet chaque année à plus de 30 000 de nos concitoyens d’accéder à la qualification par une voie différente. Il avait, chevillée au corps, la conviction que la formation professionnelle peut changer la vie. En juillet dernier, il animait avec talent aux côtés de Thierry Repentin et de moi-même la table ronde de la Grande conférence sociale consacrée au développement des compétences.
Son expérience, sa clairvoyance, et son esprit d’innovation nous manqueront pour construire la réforme à venir de cette politique publique."

Dans l’éducation, « tout est dans l’exécution » selon Claude Thélot

Par défaut

Claude Thélot, Haut-fonctionnaire, président de la mission du débat national sur l’avenir de l’École de 2003 à la fin 2004, a été reçu ce matin 25 avril 2013 par l’Association des journalistes de l’éducation.
Selon lui et selon le mot de Napoléon, « tout est dans l’exécution » car trop souvent les problèmes de l’école en restent au niveau du discours.
Au niveau de l’enseignement professionnel, Claude Thélot regrette qu’il ne soit pas abordé dans la loi sur la refondation.
Pour lui, l’enseignement professionnel doit :

1. Reposer sur l’alternance.
2. Associer les différentes formes d’alternance.
3. Travailler sur le statut du lycéen professionnel par rapport à celui de l’apprenti.
Enfin, seule une éducation au choix de qualité, durant tous les cycles du collège, permettra d’améliorer l’orientation vers la voie professionnelle.